La transition énergétique de la France

On entend souvent parler de transition énergétique dans les médias… mais que se cache-t-il vraiment derrière ce terme parfois un peu fourre-tout ? Derrière ce concept se jouent pourtant des enjeux majeurs pour le climat, l’économie et notre quotidien. Dans cet article, on vous explique simplement ce qu’est la transition énergétique, ses chiffres clés, la position de la France, les principaux leviers mis en place pour la réussir, et surtout comment vous pouvez, à votre échelle, y contribuer.

éolienne et solaire

Sommaire

📖  Résumé : 

  • La transition énergétique correspond au passage des énergies fossiles vers les énergies renouvelables afin de réduire les émissions de CO₂, maîtriser les coûts, renforcer la souveraineté énergétique et consommer moins, mieux et plus vert.
  • En France, les objectifs fixés par les lois de 2015 et 2019 visent la neutralité carbone en 2050 et 33 % d’énergies renouvelables en 2030, alors qu’en 2024 le mix énergétique reste dominé par le nucléaire (41 %) et les fossiles, avec 15 % d’ENR et une baisse de 20 % des émissions depuis 1990.
  • Pour accélérer la transition, l’État mobilise réglementations, aides financières et innovation dans les secteurs clés comme le transport, le résidentiel, l’industrie et le tertiaire, tandis que les scénarios ADEME projettent à l’horizon 2030-2050 des modes de vie plus sobres et électrifiés.

Qu’est-ce que la transition énergétique ? 

La transition énergétique désigne le passage d’un système de production et de consommation basé sur des énergies de stock (les énergies fossiles comme le pétrole, charbon, gaz) vers un modèle reposant sur des énergies de flux (les énergies renouvelables comme le solaire, éolien, biomasse).¹

Mais ce n’est pas juste une question de source d’énergie : c’est aussi un enjeu économique, social, environnemental et politique. Il s’agit de maîtriser les coûts de l’énergie (importer moins), garantir un accès équitable à l’énergie pour tous (via le développement de réseaux plus intelligents par exemple), réduire les émissions de CO₂ (pour limiter l’impact du changement climatique) et assurer notre souveraineté énergétique.

En résumé, il s’agit de consommer moins, mieux et plus vert.

Voici un petit tableau pour comparer “l’ancien monde” et le monde idéal qu’on vise :

Système d’hier (Fossile)

Système de demain (Renouvelable)

Énergies de stock (épuisables)

Énergies de flux (inépuisables)

Centralisation forte des ressources

Décentralisation (éolien, solaire, hydraulique…)

Importation et dépendance énergétique

Indépendance et souveraineté énergétique

Pollution de l’air et gaz à effet de serre (GES)

Décarbonation et santé publique

Hausse des prix subie

Maîtrise des coûts à long terme

Le saviez-vous ?

La transition énergétique est l’un des volets de la transition écologique, qui englobe quant à elle plus largement la biodiversité, l’eau et la gestion des sols (via notamment le ZAN – Zéro Artificialisation Nette).

Où en est la France dans sa transition énergétique ? 

La France a de grandes ambitions en matière de transition énergétique. Voyons les objectifs qu’elle s’est fixés.

Ses objectifs

S’appuyant sur la Loi relative à la Transition Énergétique pour la Croissance Verte (2015) et la Loi Énergie-Climat (2019), la France s’est engagée aux côtés de l’Union Européenne ಠ:

  • d’ici 2050  : atteindre la neutralité carbone, et réduire de 50 % la consommation d’énergie finale par rapport à 2012.
  • d’ici 2030 : atteindre une part de 33 % d’énergies renouvelables dans la consommation finale brute d’énergie ; réduire de 40 % les émissions de GES (gaz à effet de serre) entre 1990 et 2030 ;

Les résultats

En 2024³, le bouquet énergétique français restait dominé par le nucléaire (41 %), suivi des produits pétroliers (28 %) et du gaz (12 %). Les ENR représentaient environ 15 %. On est donc encore un peu loin des 30 % prévus en 2030 ! 

Quant à l’autre objectif, la réduction de l’émission de CO2… en 2024⁴, l’empreinte carbone de la France est estimée à 563 millions de tonnes équivalent CO2 (Mt CO2 éq). Elle a a diminué de 20 % depuis 1990. Or, rappellez-vous, l’objectif est de réduire de 40 % les émissions de GES entre 1990 et 2030 ! 

Bref, on a encore du boulot… mais avec un peu de bonne volonté et encore plus de panneaux solaires en autoconsommation par exemple, ça devrait le faire. ☀️

En parlant de panneaux solaires, saviez-vous qu’Ohm Énergie proposait l’installation de panneaux solaires sur toiture ainsi que des kits solaires ? Si vous voulez participer à votre échelle à la transition énergétique, c’est une très bonne manière de mettre un pied à l’étrier ! Cela vous permet de consommer de l’électricité d’origine renouvelable (VS fossile), de réduire vos émissions carbone, d’alléger le réseau électrique (puisque vous autoconsommez votre production) et même de réduire vos factures d’énergie ! C’est tout benef’ ☀️

Zoom sur la transition énergétique dans le monde

Qu’en est-il de l’énergie produite et consommée à l’échelle internationale ? À l’échelle mondiale, la transition énergétique reste très inégale

D’un côté, l’accès à l’électricité progresse, et les énergies renouvelables connaissent un essor significatif, porté par la baisse des coûts des technologies (notamment du solaire) et l’électrification croissante des usages domestiques et industriels (voitures électriques, pompes à chaleur etc.). Ainsi, en 2022, la consommation d’énergie solaire, éolienne, géothermique a été multipliée par 12 par rapport à 1990, pour atteindre une part de 3,1 %.³

De l’autre, les énergies fossiles conservent une place importante (elles dominent largement le bouquet énergétique primaire mondial : 81 % en 2022), et connaissent même un triste regain. La preuve avec la COP30 à Bélem qui n’a quasiment pas abordé le sujet du pétrole et du charbon ; le report en Europe de l’interdiction de vendre des voitures thermiques à l’horizon 2035 ; ou encore les récents agissements de Trump aux Etats-Unis (“Fore, chéri, fore”). Sans oublier l’explosion de l’IA dans le monde, dont le fonctionnement repose sur des data centers très gourmands en énergie. 

Pas très rejouissant non ? ☹️

La transition énergétique en 2026 en France

Bon, allez, on va vous remonter le moral avec des bonnes nouvelles… car, même si nous n’avons pas encore rempli tous nos objectifs, aux yeux du reste du monde, la France fait office de bon élève en matière de transition énergétique. D’après l’AIE⁵, elle est « largement vue au sein de la communauté internationale comme un précurseur de la transition énergétique » avec « le plus bas niveau d’émissions de CO2 par habitant parmi les économies avancées ».

Comment est-ce possible ? 

C’est simple. L’Etat a mis en place trois leviers : 

  • des obligations réglementaires renforcées, ciblant les secteurs les plus consommateurs d’énergie ;
  • des aides financières, pour accompagner ménages, entreprises et collectivités ;
  • l’innovation technologique, notamment dans l’électricité décarbonée, le stockage et l’efficacité énergétique.

 

Et si on regardait plus en détails pour chaque secteur particulièrement consommateur d’énergie ce qu’a fait notre pays pour optimiser les performances énergétiques ? C’est parti !

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Le transport

Le transport reste le premier poste de consommation finale d’énergie en France, représentant 33 % en 2024³. Il demeure aussi l’un des secteurs les plus émetteurs de gaz à effet de serre.

Pour accélérer la transition du secteur, l’Etat a par exemple mis en place :

  • les Zones à Faibles Émissions (ZFE) : pour limiter les véhicules les plus polluants en zone urbaine.

Afin d’accompagner cette transformation, les aides financières jouent un rôle clé : 

  • Voitures électriques : le leasing social permet aux foyers modestes de louer une voiture électrique à moins de 200 euros par mois ; 
  • Bornes de recharge : le programme Advenir finance une partie de l’installation de bornes pour les particuliers en copropriété.
  • Vélos électriques : aides à l’achat et dispositifs dédiés aux entreprises pour équiper leurs salariés.

Le résidentiel

Le secteur résidentiel représente environ 30 % de la consommation finale d’énergie en France en 2024³. Le chauffage des logements, encore largement alimenté par le gaz constitue un levier majeur de réduction des émissions de CO₂.

L’Etat a donc mis en place des mesures contraignantes pour réduire la consommation d’énergie de l’habitat et les émissions de gaz à effet de serre qui y sont liées.

La loi Climat et Résilience a instauré un calendrier progressif d’interdiction de location des logements les plus énergivores, communément appelés « passoires thermiques ». Cette mesure pousse les propriétaires à engager des travaux de rénovation globale pour améliorer les performances énergétiques de leur bien.

  • Rénovation globale : Bouquet de travaux (isolation + chauffage + ventilation) réalisé en une fois pour maximiser l’efficacité.

Pour accompagner cette transformation du parc immobilier, l’État s’appuie sur MaPrimeRénov’, dispositif devenu incontournable. En 2026, cette aide permet de financer aussi bien des travaux de rénovation thermique que l’installation d’équipements utilisant des énergies renouvelables. Panneaux solaires photovoltaïques, pompes à chaleur ou encore systèmes de chauffage au bois performants participent à la baisse des consommations d’énergie et des émissions carbone.

Le saviez-vous ?

Un nouveau DPE (à ne pas confondre avec le passeport énergétique) a vu le jour au 1er janvier 2026 ! Il vise notamment à encourager les propriétaires à remplacer leur chaudière fossile par une pompe à chaleur.

Pssst 👋 Une autre technique pour participer à la transition énergétique locale consiste à souscrire à une offre d’électricité d’origine renouvelable. Ainsi, vous soutenez les producteurs d’électricité décarbonée (éolien, solaire, hydraulique etc). Ca tombe bien : chez Ohm Énergie, on propose des offres d’électricité vertes ! 

L'industrie

L’industrie représente 18 % de la consommation finale d’énergie en France en 2024. ³

Les pouvoirs publics soutiennent la décarbonation industrielle via des dispositifs ciblés. Par exemple, le Fonds Chaleur est une aide financière qui permet de mettre en place un projet de récupération de chaleur fatale. L’industrie récupére la chaleur non utilisée durant les procédés industriels afin de la transformer en énergie utile (chauffage des locaux par exemple). 

Rien ne se perd tout se transforme ! ♻️

Tertiaire

Le secteur tertiaire représente environ 15 % de la consommation finale d’énergie en France en 2024. ³

Pour réduire la consommation du secteur, le décret tertiaire impose depuis plusieurs années une réduction progressive des consommations énergétiques de certains bâtiments. Pour y parvenir, les entreprises peuvent engager des travaux de rénovation énergétique (isolation des murs, calorifugeage), remplacer leurs équipements fonctionnant aux énergies fossiles par des équipements renouvelables (pompe à chaleur, biomasse, panneaux solaires), ou suivre leurs consommations d’énergie afin de la réduire via un Système de Management de l’Energie (SME) ou la GTB / GTC.

Le saviez-vous ?

La loi APER renforce cette dynamique en rendant obligatoires les ombrières photovoltaïques sur certains parkings, transformant des surfaces jusque-là inutilisées en espaces de production d’électricité locale. 

Bref, vous l’aurez compris, il existe tout un panel de solutions et de mesures pour booster la transition énergétique. Mais est-ce suffisant pour remplir nos objectifs ? L’avenir nous le dira. 🔮

Quel futur pour la transition énergétique en France ?

Dans ses travaux prospectifs « Transition énergétique et écologique : quels modes de vie en 2030-2050 ? »⁶, l’ADEME s’intéresse à une question centrale : à quoi pourrait ressembler le quotidien des Français dans une société engagée vers la neutralité carbone et la division par quatre des émissions de gaz à effet de serre ?

L’enjeu n’est pas seulement technologique, mais profondément lié aux modes de vie. Les scénarios ADEME dessinent une société où la sobriété, l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables transforment en profondeur l’habitat, les déplacements et la consommation.

Concrètement, cela se traduit par :

  • des bâtiments à basse consommation ou à énergie positive, majoritairement rénovés plutôt que construits neufs ;
  • une électricité produite principalement à partir du vent, du soleil et de l’eau ;
  • davantage d’appareils électriques, mais plus performants et moins énergivores ;
  • des logements plus denses (maisons superposées plutôt qu’alignées) capables d’échanger de l’énergie entre eux ;
  • des voitures partagées remplaçant plusieurs véhicules individuels, roulant surtout à l’électricité ou au biogaz ;
  • des transports en commun et des mobilités douces optimisés grâce au numérique ;
  • moins de gaspillage alimentaire et une alimentation plus saine et plus équilibrée.

 

À titre d’exemple, l’ADEME imagine une famille type en 2050 vivant dans une ville moyenne, avec deux enfants. Les déplacements du quotidien se font majoritairement en transports en commun et à vélo électrique, avec un recours ponctuel à une voiture hybride rechargeable en autopartage. Les voyages lointains deviennent plus rares, mais restent possibles, comme un voyage exceptionnel en Chine sur l’année.

Et moi qui pensais qu’on allait se déplacer en voiture volante en 2050 😉 

En résumé, la transition énergétique, c’est un défi collectif… mais aussi une opportunité pour chacun d’agir à son niveau. Plutôt que de subir le grand retour des énergies fossiles, vous pouvez passer à l’action dès aujourd’hui : souscrivez à une offre d’électricité verte ou installez des panneaux solaires, et faites de votre énergie un vrai levier pour un avenir plus durable !

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  • ²Ademe : les défis de la transition énergétique
  • ¹Géo confluence : transition énergétique
  • Géo confluence : bouquet énergétique
  • ³SDES : chiffres clés de l’énergie
  • SDES : l’empreinte carbone de la France
  • ⁵Connaissance des énergies : que désigne la transition énergétique ?
  • Ademe : Visions énergie climat 2030/2050 : quels modes de vie pour demain ?

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Cette catégorie regroupe les offres ne correspondant à aucune des précédentes. Elle inclut notamment les offres dont le fournisseur peut librement modifier le prix une ou plusieurs fois par an ou dont l’engagement sur le prix est inférieur à 12 mois.