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Canicule et travail : le guide complet du Code du travail, des températures limites et du droit de retrait

Fatigue, malaise, déshydratation, coup de chaud… Quand les températures grimpent, les conditions de travail peuvent rapidement devenir difficiles, voire présenter un risque pour la santé. Alors, concrètement que peut demander un salarié à son employeur ? Quelles mesures l’entreprise doit-elle mettre en place ? Et que faire lorsque la chaleur devient difficilement supportable ? Ce guide fait le point sur les règles au travail quand le mercure bat des records 🥵

Sommaire

À retenir 

  • Le Code du travail ne fixe pas de température maximale au travail, mais l’employeur doit évaluer les risques liés à la chaleur dès la vigilance jaune de Météo-France depuis le 1er juillet 2025.
  • En cas de fortes chaleurs, l’employeur doit adapter les conditions de travail. Le salarié peut demander des mesures de prévention et, en cas de danger grave et imminent, exercer son droit de retrait.
  • Le télétravail ne peut pas être imposé lors d’une canicule, mais peut être demandé par le salarié. En parallèle, ventilation, protections solaires, aménagement des horaires et bons réflexes permettent de limiter les effets de la chaleur au travail.

Quelle est la température maximale autorisée au travail ?

Le code du travail ne fixe aucune température limite impliquant un arrêt du travail, bien que des dispositifs spécifiques s’appliquent lors d’épisodes de canicule. L’INRS (Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles) prévient que la chaleur peut présenter des risques pour la santé dès 28 ° C pour un travail physique et dès 30 ° C pour les activités sédentaires.

Toutefois, le seul indicateur de température ne suffit pas à déterminer le danger d’une situation. C’est à l’employeur qu’il revient de détecter les risques et d’agir pour prendre les mesures s’imposant au travail1.

Définition de la canicule 🔎

Une canicule est un épisode de chaleur intense et durable correspondant à une vigilance de Météo-France et définie dans l’article R. 4463-1 du Code du travail

Quelles sont les obligations de l’employeur en cas de canicule ?

Depuis le 1er juillet 2025, l’employeur a la responsabilité de mettre en œuvre les mesures de prévention adaptées, et ce dès la vigilance jaune de Météo France pour forte chaleur2 (article R.4463-2 du Code du travail). 

Concrètement, il pourra prendre des mesures comme : 

  • adapter les horaires de travail pour commencer plus tôt et éviter les heures les plus chaudes de la journée ;
  • prévoir plus de pauses pour se reposer quand l’exposition à la chaleur est intense ;
  • réduire au maximum les tâches exposées à la chaleur comme les travaux physiques importants ; 
  • aménager les locaux et le postes de travail avec l’installation de ventilateurs, de brumisateurs ou de stores par exemple, créer des zones ombragées en extérieur ; 
  • informer les salariés sur les risques liés à la chaleur, ainsi que les bons réflexes à mettre en place ;
  • assurer l’accès à suffisamment d’eau potable et fraîche à proximité des postes de travail. L’obligation concerne également les personnes exerçant à l’extérieur 3 ;
  • prévoir les tenues ou équipements de protection individuelle (EPI) adaptés aux fortes chaleurs.
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En vigilance orange ou rouge, l’employeur a l’obligation de réévaluer chaque jour les risques pour adapter l’organisation du travail.

⚠️ Si l’évaluation identifie de potentielles atteintes à la santé des travailleurs, alors les mesures prises par l’employeur doivent être intégrées dans le document unique d’évaluation des risques professionnels dit DUERP. Si l’effectif dépasse 50 salariés, les mesures sont ajoutées au programme annuel de prévention des risques.

👉 En pratique, le salarié confronté à la canicule peut donc demander à connaître auprès de son employeur les mesures prévues pour limiter son exposition.

Précautions renforcées pour les travaux en extérieur

Dans le secteur du BTP ou de l’agriculture, l’employeur doit adapter les conditions de travail en tenant compte de l’exposition au soleil, de l’effort physique, du port d’EPI ou encore du travail isolé.

En pratique, cela passe par :

  • des aides à la manutention pour limiter les efforts physiques,
  • un espace pour se reposer à l’abri de la chaleur,
  • des horaires décalés et un accès facile à de l’eau potable et fraîche.

Quand un salarié peut-il exercer son droit de retrait ?

Une forte chaleur ne donne pas automatiquement droit au retrait. Toutefois, si une chaleur excessive présente un danger grave et imminent pour sa santé ou sa sécurité, le salarié peut exercer son droit de retrait selon le Code du travail (article L4131-1) en quittant une situation dangereuse5 .

Dans les faits, il n’existe pas de température précise à partir de laquelle le droit de retrait s’applique. Chaque situation doit être appréciée en fonction de plusieurs critères comme l’état de santé du salarié, l’intensité de la chaleur, la durée d’exposition…3

Que faire si la chaleur devient difficile à supporter ?

👉 Le salarié doit immédiatement alerter son employeur ou son responsable de la situation. Cette dernière peut concerner une absence d’eau fraîche, des conditions de travail particulièrement pénibles, une chaleur excessive dans les locaux, un malaise… Le travailleur est en droit de demander la mise en place de mesures de prévention ou l’aménagement du poste.

En l’absence de changement de la situation, si le salarié estime être confronté à un danger grave et imminent, il peut exercer son droit de retrait en prévenant son employeur.

⚠️ En cas d’urgence ou de malaise, contactez le SAMU au 15, les pompiers au 18 ou encore le 112.

Le saviez-vous ?

L’inspection du travail a réalisé trois fois plus de contrôles en 2025 par rapport à l’année précédente indique le Ministère du Travail 4.

Peut-on imposer le télétravail pendant une canicule ?

Le télétravail peut être mis en place sans l’accord du salarié uniquement en cas de force majeure ou de circonstances exceptionnelles comme une menace d’épidémie (article L1222-9 à L1222-11). Lors d’une canicule, il ne peut être imposé au salarié

👉 Toutefois, un salarié peut aborder le sujet avec son responsable lorsque les conditions de travail deviennent difficiles à cause de la canicule. Le télétravail peut limiter les expositions aux fortes chaleurs et le salarié peut donc en faire la demande ponctuellement.

Attention, le télétravail n’est pas toujours la bonne solution. Certains logements peuvent être plus impactés par la chaleur et manquer de ventilation. Il convient donc de comparer les deux environnements.

💡 Durant l’été, une veille quotidienne de Météo France permet de s’informer en ligne pour son département. Un numéro vert et gratuit Canicule Info Service est ouvert par téléphone 0800 06 66 66.

La climatisation est-elle obligatoire au bureau ?

Aucun texte légal n’impose que les locaux soient dotés de climatisation. Toutefois, l’INRS indique que le confort thermique dans les bureaux se situe entre 23 ° et 26 ° C en été 10.

Les employeurs optent ainsi souvent pour un système sobre en énergie comme les pompes à chaleur ou encore la climatisation solaire.

Records canicule historique 🥵 

L’été 2026 défie tous les records. Le mois de juillet affiche une anomalie de +5,2 °C pour les maximales par rapport aux températures moyennes 6.

Comment garder des bureaux frais sans surconsommer ?

Adapter les bâtiments pour limiter les risques

Pour lutter efficacement contre la canicule, il est essentiel d’empêcher la chaleur d’entrer grâce aux protections solaires notamment au niveau des parois vitrées : stores, films réfléchissants, volets roulants… 

Une ventilation naturelle avec une aération le soir ou tôt le matin permet de renouveler l’air et de rafraîchir l’espace.

L’isolation des toits et des murs permet également de gagner quelques degrés de confort 11.

Les entreprises doivent prendre en compte les aides financières possibles dans ces travaux : Fonds Chaleur de l’ADEME, certificats d’économie d’énergie ou encore aides locales. Sans oublier que leur fournisseur d’énergie peut parfois leur faire économiser tout en consommant une électricité verte et locale 🌱

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Aménager les extérieurs

Rendre les sols perméables et végétaliser les espaces sont deux solutions qui permettent de rafraîchir les températures. L’infiltration de l’eau de pluie permet l’évapotranspiration ou le rafraîchissement de l’air par les arbres.

Les éco-gestes au bureau comptent aussi pour une consommation d’énergie limitée.

Canicule au travail : quels sont les bons réflexes à adopter ?

Face à une chaleur intense, la vigilance est de mise avec quelques précautions sanitaires dont : 

  • boire de l’eau tout au long de la journée et en quantité adéquate,
  • protéger sa tête et sa peau du soleil,
  • faire attention à l’état de ses collègues,
  • prévenir si l’on se sent mal 12 ou se rendre à la Médecine du Travail de son site.

Quelle température minimale avec la climatisation ?

Rafraîchisseur d’air ou climatiseur doivent être utilisés de façon raisonnée. Ainsi, le système de refroidissement ne doit être utilisé que si la température intérieure dépasse 26° C (hors hôpitaux, établissements de soin et zones alimentaires) 13.

Face aux épisodes de canicule de plus en plus fréquents, employeurs et salariés ont chacun un rôle à jouer pour prévenir les risques et limiter les effets des fortes chaleurs au travail. Aménagement des horaires, hydratation, ventilation, protections solaires ou encore équipements performants : des solutions permettent de préserver la santé des travailleurs tout en limitant les consommations d’énergie.

1 INRS Santé et sécurité au travail – Travail à la chaleur

2 Economie.gouv – Canicule : quelles sont vos obligations en tant qu’employeur

3  Code du travail – Canicule au travail

4 Ministère du travail – Code du travail

5 Ministère du Travail et des solidarités – Fortes chaleurs : mesures de prévention

6 Meteofrance – bilan climatique

7 Service-public – Un salarié peut-il refuser de travailler s’il pense être exposé à une situation dangereuse

8 Plusfraisautravail – Recourir au télétravail lorsque les conditions s’y prêtent

9 Code travail – Fortes chaleurs : obligations de l’entreprise

10 INRS – Confort thermique dans les bureaux

11 Ademe – Quelles solutions pour travailler malgré la canicule ?

12 Anact – Canicule et santé au travail

13 Entreprendre.service-public – Limite de température intérieure des bâtiments

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Ces offres garantissent que les modalités et conditions contractuelles, y compris le prix, demeurent inchangées pendant toute la durée du contrat, en dehors des évolutions :
  • de la fiscalité applicable ;
  • du tarif d’acheminement ;
  • et des composantes du prix ayant pour objet la répercussion sur le consommateur d’obligations réglementaires reposant sur les fournisseurs de gaz naturel et d’électricité non connues ni anticipables lors de la prise d’effet du contrat.
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– Offre indexé sur le TRVE
Dans ces offres l’ensemble du prix (abonnement et consommation) suivent les mêmes variations que l’option du TRVE utilisée comme référence, pour chacun des postes saisonniers de l’option. Le TRVE évolue en février et en août chaque année.
– Offre indexé sur le PRVG
Dans ces offres l’ensemble du prix (abonnement et consommation) suivent les mêmes variations que l’option du PRVG utilisée comme référence. Le PRVG évolue tous les mois.
– Offre indexé sur des références de prix du marché
Le prix varie selon des indices de marché librement accessibles comme la référence de coûts d’approvisionnement du gaz, le prix de gros du gaz (Point d’Echange Gaz ou PEG, Title Transfert Facility ou TTF) ou les indices INSEE. Le fournisseur doit préciser la fréquence des évolutions tarifaires. Pour de telles offres, l’indexation peut concerner une partie du prix (uniquement l’abonnement, ou bien seule la part énergie) ; pour autant, les conditions d’évolution de l’ensemble du prix doivent être explicitées par le fournisseur.
– Offre à tarification dynamique
Les prix reflètent les variations en temps réel des marchés de l’énergie. Le fournisseur s’engage à préciser la fréquence exacte d’évolution des prix au consommateur lors de la souscription de l’offre. Ces offres sont destinées aux consommateurs qui peuvent déplacer un certain nombre de leurs consommations et sont donc ouverts à la variabilité du prix de leur énergie.
– Autres offres (prix variables)
Cette catégorie regroupe les offres ne correspondant à aucune des précédentes. Elle inclut notamment les offres dont le fournisseur peut librement modifier le prix une ou plusieurs fois par an ou dont l’engagement sur le prix est inférieur à 12 mois.