Bilan carbone des vacances au ski

On dit souvent que le ski est un luxe réservé à quelques privilégiés. Pourtant, la montagne attire bien au-delà des seuls skieurs aguerris : raquettes, vin chaud en terrasse ou simple contemplation des sommets enneigés…Un peu plus d’un Français sur deux déclare s’être rendu à la montagne au moins une journée au cours des trois dernières années. Alors, quand on aime la montagne (et la neige), une question s’impose : comment réduire son impact environnemental quand on va skier… ou regarder skier ? Ohm Énergie vous explique ⛷️

Sommaire

📖  Résumé : 

  • Une journée de ski génère en moyenne 48,9 kgCO₂e selon l’étude d’UTOPIES, dont 52 % liés au transport, loin devant l’équipement, l’alimentation ou le logement, ce qui en fait le principal levier de réduction.
  • Privilégier le train, le bus, le covoiturage ou la voiture électrique, louer ou réutiliser son équipement, éviter les vêtements contenant des PFC, adopter une alimentation plus sobre et limiter ses déchets permet de réduire significativement l’impact environnemental du séjour.
  • Le choix du logement, de stations proches ou labellisées Flocon Vert, et l’exemple de Métabief, qui anticipe la fin du ski alpin à l’horizon 2030-2035, montrent qu’un tourisme de montagne plus durable est possible sans renoncer au plaisir.

Empreinte carbone d’une journée de ski

Une journée de ski, c’est intense. Pour les cuisses… mais aussi pour le climat.

D’après une étude réalisée par le cabinet UTOPIES, l’empreinte carbone moyenne d’une journée au ski à La Clusaz, Le Grand-Bornand et Tignes est de : 48,9 kgCO₂e¹. À titre de comparaison, l’empreinte carbone annuelle moyenne d’un Français est d’environ 10 tonnes de CO₂.
Une journée au ski correspond donc à environ deux journées “classiques” de la vie quotidienne d’un Français en termes d’émissions de CO₂.

Alors, à quoi est dûe cette avalanche d’émissions de gaz à effet de serre ? Regardons cela en détails :

  • Transport : 52 % – 25,4 kgCO₂e 👉 Le gros morceau (on y revient juste après)
  • Collectivités : 17 % – 7,9 kgCO₂e (infrastructures, équipements et services touristiques)
  • Équipement : 16 %
    • Paire de skis : 7 % – 3,6 kgCO₂e
    • Veste type Gore-Tex : 3 % – 1,7 kgCO₂e
    • Chaussures de ski : 3 % – 1,3 kgCO₂e
    • Le reste (gants, casque, pantalon, chaussettes…) : quelques centaines de grammes chacun
  • Alimentation : 8 % – 4,0 kgCO₂e ; Version végétarienne : 1,0 kgCO₂e, soit -75 % d’impact
  • Logement touristique : 4 % – 1,7 kgCO₂e
  • Domaine skiable : 3 % – 1,4 kgCO₂e

Les sources d’émission sont multiples mais le transport reste de loin le poste le plus conséquent. Regardons en détail comment optimiser chacun d’entre eux !

Réduire l’empreinte carbone du ski

La bonne nouvelle, c’est que chaque poste peut être optimisé. Pas besoin de devenir ermite en refuge non chauffé (sauf si ça vous tente).

Transport : le nerf de la guerre

Venir sans voiture… ou en voiture électrique

Quand la voiture est indispensable, l’électrique fait une vraie différence. Exemple concret : Paris – Chamonix²

  • Voiture thermique : 134 kg CO₂e
  • Voiture électrique : 63 kg CO₂e

Venir en bus ou en transport en commun 🚌

C’est plus lent, certes. Mais c’est souvent beaucoup moins cher, et la vue des paysages par la fenêtre vaut largement le coup.

Flixbus dresse une liste des stations de ski françaises accessibles en bus. Les voici³ : Avoriaz, Morzine, Châtel, Chamonix, Les Houches, Megève, La Clusaz, Arêches-Beaufort, La Rosière, Les Arcs, La Plagne, Tignes, Val d’Isère, Courchevel, Méribel, Val Thorens, La Tania, Alpe d’Huez, Les Deux Alpes, La Grave, Serre-Chevalier, Isola 2000…

Venir en train 🚆

Rapide, confortable, et avec un wagon-bar salvateur quand le réveil pique.

SNCF Connect détaille les stations de ski accessibles en train ⁴ : Avoriaz, Les Arcs, La Bresse, L’Alpe d’Huez, La Norma, Montgenèvre, Ax-les-Thermes, La Clusaz, Le Lioran, Saint-Gervais (au pied du Mont-Blanc).

Et si on comparait un trajet Paris-Chamonix en fonction des modes de transport ? 

  • TGV : 1,79 kg CO₂e
  • Voiture thermique : 134 kg CO₂e
  • Avion : 106 kg CO₂e

D’après le calculateur de l’Ademe, il n’ya pas de photo, le train remporte le match.

👉 Astuce : louez votre matériel sur place. En bagage cabine, les skis passent mal.

Faire du covoiturage 🚗

Si vous partez en famille ou entre amis, mutualisez les moyens de transport. Une voiture vaut toujours mieux que deux. Sinon, pensez aux plateformes collaboratives comme Blablacar.

Bon à savoir

Contrairement à ce que pourrait laisser penser le nom de l’entreprise, vous n’êtes pas obligé de parler en Blabacar. Vous pouvez dormir pendant le trajet, afin de prendre des forces avant la ruée vers les pistes de ski… ou vous faire de nouveaux amis durant le trajet si vous êtes du genre bavard.

À pied (pour les plus aventureux) 🥾

Option ultra-nature : train + rando + bivouac.

Exemple⁵ : randonnée dans les Alpes du Nord, de Sallanches au plateau d’Assy via l’aiguille de Varan. D’abord, on prend le train de Paris jusqu’à Sallanches, en passant par Bellegarde :

  • Paris → Bellegarde (TGV)
  • Bellegarde → Sallanches (TER)

Puis, l’aventure pédestre commence. Il s’agit d’une boucle de 24 km, avec 1 900 m de dénivelé positif. Elle se réalise en deux jours et s’adresse à des randonneurs expérimentés. Une option d’escalade est possible sur l’aiguille de Varan. L’itinéraire offre des panoramas spectaculaires sur le mont Blanc et traverse le désert de Platé, le plus vaste lapiaz d’Europe. Nuitée recommandée à Sallanches pour la première étape, avec une seconde possible au refuge de Platé.

⚠️ Attention : itinéraire exigeant, à éviter par mauvais temps.

Avez-vous déjà entendu parler de l’ascenseur valléen ? Il s’agit d’un funiculaire ou d’une télécabine reliant une gare en vallée directement aux pistes de ski, évitant la montée en voiture.

Équipement : moins neuf, plus malin

Sur les réseaux sociaux, la tendance est claire : coupes amples, couleurs assumées et cagoules tricotées sont partout. De quoi donner envie de refaire toute sa garde-robe pour être pile dans l’air du temps. Pourtant, acheter du neuf à chaque saison est loin d’être un bon plan pour la planète. La fabrication des vêtements de ski est gourmande en énergie, en matières premières et en transports… tout ça pour quelques jours sur les pistes.

Prêter, récupérer, réutiliser

Avant de sortir la carte bleue pour cette parka dernier cri, pensez récupération. La salopette fluo de tatie qui prend trop de place dans l’armoire, le pull en laine de mamie oublié au fond d’un placard ou la vieille doudoune vintage dénichée à petit prix en vide-grenier, brocante, marché aux puces ou en ressourcerie / recyclerie (ex : Emmaüs) font parfaitement l’affaire. Et bonus non négligeable : le rétro est redevenu ultra-tendance.

🍒 Cerise sur le casque : avec un look aussi voyant, impossible de vous perdre sur les pistes. Vous êtes repérable à 200 mètres et probablement la star du télésiège.

Louer plutôt qu’acheter

Skis, raquettes, luges… Pour le matériel, la location est souvent la meilleure option. Elle permet d’éviter la fabrication de nouveaux équipements, leur transport et leur stockage le reste de l’année pour quelques jours d’utilisation.

⚠️ Attention tout de même : si vous skiez très régulièrement, la location peut revenir plus chère à long terme. Dans ce cas, mieux vaut investir dans du matériel de qualité et le garder longtemps.

Par exemple, la marque Borealis conçoit des snowboards écoresponsables : couche supérieure en bambou (une ressource à régénération rapide), résine époxy zéro-COV sans émissions volatiles toxiques (VS résine époxy classique nocive), noyaux en bois issus de forêts gérées durablement, impressions à base d’eau (sublimation ou UV), pads en lin naturel qui remplacent la fibre de verre etc…

Attention aux matières premières

Si l’achat est inévitable, soyez attentif à la composition des vêtements. Évitez ceux qui contiennent des PFC (perfluorocarbures)⁶. Ces substances sont utilisées pour rendre les tissus imperméables et respirants, mais :

  • ce sont de puissants gaz à effet de serre ;
  • ils sont nocifs pour la santé, notamment en tant que perturbateurs endocriniens, selon l’Anses.

👉 En résumé : si possible, pas de Gore-Tex et privilégiez des alternatives sans traitements chimiques persistants.

Alimentation : bien manger sans salir la montagne 🍽️

À la montagne, bien manger fait partie du plaisir. Mais entre les emballages, les bouteilles en plastique et les déchets abandonnés au bord des pistes, le repas peut vite laisser un goût amer. Heureusement, là aussi, des solutions simples existent.

Restaurants zéro déchet

De plus en plus d’établissements de montagne prennent le virage du zéro déchet ou de la gestion des déchets, sans pour autant sacrifier le confort des vacanciers.

Les bonnes pratiques à encourager :

  • Zéro emballage individuel (adieu sucrettes et mini-dosettes)
  • Zéro bouteille plastique, remplacée par des carafes ou des fontaines à eau
  • Fontaines à eau accessibles pour remplir les gourdes
  • Zéro mégot au sol (oui, même sur la neige)
  • Sensibilisation aux bons gestes (proposer aux clients des doggy bags pour les restes, former les équipes à la cuisine zéro déchet : composter les pelures, cuisiner les pommes trop mûres au lieu de les jeter, transformer des fanes de carotte en soupe etc).

Voici quelques initiatives qui montrent la voie :

  • À Font-Romeu, le restaurant communal Les Airelles teste un système de consigne imaginé par Pandobac, avec contenants réutilisables et mobilier adapté.
  • Le groupe Restoleil s’est engagé à supprimer sucrettes et mignardises à usage unique dans ses restaurants des Arcs et de Val Thorens, au profit d’alternatives faites maison, sans emballage et sans surcoût.

Preuve qu’on peut se remplir la panse, sans remplir la poubelle à ras bord !

Pique-nique éthique 🥪

Le pique-nique reste l’option la plus simple et la plus efficace côté impact carbone. Au menu : sandwich maison, fromage ou saucisson local, clémentine, et une gourde bien remplie.

Ajoutez à ça un déjeuner face aux pistes, les fesses dans la neige et le soleil sur le visage : c’est bon, c’est simple, et c’est zéro déchet. Que demander de plus ?

Déchets : un vrai problème en montagne 🚯

La montagne donne une impression de pureté… mais la réalité est moins idyllique.

D’après Moutain Riders⁵ : 

  • 142 tonnes de déchets sont abandonnés chaque année en montagne
  • La pollution sauvage a augmenté de +3,3 % en 2024

Un chiffre qui fait froid dans le dos (plus que la bise en haut du télésiège).

Face à ce constat, deux actions simples.

Ne pas jeter

La règle est simple :

  • Toujours avoir un sac sur soi pour ses déchets
  • Si vous fumez, pensez au cendrier de poche.

Les mégots sont très polluants : ils mettent des dizaines d’années à se dégrader, contiennent des substances chimiques nocives et constituent le déchet numéro 1 en montagne. Les jeter dans la nature est considéré comme un abandon de déchets, passible d’une amende forfaitaire de 135 euros… et peut même déclencher un feu de forêt !

Ramasser

Ramasser, c’est aussi agir. Grâce au projet Montagne Zéro Déchet, de Mountain Riders⁵ en 2024 :

  • 18 tonnes de déchets ont été collectés
  • 4 700 volontaires mobilisés
  • 82 opérations de ramassage ont été organisées sur tous les massifs français

Bon à savoir

Déchet n°1 : les mégots, avec 58 676 ramassés

Bref, vous l’aurez compris. Ramassez vos déchets ou celui des autres ! Un petit geste multiplié par des milliers de mains… et l’impact devient réel.

Logement : bien choisir son nid douillet 🏔️

Nous l’avons vu plus haut, le logement joue un rôle dans l’empreinte carbone d’un séjour à la montagne. Si possible, loger chez des proches : c’est convivial et sobre. Sinon, privilégiez un logement proche des pistes pour éviter les trajets en voiture.

Enfin, évitez les passoires thermiques, souvent mal isolées et chauffées au fioul, qui obligent à pousser le chauffage à fond. À l’inverse, les logements mieux isolés ou les chalets équipés d’une cheminée (souvent plus chers, certes) consomment beaucoup moins d’énergie et utilisent une source d’énergie renouvelable.

Pour les locations de courte durée type Airbnb, il est difficile de savoir si le logement est une passoire thermique, car les propriétaires indiquent très rarement le DPE sur la fiche du bien. Si vous choisissez un hôtel, le site snowTrex propose un filtre dédié pour trouver un hébergement écoresponsable. Les établissements sont répertoriés selon des critères précis : utilisation d’énergies renouvelables, détention d’une certification environnementale reconnue, mise en place du recyclage des déchets ou encore soutien aux communautés locales via des produits locaux ou biologiques.

Passoire thermique : Logement classé F ou G au DPE, très énergivore.

En parlant d’énergie renouvelable Ohm Energie propose des offres d’électricité avec option verte :

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Stations de ski : choisir où skier (et comment) 🎿

Des stations de ski près de chez soi

C’est la règle la plus simple et la plus efficace : moins de kilomètres parcourus = moins de carbone émis. Pas besoin de traverser l’Europe pour profiter de la neige.

Les stations de ski labellisées

Certaines stations de ski vont plus loin et affichent clairement leurs engagements. Le label Flocon Vert distingue les destinations investies dans la transition écologique, avec trois niveaux⁶ :

  • 1er flocon : territoire engagé
  • 2e flocon : vers l’exemplarité
  • 3e flocon : exemplaire

Un bon repère pour choisir sa destination en conscience.

Métabief : une station en transition

Située dans le Jura, entre 900 et 1 400 mètres d’altitude, la station de Métabief a fait un choix fort ⁷: anticiper la fin du ski alpin à l’horizon 2030-2035, en cohérence avec les projections climatiques.

Plutôt que de s’acharner, la station a décidé de :

  • Maintenir les remontées mécaniques existantes plutôt que d’investir dans des renouvellements coûteux
  • Développer des activités en montagne quatre saisons : VTT, trail, marche nordique
  • Valoriser le patrimoine naturel et culturel
  • Engager une réflexion collective sur l’avenir du territoire

Une autre manière d’aimer la montagne : moins dépendante de la neige, plus durable, et tournée vers l’avenir.

Dameuse hybride : Engin de damage utilisant une motorisation moins polluante (électrique ou hydrogène).

En résumé

Faire du ski plus écolo, ce n’est pas renoncer au plaisir. C’est changer quelques habitudes, choisir des transports plus sobres, consommer moins neuf, et respecter un terrain de jeu fragile.

Parce que la montagne, ça vous gagne. Et on aimerait bien continuer à en profiter… encore longtemps ❄️💚

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  • ¹Utopies : Quelle empreinte carbone pour une journée au ski ?
  • ²Ademe : calculer les émissions carbone de vos trajets
  • ³Flixbus
  • ⁴SNCF Connect
  • ⁵Changer d’approche : 10 idées de sortie montagne sans voiture
  • Ademe : Comment réduire son empreinte écologique aux sports d’hiver ?
  • ⁷Adaptation changement climatique : La station de Metabief : un exemple de station en transition

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  • du tarif d’acheminement ;
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