Vous ne le saviez peut-être pas, mais le taux d’humidité de votre logement ne doit jamais dépasser les 50 %. Au-delà de cette limite, les risques pour votre intérieur sont nombreux : moisissures, surconsommation énergétique, délabrement, etc. Pour mesurer et ajuster votre taux d’humidité, il existe pourtant quelques astuces simples à mettre en place. Suivez le guide !

Pourquoi s’intéresser au taux d’humidité dans une maison ?

Pour commencer, il est bon de rappeler que l’humidité désigne la quantité de vapeur d’eau présente dans l’air. À l’intérieur, de nombreux facteurs peuvent être à l’origine de son développement : la respiration (d’origine humaine ou animale), la transpiration, les plantes, la cuisson des aliments, l’utilisation de la douche ou même de la vaisselle, etc. Si sa présence dans nos maisons et appartements n’est pas un problème en soi, c’est plutôt son excès ou, à l’inverse, son absence, qui peut avoir de nombreuses conséquences sur notre bien-être, notre santé ou même nos factures. L’hygrométrie (le terme scientifique pour désigner le taux d’humidité idéal dans l’air) idéale pour une maison doit généralement être comprise entre 30 % et 50 % en été et entre 30 % et 40 % en hiver *.

Selon les données de l‘INSEE, en 2019, pas moins de 11 % des Français, soit 7,5 millions de personnes, ont détecté que leur logement était trop humide. De son côté, Netatmo, spécialiste de la maison connectée, a mené une étude révélant que 49 % des logements français présentaient un taux d’humidité trop élevé tout au long de l’année. Un chiffre qui atteint 59 % en automne et 63 % en été.

*Selon l’American Society of Heating, Refrigerating and Air Conditioning Engineers (société américaine des ingénieurs en chauffage, en ventilation et en climatisation)

Le bon taux d’humidité pièce par pièce 

Il est évident que le taux d’humidité idéal ne sera pas le même d’une pièce à l’autre et principalement pour les pièces d’eau ou la cuisine. À titre indicatif, voici le bon taux d’humidité pièce par pièce : 

  • Salon et pièce à vivre : entre 40 et 50 %
  • Chambre : entre 30 et 50 %
  • Chambre bébé/enfant : entre 40 et 50 %
  • Cuisine : entre 50 et 60 % 
  • Salle de bain : 50 et 70 % 

Taux d’humidité trop élevé ou trop bas dans une maison : quels sont les risques ?

Un taux d’humidité trop bas aura pour conséquence de rendre l’air ambiant trop sec, entraînant ainsi :

  • Des fissures et des dégâts sur le plâtre, les parquets et les meubles ;
  • Des maux de tête ;
  • Gorge sèche ou maux de gorge ;
  • Un assèchement des muqueuses, des voies respiratoires et nasales ;
  • Une aggravation des problèmes respiratoires, comme l’asthme ;
  • De l’eczéma et des irritations ;
  • Une déshydratation ;
  • Des allergies, etc.

À l’inverse, un taux d’humidité trop élevé pourra générer :

  • Apparition de taches ou d’auréoles sur les murs et les plafonds ;
  • Des gonflements et un écaillage des peintures ;
  • Un gonflement du bois des menuiseries ;
  • L’apparition de moisissures, de champignons, de salpêtre, qui peuvent avoir de lourdes conséquences sur la santé comme des allergies respiratoires ;
  • Des odeurs de moisissure ;
  • L’apparition de rouille sur les objets en métal, etc.

De plus, chauffer un logement trop humide nécessite de mobiliser davantage d’énergie. En effet, un air chargé d’eau sera beaucoup plus difficile à chauffer qu’un air sec et l’on aura donc tendance à pousser un peu plus le thermostat. Conséquence de la manœuvre : des factures d’énergie qui s’envolent !

Comment mesurer le taux d’humidité dans un logement ?

L’ hygromètre, également appelé capteur d’humidité, est un outil peu coûteux qu’il est possible de se procurer un peu partout : quincailleries, magasins de bricolage, etc. Cet instrument permet de mesurer l’humidité relative de l’air, exprimée en pourcentage. L’hygromètre est donc à l’humidité relative ce que le thermomètre est à la température ambiante. S’il en existe différents types (hygromètres mécaniques, hygromètres électriques, hygromètres électroniques, hygromètres à point de rosée, stations météo…) l’objectif demeure toujours de garder la main sur le taux d’humidité de votre maison ou de votre appartement.

Si vous constatez par exemple un taux d’humidité supérieur à 70 % grâce à votre hygromètre, c’est qu’il est temps de vous attaquer pour résoudre le problème. 

Comment réguler le taux d’humidité dans une maison ?

S’il vous semble que le taux d’humidité de votre intérieur est trop élevé et que vous ne parvenez pas à le contrôler, vous pouvez procéder à un diagnostic d’humidité auprès d’un professionnel. Celui-ci vous permettra de mesurer l’humidité sur les surfaces, mais également de trouver la provenance de l’eau qui détériore votre intérieur et de mettre en place des solutions adaptées.

Cela peut être lié à une fuite d’eau non identifiée ou une rupture de canalisations, des remontées capillaires, une toiture endommagée, une mauvaise étanchéité…

Avant cela, vous pouvez toutefois identifier un problème courant : l’aération, et vous astreindre à quelques bonnes pratiques.

Le premier réflexe : l’aération naturelle de votre logement

Si vous vous réveillez le matin et constatez des gouttelettes d’eau sur vos fenêtres à double vitrage (risque plus important en hiver qu’en été en raison de la différence de température), alors c’est la preuve évidente d’une condensation excessive… Votre logement manque d’aération naturelle et conserve donc l’humidité produite lorsque vous dormez. En effet, l’humidité vient se coller sur les surfaces froides de votre logement et c’est souvent le premier signal avant que des moisissures apparaissent.

Le premier réflexe à avoir en cas d’humidité, c’est de vérifier vos aérations naturelles dans votre logement. Elles doivent être normalement au nombre minimum de 2 : une basse pour faire entrer l’air et une autre, haute, pour le faire sortir.

Tout d’abord, vérifiez donc que votre logement en possède ou possède un système de ventilation. Deuxièmement, vérifiez qu’elles ne sont pas bouchées ou obstruées. 

⚠️ Le piège à éviter : Il est parfois tentant en hiver de boucher ces aérations, car elles font entrer de l’air frais à l’intérieur. Rassurez-vous, c’est tout à fait normal ! Il s’agit d’un air sec qui sera donc plus facile à chauffer. En d’autres termes : vous aurez donc plus chaud dans votre intérieur en faisant entrer un peu d’air et il sera aussi de meilleure qualité.

Si vous n’avez pas d’aérations naturelles, il est impératif que vous en fassiez installer ou que vous vous tourniez vers l’installation d’une ventilation. Sans quoi, les gestes du quotidien ne suffiront pas pour lutter contre l’humidité intérieure. Ce serait dommage. 

Les gestes du quotidien contre l’humidité

Pour réguler le taux d’humidité de son logement, il existe quelques astuces simples à mettre en place au quotidien :

  • Aérer régulièrement toutes les pièces afin de dégager l’air ambiant de la vapeur d’eau accumulée. D’ailleurs, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) recommande d’aérer son logement pendant 5 à 10 minutes par jour, afin de renouveler l’air intérieur.
  • Lorsque cela est possible, n’hésitez pas à faire sécher votre linge à l’extérieur du logement, ou dans la pièce la mieux ventilée de celui-ci.
  • Il est possible de s’équiper d’un déshumidificateur d’air. Ces appareils consomment peu d’énergie et peuvent s’avérer particulièrement efficaces pour lutter contre l’humidité ambiante. À titre de comparaison, un sèche-linge présente une puissance moyenne de 3 000 Watts, tandis que les déshumidificateurs les plus performants dépassent rarement les 500 Watts.
  • Vous pouvez également utiliser un absorbeur d’humidité. Il ne consomme pas d’électricité, mais des pastilles (chimiques !) qu’il faudra changer régulièrement. On ne vous cache pas que c’est un peu moins efficace, mais pratique pour les petites surfaces, ou une pièce en particulier (40 m2 en général).
  • Pensez à placer un couvercle sur les marmites et cocottes lorsque vous cuisinez et n’hésitez pas à utiliser la hotte aspirante ou à ouvrir les fenêtres.

La ventilation : votre meilleure alliée

L’une des solutions les plus efficaces pour faire face à des problèmes d’humidité au sein d’un logement reste encore la ventilation. La ventilation permet en effet de favoriser la circulation de l’humidité au quotidien, afin que son surplus soit chassé vers l’extérieur. Il existe d’ailleurs différents types de ventilations :

  • La ventilation mécanique contrôlée (VMC) ;
  • La ventilation mécanique répartie (VMR) ;
  • La ventilation mécanique par insufflation (VMI) ;
  • La ventilation mécanique ponctuelle (VMP).

Pour savoir quel dispositif convient le mieux à votre intérieur, n’hésitez pas à vous adresser à un professionnel. Réguler l’humidité de son logement est une étape essentielle pour prendre soin de sa santé au quotidien, mais également pour ménager son portefeuille !

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