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Le taux d'humidité de votre maison en hiver et en été : le mesurer et l’ajuster

Vous ne le saviez peut-être pas, mais le taux d’humidité de votre logement ne doit jamais dépasser les 50 %. Au-delà de cette limite, les risques pour votre intérieur sont nombreux : moisissures, surconsommation énergétique, délabrement, etc. Pour mesurer et ajuster votre taux d’humidité, il existe pourtant quelques astuces simples à mettre en place. Suivez le guide !

humidité de votre maison

Sommaire

📖  Résumé : 

  • Le taux d’humidité idéal dans un logement se situe entre 30 % et 50 % en été et entre 30 % et 40 % en hiver, selon les pièces, et se mesure à l’aide d’un hygromètre.
  • Un taux d’humidité trop élevé ou trop bas peut entraîner des conséquences sur la santé (allergies, troubles respiratoires) ainsi que des dégradations du logement (moisissures, écaillement des peintures, gonflement du bois).
  • Pour réguler l’humidité, plusieurs solutions existent : aérer quotidiennement pendant 5 à 10 minutes comme le recommande l’ADEME, s’équiper d’un déshumidificateur, ou installer un système de ventilation mécanique contrôlée (VMC).

Pourquoi s’intéresser au taux d’humidité dans une maison ?

Pour commencer, il est bon de rappeler que l’humidité désigne la quantité de particules de vapeur d’eau présentes dans l’air. À l’intérieur, de nombreux facteurs peuvent être à l’origine de son développement : la respiration (d’origine humaine ou animale), la transpiration, les plantes, la cuisson des aliments, l’utilisation de la douche ou même de la vaisselle, etc. Si sa présence dans nos maisons et appartements n’est pas un problème en soi, c’est plutôt son excès ou, à l’inverse, son absence, qui peut avoir de nombreuses conséquences sur notre bien-être, notre santé ou même nos factures. L’hygrométrie (le terme scientifique pour désigner le taux d’humidité dans l’air) idéale pour une maison doit généralement être comprise entre 30 % et 50 % en été et entre 30 % et 40 % en hiver *.

Selon les données de l‘INSEE, en 2019, pas moins de 11 % des Français, soit 7,5 millions de personnes, ont détecté que leur logement était trop humide. De son côté, Netatmo, spécialiste de la maison connectée, a mené une étude révélant que 49 % des logements français présentaient un taux d’humidité trop élevé tout au long de l’année. Un chiffre qui atteint 59 % en automne et 63 % en été.

Quel est le bon taux d'humidité dans une maison en hiver ?

Il est évident que le taux d’humidité idéal ne sera pas le même d’une pièce à l’autre et principalement pour les pièces d’eau ou la cuisine. À titre indicatif, voici le bon taux d’humidité pièce par pièce : 

  • Salon et pièce à vivre : entre 40 et 50 %
  • Chambre : entre 30 et 50 %
  • Chambre bébé/enfant : entre 40 et 50 %
  • Cuisine : entre 50 et 60 % 
  • Salle de bain : 50 et 70 % 

Quelle est l'hygrométrie idéale dans une maison en été ?

L’hygrométrie idéale dans une maison l’été, c’est entre 40 % et 60 % d’humidité. C’est le juste milieu pour être à l’aise, sans avoir trop d’humidité qui rend l’air moite, ni un air trop sec qui peut être gênant pour les voies respiratoires. Pour y arriver, tu peux utiliser un déshumidificateur si l’air est trop humide ou un humidificateur si l’air est trop sec. En gros, un air équilibré pour une maison confortable !

Pièce / Saison

Taux d’humidité idéal en Hiver

Taux d’humidité idéal en Été

Recommandation pratique

Salon & Pièces à vivre

40 % à 50 %

40 % à 60 %

Pièces principales : l’équilibre parfait pour le confort quotidien.

Chambre d’adulte

30 % à 50 %

40 % à 60 %

Un air légèrement plus sec en hiver évite la condensation nocturne.

Chambre de bébé / enfant

40 % à 50 %

40 % à 60 %

À surveiller de près pour protéger les voies respiratoires des plus petits.

Cuisine

50 % à 60 %

40 % à 60 %

Pièce humide par nature (cuisson). Utilisez la hotte aspirante.

Salle de bain

50 % à 70 %

40 % à 60 %

La pièce la plus humide. Une bonne ventilation est indispensable après la douche.

Taux d’humidité trop élevé ou trop bas dans une maison : quels sont les risques ?

Un taux d’humidité trop bas aura pour conséquence de rendre l’air ambiant trop sec, entraînant ainsi :

  • Des fissures et des dégâts sur le plâtre, les parquets et les meubles
  • Des maux de tête 
  • Gorge sèche ou maux de gorge
  • Un assèchement des muqueuses, des voies respiratoires et nasales
  • Une aggravation des problèmes respiratoires, comme les crises d’asthme
  • De l’eczéma et des irritations
  • Une déshydratation
  • Des allergies, etc.

À l’inverse, un taux d’humidité trop élevé pourra générer :

  • Apparition de taches ou d’auréoles sur les murs et les plafonds
  • Des gonflements et un écaillage des peintures
  • Un gonflement du bois des menuiseries 
  • L’apparition de moisissures, de champignons, de salpêtre, qui peuvent avoir de lourdes conséquences sur la santé comme des allergies respiratoires
  • Des odeurs de moisissure
  • L’apparition de rouille sur les objets en métal, etc.

De plus, chauffer ou rafraîchir un logement trop humide nécessite de mobiliser davantage d’énergie. En effet, un air chargé d’eau sera beaucoup plus difficile à chauffer ou à refroidir qu’un air sec, et l’on aura donc tendance à pousser un peu plus le thermostat ou la climatisation, ce qui alourdit la consommation de chauffage du logement. Selon Selectra, cette consommation représente déjà plus de 60 % de la facture d’énergie. Ainsi, il est recommandé d’aérer en ouvrant les fenêtres en grand au moins 10 minutes chaque matin, même si cela refroidit temporairement la pièce.

Des dégâts intérieurs liés à l’humidité ?

L’humidité peut causer des dégâts importants à l’intérieur de votre maison : moisissures, décollement de peinture, détérioration du mobilier et des murs, sans oublier les risques pour la santé. Pour vous protéger contre ces risques, une assurance habitation adaptée peut vous aider à couvrir les frais de réparation et de nettoyage. Ne laissez pas l’humidité abîmer votre chez-vous, soyez assuré !

Comment mesurer le taux d’humidité dans un logement ?

L’ hygromètre, également appelé capteur d’humidité, est un outil peu coûteux qu’il est possible de se procurer un peu partout : quincailleries, magasins de bricolage, etc. Cet instrument permet de mesurer l’humidité relative de l’air, exprimée en pourcentage. L’hygromètre est donc à l’humidité relative ce que le thermomètre est à la température ambiante. S’il en existe différents types (hygromètres mécaniques, hygromètres électriques, hygromètres électroniques, hygromètres à point de rosée, stations météo…) l’objectif demeure toujours de garder la main sur le taux d’humidité de votre maison ou de votre appartement.

Si vous constatez par exemple un taux d’humidité supérieur à 70 % grâce à votre hygromètre, c’est qu’il est temps de vous attaquer pour résoudre le problème. 

Comment réguler le taux d’humidité dans une maison ou un appartement ?

Des fenêtres qui condensent le matin ? Des traces de moisissures qui apparaissent ? Votre logement est trop humide. Pas de panique : voici les étapes concrètes, de la plus simple à la plus radicale, pour assainir votre air intérieur.

Étape 1 : Adoptez 5 gestes simples au quotidien

Avant de vous lancer dans de grands travaux, commencez par modifier quelques habitudes simples :

  • Aérez stratégiquement : Ouvrez vos fenêtres en grand 5 à 10 minutes matin et soir. Cela suffit pour renouveler l’air sans refroidir les parois. Faites-le impérativement après une douche ou lorsque vous cuisinez.
  • Couvrez vos casseroles : Mettez toujours un couvercle sur vos marmites en cuisine et activez la hotte aspirante.
  • Gérez le séchage du linge : Étendez votre linge dehors si possible. Si vous devez le faire à l’intérieur, placez le séchoir dans la pièce la mieux ventilée (souvent la salle de bain) et laissez la fenêtre de cette pièce entrouverte.
  • Ne calfeutrez pas vos grilles d’aération : Vérifiez les entrées d’air en haut de vos fenêtres et les bouches d’extraction (cuisine, salle de bain). Elles doivent rester propres et non bouchées.

L’astuce anti-froid : Ne bouchez jamais ces grilles en hiver ! L’air extérieur qui entre est plus sec, et un air sec est beaucoup plus rapide et économique à chauffer qu’un air humide. Vous réduisez ainsi votre facture d’énergie tout en améliorant votre confort.

Étape 2 : Pour un soulagement rapide, utilisez un coup de pouce technologique

Si les gestes du quotidien ne suffisent pas, vous pouvez équiper temporairement les pièces les plus touchées pour un premier traitement de l’humidité :

  • Pour les petites pièces (moins de 40 m²) : L’absorbeur d’humidité. Sans électricité, il fonctionne avec des pastilles chimiques à recharger. C’est une solution d’appoint économique pour un placard ou une petite buanderie.
  • Pour une efficacité maximale : Le déshumidificateur électrique. Il aspire l’air, en extrait l’eau et recrache un air sec. Contrairement aux idées reçues, la consommation d’un déshumidificateur représente très peu d’énergie (environ 500 Watts max, soit 6 fois moins qu’un sèche-linge) et permet de réaliser des économies d’énergie par rapport à un chauffage excessif qui tenterait de masquer l’humidité.

Étape 3 : Pour une solution durable, installez un système de ventilation efficace

Si l’humidité persiste, c’est que votre logement ne « respire » pas assez. La solution reine est l’installation d’une ventilation mécanique qui va chasser l’air vicié en continu :

  • La VMC (Ventilation Mécanique Contrôlée) : Le système standard le plus efficace pour toute la maison. Elle joue un rôle-clé dans la ventilation, si bien qu’une VMC en panne peut présenter un danger.
  • Les alternatives (VMR, VMI, VMP) : Des systèmes par insufflation ou ponctuels, parfaits si vous entreprenez des travaux de rénovation énergétique dans un appartement où il est difficile de passer de grosses gaines de VMC.

L’action à mener : Faites appel à un professionnel pour déterminer quel système est le plus adapté à la configuration de votre logement.

Étape 4 : Le problème persiste ? Passez au diagnostic professionnel

Si malgré une bonne ventilation et des gestes stricts, l’humidité gâche toujours votre intérieur, le problème est structurel. Il peut s’agir d’une fuite d’eau cachée (rupture de canalisation), d’infiltrations d’eau par le toit, ou encore de remontées capillaires (l’humidité du sol qui remonte dans les murs).

Votre plan d’action : Contactez un expert pour un diagnostic complet. C’est indispensable avant d’envisager des travaux d’isolation thermique ou une isolation des murs, car isoler une paroi encore humide enfermerait le problème et aggraverait les dégâts.

Envie de retrouver un logement sain, chaud et économe ? Sachez qu’il existe de nombreuses aides financières de l’État pour vous soutenir dans vos travaux de ventilation et d’isolation. Découvrez nos services de rénovation énergétique pour transformer votre intérieur en un véritable cocon de confort.

Est-ce que le chauffage fait baisser l'humidité ?

Pour affronter les mois d’hiver en profitant d’un haut niveau de confort thermique, un bon chauffage est indispensable ! Mais quel impact a-t-il sur l’humidité de l’air et, par conséquent, sur notre santé et notre maison ?

L'effet du chauffage sur l'humidité 

Peu importe le type de chauffage, qu’il soit électrique, à air pulsé ou central, le chauffage réduit naturellement la teneur en eau présente dans l’air chez vous. Tous les appareils de chauffage, comme les radiateurs électriques ou à convection, favorisent donc bel et bien l’évaporation de l’humidité.

Pour rappel, afin de vivre dans une maison saine, le maintien d’une humidité comprise entre 40 % et 60 % est essentiel. Un chauffage central bien réglé peut prévenir des problèmes d’humidité excessive, souvent responsables de mauvaises odeurs ou de moisissures. Cependant, un air trop sec peut entraîner des inconforts, comme des congestions nasales ou des irritations pulmonaires, surtout en hiver.

Comment réguler l’humidité en période de chauffage ?

Pour passer un hiver serein, il est important de trouver le juste équilibre entre chauffage et humidité. L’ajout d’un purificateur d’air équipé d’un humidificateur peut aider à maintenir un environnement confortable et respirable. Par ailleurs, la ventilation par insufflation ou d’autres types de ventilations permettent de renouveler l’air et d’éviter une sécheresse excessive.

Vous pouvez également surveiller la teneur en eau de l’air à l’aide d’un hygromètre. Si le taux d’humidité descend en dessous de 30 %, cela peut accentuer les troubles respiratoires. Adopter un mode de chauffage plus doux, comme le chauffage à basse température, est également une option pour limiter cet effet.

Est-ce que la climatisation réduit le niveau d'humidité ?

Oui, la climatisation réduit le niveau d’humidité. En fait, le processus de refroidissement de l’air dans un climatiseur permet de condenser l’humidité présente dans l’air, ce qui fait baisser le taux d’humidité dans la pièce. C’est pour ça qu’on se sent souvent plus sec et plus frais quand l’air est climatisé. Mais attention, si la clim est trop forte, ça peut alors rendre l’air un peu trop sec, alors il vaut mieux veiller à ne pas trop abaisser la température.

Oui, la climatisation réduit le niveau d’humidité ! En fait, le processus de refroidissement de l’air dans un climatiseur permet de condenser l’humidité présente dans l’air, ce qui fait baisser le taux d’humidité dans la pièce. C’est pour ça qu’on se sent souvent plus sec et plus frais quand l’air est climatisé. Mais attention, si la clim est trop forte, ça peut rendre l’air un peu trop sec, alors il vaut mieux veiller à ne pas trop abaisser la température !

Par ailleurs, pour celle et ceux équipés d’un PAC air-air, également appellée climatisation réversible – qui permet de chauffer la maison en hiver et de la rafraichir en été – notez qu’elle peut également participer à faire baisser le taux d’humidité de votre interieur et de le maintenir de manière constante aux alentours de 50 %¹.

Vous souhaitez améliorer l’efficacité énergétique de votre logement et résoudre les problèmes d’humidité ? Découvrez tous nos conseils pour transformer votre maison ou votre appartement en un espace confortable et économe en énergie. 

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Dans ces offres l’ensemble du prix (abonnement et consommation) suivent les mêmes variations que l’option du PRVG utilisée comme référence. Le PRVG évolue tous les mois.
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