Les frais d’électricité en télétravail : comment les réduire et à quelles indemnités avez-vous droit ?

Ah, quel plaisir de travailler depuis chez soi ! Pas de transports en commun, pas de comptes à rendre quant à ses choix vestimentaires (pour certains discutables) et une atmosphère on ne peut plus confortable. Seulement, il y a bel et bien point sur lequel le télétravail peut poser problème : la facture d’énergie. En effet, qui dit « télétravail » dit aussi frais d’électricité supplémentaires. Alors, à quel point le télétravail peut-il coûter cher en énergie et existe-t-il des indemnités en la matière ?

Sommaire

Télétravail et hausse des factures d’électricité : quels frais réels ?

Si le travail à domicile peut présenter son lot d’avantages, il peut également peser lourd sur les finances de votre ménage. Eh oui, lorsque vous travaillez chez vous, vous mobilisez davantage d’électricité pour faire fonctionner votre chauffage, votre connexion internet, votre ordinateur, votre éclairage, vos appareils de cuisson à l’heure du déjeuner, etc. Autrement-dit, le télétravail est certes bien pratique, mais aussi coûteux. D’après une étude réalisée en 2021 par le cabinet ConvictionsRH pour Le Parisien, « le surcout pour les salariés en frais courants (électricité, chauffage, eau…) peut varier de 13 euros par mois en fourchette basse (pour une habitation de 50 m² chauffée au gaz, sans surcoût de repas… à 174 euros par mois en fourchette haute (pour 200 m² chauffé à l’électrique, frais de repas et de cafés inclus)¹ ». D’après les données fournies, le chauffage serait par ailleurs le poste principal de dépense des salariés télétravailleurs. Cependant, il n’est pas le seul facteur susceptible de faire gonfler le montant de vos factures, puisque bien des appareils électriques supplémentaires sont mobilisés dans le cadre du travail de chez soi : 

  • L’ordinateur fixe ou portable ;
  • L’éclairage ;
  • Le climatiseur, si vous en êtes équipé ;
  • La box Internet.

Pour connaître la consommation réelle de ces appareils pendant les journées télétravaillées, il existe une méthode plutôt simple, qui consiste en un calcul tenant compte des informations suivantes :

  • La puissance de l’appareil en watts (W) ;
  • La consommation électrique moyenne
  • Sa fréquence d’utilisation : en heure(s) par jour, ou en heure(s) par semaine ;
  • Sa période d’utilisation : en jour(s) par an, ou en semaine(s) par an.

On peut ensuite procéder à l’équation suivante : (Puissance x fréquence d’utilisation x période d’utilisation) / 1 000

Ce n’est pas tout à fait clair ? Pas d’inquiétude, on vous donne un exemple. Vous possédez un ordinateur fixe d’une puissance de 200 watts que vous utilisez chaque jour dans le cadre du télétravail. Ou, vous télétravaillez en moyenne 150 jours par an, à raison de 8 heures. Ce qui nous donne :

(200 x 8 x 150) / 1000 = 240

Pour télétravailler à l’aide de votre ordinateur, vous dépensez donc chaque année 240 kWh supplémentaires. Au tarif Bleu d’EDF (le tarif de référence) en juin 2024, cela représente une dépense supplémentaire de 60,38 euros chaque année. Vous pouvez ensuite réaliser ce calcul sur l’ensemble des appareils utilisés quotidiennement lorsque vous travaillez depuis chez vous.

Quelles indemnités pour les frais d’électricité en télétravail ?

Il est à noter que depuis l’ordonnance du 22 septembre 2017, la prise en charge des frais de télétravail par l’employeur n’est plus obligatoire. Cependant, certaines indemnités peuvent être payées. Il en existe différentes formes, selon les modalités convenues entre l’employeur et l’employé. En effet, « l’employeur n’est pas tenu de verser à son salarié une indemnité de télétravail destinée à lui rembourser les frais découlant du télétravail, sauf si l’entreprise est dotée d’un accord ou d’une charte qui le prévoit »² . L’employeur peut alors rembourser les frais liés au télétravail engagés par le salarié de deux manières :

  • Un remboursement pour chaque dépense engagée ;
  • Sous la forme d’un versement mensuel d’une indemnité forfaitaire.

Un forfait mensuel

L’Urssaf permet aux employeurs de verser une indemnité forfaitaire de télétravail, exonérée de cotisations sociales, à hauteur de 10 euros par mois pour un jour de télétravail par semaine, avec une limite maximale de 50 euros par mois pour 5 jours de télétravail par semaine .

Un montant librement négocié

L’employeur peut aussi fixer un montant d’indemnité sur une base différente, tant qu’il respecte les limites fixées par l’Urssaf pour l’exonération de cotisations sociales.

Le remboursement des frais réels

L’employeur peut choisir de rembourser les frais réels engagés par le salarié pour l’exercice de son activité professionnelle à domicile, sur présentation des justificatifs. Ces frais peuvent inclure :

  • L’électricité ;
  • Internet ;
  • Le chauffage ;
  • L’achat de matériel informatique ou de bureau.

L’évaluation forfaitaire des frais

L’Urssaf propose également une évaluation forfaitaire des frais de télétravail basée sur une allocation spécifique pour les dépenses courantes comme l’électricité et Internet, établissant un montant forfaitaire par jour de télétravail.

Ces indemnités doivent être prévues dans un accord de télétravail ou dans une charte de télétravail adoptée par l’entreprise. Les indemnités forfaitaires ou les remboursements de frais réels peuvent bénéficier d’une exonération fiscale et sociale sous certaines conditions.

Il est important de consulter les conditions spécifiques et les plafonds fixés par l’Urssaf et de se référer aux accords internes de l’entreprise pour déterminer les montants précis et les modalités de versement des indemnités pour les frais d’électricité en télétravail.

Comment réduire mes frais d’électricité liés au télétravail ?

Que vous receviez ou non des indemnités de la part de votre employeur dans le cadre du télétravail, sachez qu’il est toujours possible de réduire votre consommation d’énergie lorsque vous planchez sur de gros dossiers 😉.

Réduire la consommation d’électricité de vos outils de travail

Assurez-vous d’éteindre complètement votre ordinateur, imprimante et autres équipements lorsque vous ne les utilisez pas. Utilisez des multiprises avec interrupteur pour couper l’alimentation facilement. N’hésitez pas non plus à abaisser la luminosité de votre écran, afin de réduire significativement la consommation d’énergie de votre moniteur. Désactivez le Wi-Fi, le Bluetooth et autres fonctionnalités sur vos appareils lorsque vous ne les utilisez pas. Enfin, configurez votre ordinateur pour passer en mode veille après une période d’inactivité. Le mode veille consomme moins d’énergie que lorsque l’ordinateur est en fonctionnement.

Mieux régler votre chauffage

Comme nous l’avons déjà signifié, le chauffage représente la grosse dépense supplémentaire au cœur de votre quotidien de télétravailleur. N’hésitez pas non plus à utiliser un thermostat programmable pour régler la température de votre espace de travail selon vos horaires. Pour encore plus d’efficacité, découvrez comment installer un thermostat connecté  , qui vous permettra de contrôler à distance la température de votre maison et de réaliser des économies supplémentaires. Réduisez le chauffage pendant la nuit ou lorsque vous êtes absent.

Assurez-vous que votre bureau est bien isolé pour éviter les pertes de chaleur. Utilisez des coupe-froid pour les portes et les fenêtres, et fermez les rideaux ou les magasins de chaleur la nuit pour conserver la chaleur. Utilisez des chauffages d’appoint efficaces pour chauffer uniquement votre espace de travail au lieu de toute la maison. Les chauffages à infrarouge ou à céramique peuvent être plus économiques.

Optimiser l’éclairage de votre espace de travail

Les ampoules LED consomment beaucoup moins d’électricité que les ampoules incandescentes ou fluorescentes et ont une durée de vie plus longue. Placez également votre bureau près des fenêtres pour profiter au maximum de la lumière naturelle. Cela réduira la nécessité d’utiliser des éclairages artificiels. Si possible, installez des détecteurs de mouvement pour vos lumières afin qu’elles s’éteignent lorsqu’elles ne sont pas nécessaires, automatiquement.

En suivant ces conseils, vous pouvez réduire significativement votre consommation d’électricité liée au télétravail, ce qui vous permettra de réaliser des économies tout en contribuant à la préservation de l’environnement !

Choisir un fournisseur d’électricité moins cher

Enfin, pour réduire encore plus vos coûts, envisagez de comparer les offres des différents fournisseurs d’énergie. Opter pour un fournisseur d’électricité moins cher  pourrait vous permettre de diminuer considérablement vos factures, notamment avec l’augmentation de l’utilisation d’appareils électriques en télétravail.

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– Offres à Prix fixe de la part de l’électricité et/ou du gaz :
Ces offres garantissent que les modalités et conditions contractuelles, y compris le prix, demeurent inchangées pendant toute la durée du contrat, en dehors des évolutions :
  • de la fiscalité applicable ;
  • du tarif d’acheminement ;
  • et des composantes du prix ayant pour objet la répercussion sur le consommateur d’obligations réglementaires reposant sur les fournisseurs de gaz naturel et d’électricité non connues ni anticipables lors de la prise d’effet du contrat.
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Dans ces offres l’ensemble du prix (abonnement et consommation) suivent les mêmes variations que l’option du TRVE utilisée comme référence, pour chacun des postes saisonniers de l’option. Le TRVE évolue en février et en août chaque année.
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Dans ces offres l’ensemble du prix (abonnement et consommation) suivent les mêmes variations que l’option du PRVG utilisée comme référence. Le PRVG évolue tous les mois.
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Le prix varie selon des indices de marché librement accessibles comme la référence de coûts d’approvisionnement du gaz, le prix de gros du gaz (Point d’Echange Gaz ou PEG, Title Transfert Facility ou TTF) ou les indices INSEE. Le fournisseur doit préciser la fréquence des évolutions tarifaires. Pour de telles offres, l’indexation peut concerner une partie du prix (uniquement l’abonnement, ou bien seule la part énergie) ; pour autant, les conditions d’évolution de l’ensemble du prix doivent être explicitées par le fournisseur.
– Offre à tarification dynamique
Les prix reflètent les variations en temps réel des marchés de l’énergie. Le fournisseur s’engage à préciser la fréquence exacte d’évolution des prix au consommateur lors de la souscription de l’offre. Ces offres sont destinées aux consommateurs qui peuvent déplacer un certain nombre de leurs consommations et sont donc ouverts à la variabilité du prix de leur énergie.
– Autres offres
Cette catégorie regroupe les offres ne correspondant à aucune des précédentes. Elle inclut notamment les offres dont le fournisseur peut librement modifier le prix une ou plusieurs fois par an ou dont l’engagement sur le prix est inférieur à 12 mois.