Perte d’énergie dans une maison : comment la diagnostiquer et la réduire ?

En plein hiver, votre maison laisse s’échapper la chaleur, et en plein été bye-bye la fraîcheur ? Les pertes d’énergie dans une maison, peu importe la saison, cela peut coûter cher ! Mais comme chez Ohm Énergie nous sommes convaincus qu’il existe une solution à chaque problème, voici comment remédier aux pertes thermiques afin d’améliorer votre confort et vous aider à faire des économies d’énergie.

Sommaire

Qu’est-ce qu’une déperdition thermique ?

La déperdition thermique est un phénomène qui se manifeste de la façon suivante : une perte d’énergie sous forme de chaleur en hiver et sous forme de fraîcheur en été.

Si vous vivez dans un logement où en été, il est difficile, voire impossible de profiter d’un peu de fraîcheur à l’intérieur, et à l’inverse, en hiver, votre consommation énergétique s’envole et qu’il vous faut encore 4 pulls pour ne pas avoir froid… Mauvaise nouvelle pour vous, votre logement souffre de ce mal.

La perte d’énergie dans une maison intervient dès que la température intérieure est supérieure à celle de l’extérieur – en hiver – et inversement, en été donc.

Plus qu’un phénomène, la perte d’énergie dans votre maison est un problème réel, à plusieurs niveaux :

  • Vous souffrez du froid en hiver, peut-être d’ailleurs comme 20% des Français en 2020 et 2021 selon l’ONPE – Observatoire national de la précarité énergétique – (1) ;
  • Vous avez beaucoup trop chaud en été ;
  • Votre consommation d’énergie s’emballe, vos factures explosent et votre banquier s’affole ! 😉

Petite plaisanterie mise à part, combattez les pertes thermiques, c’est bon pour votre porte-monnaie, bon pour votre confort de vie intérieure et c’est bon également pour la planète.

Oui, car en consommant moins d’énergie, vous réduisez mécaniquement vos émissions de gaz à effet de serre. Bien sûr, en choisissant un fournisseur d’énergie comme Ohm Énergie et une offre verte, vous faites déjà un grand geste pour la transition énergétique en consommant de l’électricité 100 % renouvelable ou du bio-gaz.

De plus, en réduisant la perte d’énergie dans votre maison, vous réduisez les dépenses en entretien. C’est un fait : une maison bien isolée et dans laquelle la circulation de l’air est de bonne qualité se dégrade moins vite, car cela limite la condensation. Et la condensation use lentement mais sûrement les murs, les sols, les fenêtres…

Ce n’est pas tout, car en luttant contre les déperditions thermiques, vous augmentez sa valeur. Pourquoi ? Car vous améliorez son DPE : le Diagnostic de Performance Énergétique. Dans une optique de vente ultérieure, une bon DPE attire les acheteurs ! Et si vous souhaitez la mettre en location, les biens qui affichent un DPE noté F ou G seront à termes interdits du marché locatif.

Quelles sont les causes des pertes d’énergie dans une maison ?

Avant de trouver la solution, commençons par identifier l’origine du problème, en somme : quelles sont les causes des déperditions thermiques ?

La réponse est double : une mauvaise isolation – ou une isolation qui demande d’être améliorée – et les ponts thermiques. Dans un cas comme dans l’autre, des solutions techniques existent.

Une maison mal isolée, ou insuffisamment isolée, laisse fuir la chaleur en hiver et l’air frais en été. Mais par où ? Eh bien, de partout ! Par le toit, par les murs, par les fenêtres, par la porte d’entrée et même par le sol… En entrant un peu plus dans le détail, ce n’est pas le mur entier ou tout le toit qui laisse l’énergie s’échapper mais une zone précise, celle qui fait la jonction avec une autre. C’est ce que l’on appelle un pont thermique. En d’autres termes, les ponts thermiques sont des zones discontinues entre les parois de votre maison et les matériaux. Ils ne permettent plus à l’isolation de jouer son rôle !

Par exemple : l’angle d’un mur avec une fenêtre, la toiture avec le mur, le bas d’un mur et le sol etc. Ces zones s’appellent des ponts thermiques, car elles laissent l’énergie aller et venir comme elle veut ! Dans le cas des maisons ou des logements les moins bien isolés, on parle même de passoires thermiques voire de bouilloire thermique en été. Une expression imagée qui donne une bonne idée du problème !

Les pertes d’énergie à la loupe

L’ADEME a réalisé une étude sur les zones par lesquelles des pertes d’énergie interviennent dans une maison, chiffres à l’appui. La chaleur ou la fraîcheur s’échappe à :

  • 25% à 30% par la toiture ;
  • 20% à 25% par les murs ;
  • 20% à 25% par des fuites d’air diverses (hotte de cheminée, fissures, VMC, seuils de porte…)
  • 10% voire 15% par les fenêtres et les portes ;
  • 10% par les planchers ;
  • 5% voire 10% par les ponts thermiques ;

Comment mesurer et diagnostiquer une perte d’énergie dans votre maison ?

Comme vous le voyez, les pertes thermiques surviennent de partout. Mais vous pouvez les diminuer considérablement grâce à des travaux d’isolation. Avant cela, une étape préalable s’impose : mesurer la perte d’énergie chez vous.

Deux solutions existent, la première : vérifier votre consommation d’énergie. Et pour cela, procéder à un relevé régulier de votre compteur électrique. Grâce à votre espace client en ligne ou mieux, via l’application « Ohm et Moi », vous pouvez noter vos indices de consommation. Ensuite ? Il suffit de les comparer avec ceux de personnes que vous connaissez, et qui vivent dans une maison similaire ou proche à la vôtre : superficie, nombre de pièces et nombre d’occupants.

Seconde solution : faire intervenir un diagnosticien. Il utilise une caméra thermique et passe à la loupe chaque pièce de votre maison. La technologie infrarouge est redoutable d’efficacité car elle permet de visualiser précisément les zones par lesquelles la chaleur ou la fraîcheur s’échappe : murs, fenêtres, toiture, sol… L’intervention coûte de 200€ à 300€ mais l’avantage est que vous obtiendrez une feuille de route claire quant aux travaux d’amélioration de la performance énergétique à entreprendre.

Quels sont les travaux à réaliser pour limiter ou éliminer les pertes d’énergie?

Les travaux que vous pouvez faire réaliser ont comme point commun de renforcer l’isolation thermique : murs, toits, fenêtres, sol.

L’isolation de la toiture peut être effectuée de deux façons :

  • Isoler des combles perdus, à savoir des combles non habitables – cette zone située entre le plafond et la charpente ;
  • Isoler des combles aménagés, soit ce grand espace que vous avez transformé en pièce (une chambre, un bureau, une salle de jeux par exemple).

Différentes techniques permettent d’isoler une toiture :

  • En soufflant un isolant en vrac dans des combles perdus, tel que de la ouate de cellulose ;
  • En installant des panneaux isolants sous la toiture (laine de verre, laine de roche, laine de chanvre… les possibilités sont nombreuses !)

Pour les murs, il est possible d’isoler par l’intérieur ou par l’extérieur. Dans ce dernier cas on parle d’ITE – isolation thermique extérieure. Le principe est le même que pour celui de l’isolation de combles aménageables dans le sens où les travaux consistent à poser des panneaux isolants.

Aussi, remplacer les fenêtres en optant idéalement pour du triple vitrage permet de renforcer considérablement l’isolation thermique de votre maison. Idéalement, choisissez des menuiseries en aluminium ou en PVC, car ces matériaux développent un fort pouvoir isolant.

Quant au sol, il est possible de renforcer son isolation en appliquant d’épaisses couches d’isolant avant d’installer un nouveau revêtement en finition.

Combien coûtent les travaux d’isolation thermique ? Quid des aides financières ?

Le coût des travaux varie en fonction de plusieurs critères (techniques employées, matériaux), mais à titre informatif, comptez une dépense comprise dans une fourchette allant de 250€ à 400€ du mètre carré.

Bonne nouvelle, de nombreuses aides financières existent afin de prendre en charge vos dépenses :

  • MaPrimeRénov’ et MaPrimeRénov’ Sérénité (pour les ménages aux revenus modestes). Le montant de l’aide dépend de plusieurs facteurs : la nature des travaux, le montant, le gain énergétique obtenu ou encore les ressources du foyer ;
  • L’Éco Prêt à Taux Zéro, dont le montant peut atteindre jusqu’à 50 000€ ;
  • Le Coup de pouce économie d’énergie ;
  • Le Certificat Économie d’énergie.

Face à la complexité que certaines personnes ont éprouvée pour monter le dossier de demande d’aides et obtenir les fonds, l’État a mis en place un guichet unique sur le site : https://france-renov.gouv.fr/

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