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Changer votre chauffage au fioul : comparatif des meilleures solutions et calcul des aides

Ceux qui ont connu la chaudière au fioul se rappellent sans doute de cette odeur si particulière de mazout. Si votre chaudière a rendu l’âme, il va falloir lui dire adieu pour de bon car depuis 2022, installer une nouvelle chaudière au fioul n’est plus possible. Pompe à chaleur, chaudière biomasse ou chauffage électrique : quelle solution s’accorde le mieux avec votre logement ? Comment financer la nouvelle installation avec MaPrimeRénov’ et les CEE sans y laisser fortune ?

Sommaire

À retenir 

  • Depuis 2022, une chaudière au fioul encore fonctionnelle peut être conservée et réparée, mais son remplacement par un nouveau modèle au fioul n’est plus autorisé.
  • Pompe à chaleur air-eau, chaudière à granulés et radiateurs électriques sont les principales alternatives, avec des contraintes et des coûts d’usage différents selon le logement.
  • MaPrimeRénov’ et les CEE peuvent financer une partie des travaux ; depuis le 1er septembre 2026, une PAC doit notamment disposer de l’agrément « Qualité et résilience industrielle » pour bénéficier du Coup de pouce Chauffage.

Qu’est-ce qui change pour les chaudières fioul en 2026 ?

Notez d’abord que non, vous n’êtes pas obligé de retirer votre chaudière fioul si elle fonctionne encore. Aucune loi n’impose de démonter un équipement encore en état de marche. Ce qui n’est plus possible depuis 2022, en revanche, c’est de remplacer son ancienne chaudière par un nouveau modèle fonctionnant au fioul.

Ce sort découle du décret du ministère de la Transition Écologique, qui fixe un plafond d’émissions de 300 gCO2eq/kWh PCI¹ pour tout nouvel équipement de chauffage installé… Et c’est là le hic, parce que le fioul domestique affiche un facteur d’émission de 324 gCO₂eq/kWh PCI. En d’autres termes, le jour où votre chaudière au fioul ne fonctionne plus, il faut lui trouver un digne remplaçant, plus écologique.

Trois situations sont à distinguer :

  • Votre chaudière fonctionne correctement : vous pouvez la garder ;
  • Elle tombe en panne mais reste réparable : possible de changer uniquement la pièce qui ne fonctionne plus. Néanmoins, sachant que les chaudières au fioul ne sont plus commercialisées, certaines pièces deviennent introuvables, il est alors nécessaire de changer l’appareil.
  • Elle doit être entièrement remplacée : il faut choisir un autre système de chauffage.

Des dérogations existent. C’est le cas, par exemple, lorsque les caractéristiques technique du bâtiment rendent impossible l’installation d’un autre équipement (ce qui reste dans l’absolu très rare). Le mieux reste donc de savoir vers quoi se tourner le jour où la chaudière au fioul rendra définitivement les armes.

Par quoi remplacer un chauffage au fioul ?

La pompe à chaleur air-eau et la chaudière à granulés sont deux alternatives intéressantes parce qu’elles peuvent se brancher sur le même réseau d’eau et garder les radiateurs à eau déjà existants. Le radiateur électrique est une autre solution, mais qui implique de modifier complètement l’installation et de remplacer les radiateurs à eau par des émetteurs électriques (plus de travaux, donc).

La pompe à chaleur air-eau : conserver son chauffage central

La PAC air-eau récupère les calories présentes dans l’air extérieur et les restitue dans un circuit hydraulique qui permet de chauffer l’eau circulant dans les radiateurs ou le plancher chauffant. Elle est intéressante pour remplacer une chaudière au fioul, car il est souvent possible de réutiliser une grande partie du réseau de chauffage existant.

Selon une étude menée par l’ADEME² sur 100 maisons, une PAC air-eau correctement installée et réglée permet en moyenne de diviser par deux la facture de chauffage, et jusqu’à trois dans les installations les plus performantes. Ces constats restent bien sûr à nuancer puisqu’ils dépendent de la qualité du matériel et de l’installation, du dimensionnement de l’équipement et des réglages de ce dernier, et de son entretien notamment.

La chaudière à granulés : un fonctionnement proche du fioul

Comme la PAC, la chaudière à granulés chauffe elle aussi de l’eau qui circule dans les radiateurs pour venir chauffer la pièce. Passer du fioul au bois permet donc de conserver l’essentiel du réseau de chauffage existant. Son principal inconvénient est l’espace nécessaire car il faut prévoir un silo pour stocker les granulés et un accès adapté pour les livraisons.

Cette solution est particulièrement adaptée aux grandes maisons et aux régions où les besoins de chauffage sont importants. Cela peut s’expliquer par son prix qui peut faire figure de valeur « refuge » face au gaz et à l’électricité dont les tarifs sont en partie liés aux marchés internationaux de l’énergie. Par exemple, au deuxième trimestre 2026, le granulé de bois affiche un prix du kWh à environ 8,4 c€³, soit un prix 38 % moins cher que le prix repère gaz⁴ et 58 % moins cher que l’électricité au kWh⁵.

L'électrique à inertie, la solution rapide et accessible

L’installation de radiateurs électriques coûte généralement moins cher que les deux solutions précédentes. En revanche, un radiateur électrique produit environ 1 kWh de chaleur pour 1 kWh d’électricité consommé, alors qu’une pompe à chaleur a un rendement – appelé COP dans le jargon – autour de 2,9 pour les PAC air/eau et 4,3 pour les PAC eau/eau⁶. L’électrique est donc surtout à envisager dans une petite surface ou une maison très bien isolée, dont les besoins annuels de chauffage restent faibles.

Avant de changer le chauffage d’une maison mal isolée, il peut cependant être plus pertinent de traiter d’abord certaines déperditions thermiques.

Retrait de la cuve à fioul : ne l'oubliez pas dans votre budget

Changer de chaudière, c’est une chose. Se débarrasser de la cuve, c’en est une autre… et elle a un coût qu’on oublie trop souvent dans les devis. L’enlèvement d’une cuve à fioul coûte à lui seul entre 1 000 et 3 000 euros selon les particulaités de la cuve et de son installation⁷.

Cette prestation peut être éligible à certaines aides comme MaPrimeRénov’, l’éco-PTZ ou encore lles CEE dès lors qu’elle s’inscrit dans un projet global de changement de système de chauffage.

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Quelles aides pour remplacer un chauffage au fioul en 2026 ?

Plusieurs aides peuvent réduire le coût du remplacement d’une chaudière fioul, notamment MaPrimeRénov’ et les certificats d’économies d’énergie (CEE). Le montant accordé dépend du nouvel équipement et des revenus du ménage.

MaPrimeRénov' pour une pompe à chaleur

MaPRimeRénov c’est l’aide phare pour les travaux de rénovation énergétique, dont le changement de chauffage fait partie.

Pour l’installation d’une PAC air-eau, l’aide peut, par exemple, atteindre :

  • 5 000 € pour les ménages aux revenus très modestes ;
  • 4 000 € pour les ménages modestes ;
  • 3 000 € pour les ménages intermédiaires.

La dépense éligible est plafonnée à 12 000 €⁹. L’un des critères important à respecter pour percevoir une aide MAPrimeRénov’ est de faire appel à un artisan certifié reconnu garant de l’environnement (RGE), mention attribuée justement par l’organisme agréé par l’État Qualibat RGE.

La dépose d’une cuve à fioul peut également bénéficier de MaPrimeRénov’ sous conditions de ressources, avec une aide pouvant notamment atteindre 1 200 € pour les ménages très modestes.

-> Toutes les conditions MaPrimeRenov’

Les CEE et le Coup de pouce Chauffage

Le dispositif des certificats d’économies d’énergie permet également de financer le remplacement d’une chaudière au fioul.

Le Coup de pouce Chauffage concerne notamment :

  • les pompes à chaleur air-eau ;
  • certaines pompes à chaleur géothermiques ;
  • les chaudières biomasse ;
  • certains appareils de chauffage au bois ;
  • le raccordement à un réseau de chaleur renouvelable.

Depuis le 1er septembre 2026, pour bénéficier du Coup de pouce Chauffage lors du remplacement d’une chaudière au fioul, au gaz ou au charbon par une pompe à chaleur, le modèle choisi doit disposer de l’agrément « qualité et résilience industrielle ».

Cette aide étant versée dans le cadre des CEE par les fournisseurs d’énergie et leurs partenaires, il est recommandé de comparer leurs offres avant de s’engager car les montants peuvent varier.

-> Retrouvez l’ensemble des aides dont vous pouvez bénéficier sur le simulateur officiel France Rénov’.

Foire aux questions

Est-il obligatoire de remplacer sa chaudière au fioul si elle fonctionne encore ?

Non. L’interdiction porte uniquement sur l’installation d’un nouvel équipement au fioul, en cas de panne irréparable ou de remplacement volontaire.

Pensez d’ailleurs à bien entretenir votre chaudière pour allonger son espérance de vie -> En savoir plus sur l’entretien de la chaudière

Quel est le coût moyen pour enlever une cuve à fioul ?

Entre 800 € et 2 000 € pour le dégazage, le nettoyage et la neutralisation, une prestation parfois éligible aux aides lors d’un changement de chauffage.

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– Offres à Prix fixe de la part de l’électricité et/ou du gaz :
Ces offres garantissent que les modalités et conditions contractuelles, y compris le prix, demeurent inchangées pendant toute la durée du contrat, en dehors des évolutions :
  • de la fiscalité applicable ;
  • du tarif d’acheminement ;
  • et des composantes du prix ayant pour objet la répercussion sur le consommateur d’obligations réglementaires reposant sur les fournisseurs de gaz naturel et d’électricité non connues ni anticipables lors de la prise d’effet du contrat.
– Offre à prix fixe tout compris :
Les offres de cette typologie disposent d’un prix fixe sur toute la période d’engagement du contrat, sauf pour tenir compte des évolutions de la fiscalité applicable.
– Offre indexé sur le TRVE
Dans ces offres l’ensemble du prix (abonnement et consommation) suivent les mêmes variations que l’option du TRVE utilisée comme référence, pour chacun des postes saisonniers de l’option. Le TRVE évolue en février et en août chaque année.
– Offre indexé sur le PRVG
Dans ces offres l’ensemble du prix (abonnement et consommation) suivent les mêmes variations que l’option du PRVG utilisée comme référence. Le PRVG évolue tous les mois.
– Offre indexé sur des références de prix du marché
Le prix varie selon des indices de marché librement accessibles comme la référence de coûts d’approvisionnement du gaz, le prix de gros du gaz (Point d’Echange Gaz ou PEG, Title Transfert Facility ou TTF) ou les indices INSEE. Le fournisseur doit préciser la fréquence des évolutions tarifaires. Pour de telles offres, l’indexation peut concerner une partie du prix (uniquement l’abonnement, ou bien seule la part énergie) ; pour autant, les conditions d’évolution de l’ensemble du prix doivent être explicitées par le fournisseur.
– Offre à tarification dynamique
Les prix reflètent les variations en temps réel des marchés de l’énergie. Le fournisseur s’engage à préciser la fréquence exacte d’évolution des prix au consommateur lors de la souscription de l’offre. Ces offres sont destinées aux consommateurs qui peuvent déplacer un certain nombre de leurs consommations et sont donc ouverts à la variabilité du prix de leur énergie.
– Autres offres (prix variables)
Cette catégorie regroupe les offres ne correspondant à aucune des précédentes. Elle inclut notamment les offres dont le fournisseur peut librement modifier le prix une ou plusieurs fois par an ou dont l’engagement sur le prix est inférieur à 12 mois.