Hivernage piscine : quand et comment bien le faire

L’été a plié bagage et votre bouée flamant rose repose maintenant dans un carton. Pendant que les feuilles tombent et que les chaussettes en laine réapparaissent, un mot s’impose : hivernage. Et non, pas hibernage, même si l’idée de dormir quatre mois a un charme fou. Ici, il s’agit plutôt d’aider votre bassin à traverser l’hiver. On vous explique tout de A à Z dans cet article signé Ohm Energie !

Sommaire

📖  Résumé : 

  • L’hivernage d’une piscine consiste à protéger le bassin, sa filtration et ses équipements durant l’hiver pour éviter gel, algues et dégradations structurelles.
  • Il se pratique soit en mode passif, où la piscine est mise en sommeil complet, soit en mode actif, où la filtration tourne au ralenti selon la température.
  • Les erreurs courantes incluent ne pas traiter l’eau, oublier les canalisations, négliger la filtration et attendre trop longtemps avant la remise en route au printemps.
  • L’utilisation de flotteurs, gizzmos, bâche d’hiver (NF P90-308), produits d’hivernage et le respect des dispositifs de sécurité légaux assurent une remise en service aisée et limitent les coûts énergétiques.

Qu’est-ce que l’hivernage d’une piscine ? 

Hiverner sa piscine signifie la protéger pour affronter la saison froide. On nettoie l’eau, on prépare les équipements, la filtration et la structure afin d’éviter les dégâts liés au gel et à la prolifération des algues.

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, l’hivernage ne consiste pas à vider complètement le bassin. En effet, l’eau joue un rôle de soutien structurel. Son poids maintient les parois en place et le liner. Sans elle, le bassin peut se fissurer ou se déformer. 

À quoi sert l’hivernage d’une piscine ?

L’hivernage sert à chouchouter votre piscine quand l’hiver s’installe. On lui met un manteau, on l’isole du froid, on lui offre un spa antibactérien.

L’objectif principal est de préserver l’ensemble du système tout au long de l’hiver : le revêtement, les canalisations, la pompe, le filtre etc. Grâce à un hivernage bien réalisé, la qualité de l’eau est stabilisée, la prolifération organique est ralentie et la remise en route se transforme en formalité (ou presque). On évite également les réparations coûteuses au retour des beaux jours. Pas de pompe fissurée, pas de tuyau éclaté, pas de fuite mystérieuse. Le bonheur quoi !

En résumé

une piscine qui passe l’hiver bien au chaud est une piscine qui vous laissera barboter dès le retour des beaux jours, sans deux semaines de travaux et trois litres de chlore.

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Quand procéder à l’hivernage de sa piscine ?

La réponse dépend de la région… et du tempérament de son propriétaire. Certains irréductibles continuent à nager quand l’eau frôle les 15 °C. Pour les autres, l’hivernage commence généralement en automne, quand la température de l’eau descend durablement sous les 12 à 15 °C. C’est le bon moment : l’activité microbienne ralentit, les algues ne dansent plus la salsa et le risque de gel se rapproche doucement.

Bref, la règle est assez simple : quand nager devient une punition, on passe en mode protection.

Comment hiverner sa piscine ?

Deux écoles s’affrontent. Dans un coin, l’hivernage passif. Dans l’autre, l’hivernage actif. À vous de choisir votre camp.

L’hivernage passif : la mise en sommeil total

Avec cette technique, la piscine entre en sommeil profond, comme un ours brun dans sa caverne. Le système de filtration est coupé, les circuits vidangés, la pompe démontée, l’électricité éteinte. Cette méthode demande un peu de travail en amont, mais une fois terminée, elle assure une tranquillité royale.

On commence par attendre que l’eau descende sous les 12 °C pendant plusieurs jours consécutifs. Ensuite, c’est le moment du grand ménage (pas de printemps) : ligne d’eau, parois, fond, skimmers. On procède ensuite à un traitement de l’eau choc (généralement au chlore), en laissant tourner la filtration pendant 48 heures. Puis on baisse légèrement le niveau d’eau, surtout pas trop bas – rappelons que la piscine a besoin du soutien de l’eau pour garder sa forme.

On vide et nettoie le filtre, les canalisations, la pompe. On ferme les vannes, on installe les flotteurs, les gizzmos dans les skimmers (désolés pour le charabia !), et l’on termine par l’ajout d’un produit d’hivernage. Une bâche vient coiffer le tout.

Ce mode passif est idéal pour les régions froides ou les résidences secondaires. La contrepartie : la remise en route demande un peu plus de temps et d’énergie au printemps.

L’hivernage actif : mode surveillance activé

Ici, rien ne s’arrête totalement. La piscine continue de fonctionner, mais au ralenti. La filtration tourne quelques heures par jour, juste assez pour empêcher l’eau de stagner et pour garder le système en état. L’hivernage actif ressemble plus à une sieste de 20 minutes qu’à une bonne nuit de sommeil ! 

Toutefois, on procède de la même manière : nettoyage complet, ajustement du pH de l’eau, traitement de choc si nécessaire. On coupe les appareils automatiques comme les électrolyseurs ou régulateurs de taux de pH. Ensuite, on installe un coffret hors-gel pour déclencher automatiquement la filtration si la température chute. L’entretien d’une piscine se fait régulièrement : un contrôle pH de temps en temps, un œil sur la clarté de l’eau, un filtre qu’on nettoie quand il fait grise mine.

Ce mode convient parfaitement aux régions douces. L’avantage : l’eau reste propre et la remise en route au printemps est un jeu d’enfant.

Vous vous noyez dans les informations ? Voici un tableau récap pour y voir un peu plus clair :

Critère

Hivernage passif (total)

Hivernage actif (dynamique)

Principe

Mise en sommeil complète de la piscine

Filtration et entretien au ralenti pendant l’hiver

Filtration

Arrêt total

Fonctionne 1 à 3 h/jour selon la température

Niveau d’eau

Légèrement abaissé, mais jamais complètement vidé

Maintenu au niveau normal

Protection contre le gel

Maximal, grâce aux flotteurs, gizzmos et bâche

Bonne, mais nécessite coffret anti-gel si températures très basses

Entretien de l’eau

Minimal pendant l’hiver

Eau maintenue propre et équilibrée, algues limitées

Convient aux

Régions froides ou résidences secondaires

Régions douces ou usage régulier de la piscine en hiver

Remise en route

Plus complexe et longue

Simple et rapide

Économie d’énergie

Maximal (filtration arrêtée)

Moyenne (filtration réduite mais toujours en fonctionnement)

Et pour les piscines hors-sol ?

Ici, tout dépend du volume. Les petits bassins démontables de moins de 20 m³ peuvent être entièrement vidés, nettoyés, séchés et rangés. Ils attendront patiemment leur retour sur scène aux premiers rayons du printemps.

Les modèles plus grands, non démontables, devront suivre un hivernage classique, actif ou passif, selon la région et les préférences.

Les erreurs à éviter

Vous voulez une piscine cristalline dès le retour des beaux jours ? Pour que votre plan ne tombe pas à l’eau, évitez ces pièges classiques : 

  • Mettre en hivernage une eau sale : c’est le meilleur moyen de voir les algues et bactéries élire domicile
  • Oublier les canalisations : le gel n’est pas tendre et peut faire éclater les tuyaux.
  • Attendre trop longtemps au printemps : plus l’eau chauffe, plus elle verdit vite.
  • Négliger la filtration d’une piscine : ça se passe de commentaire, non ?

Rappel utile 

la loi impose un dispositif de sécurité normalisé (barrière, alarme, couverture ou abri) pour les piscines privées enterrées⁴. On n’oublie pas la sécurité, même en hibernation. 

Quels équipements d’hivernage utiliser ?

Voici les indispensables du kit “hibernation réussie” :

  • Flotteurs : ils protègent la piscine contre le gel en absorbant la pression de la glace lorsque les températures deviennent négatives. En plastique, ils se relient par une corde et se placent de préférence en diagonale dans le bassin.
  • Gizzmos : ces tubes en plastique se glissent dans les paniers des skimmers (séprateurs de surface) pour éviter que le gel n’endommage les parois et les équipements.
  • Bâche d’hiver (NF P90-308) : elle protège, sécurise, préserve.
  • Filet anti-feuilles : parfait si votre jardin est luxuriant.

Et quand le printemps revient ?

Les températures remontent et vous avez une furieuse envie de faire un plouf dans votre piscine ? Avant de piquer une tête, assurez-vous de : 

  • Retirer, nettoyer et sécher la bâche (logique)
  • Reconnecter la filtration et le système hydraulique.
  • Rétablir le niveau d’eau.
  • Nettoyer le filtre (ou remplacer le filtre à sable/verre filtrant si besoin).
  • Passer un détartrant sur les parois, les skimmers, la ligne d’eau si nécessaire.
  • Tester l’eau, ajuster le pH et le TAC.
  • Faire un traitement-choc si l’eau a un parfum douteux.
  • Faire tourner la filtration H24 pendant 24 à 48 h.

C’est un peu fastidieux, mais ça va vous éviter bien des déboires ! (coucou la légionellose)

Hivernage ok… et si on parlait économies d’énergie ?

Avoir une piscine, c’est le pied. Mais soyons honnêtes : côté facture d’électricité, le rêve peut parfois se transformer en cauchemar. Même endormie pour l’hiver, elle continue de consommer (filtration, pompe, équipements annexes)… Et si l’installation n’est pas optimisée, le budget peut vite prendre l’eau.

Pas de panique : quelques ajustements suffisent pour alléger les dépenses tout en gardant une eau saine.

  • Filtrer moins, mais mieux : en mode hivernage actif, inutile de laisser tourner la filtration en continu. 1 à 3 heures par jour selon la température suffisent largement. Même confort, beaucoup moins de kilowattheures. Le top du top ? Programmer pendant les heures creuses !
  • Installer une couverture d’hivernage efficace : une bonne bâche limite l’évaporation, réduit les pertes thermiques (et donc le chauffage si vous l’utilisez encore) et garde le bassin propre. Un investissement qui se rentabilise vite.
  • Penser long terme et sobriété énergétique : pompe à vitesse variable, chauffage solaire, optimisation du local technique… autant de solutions plébiscitées par l’ADEME pour réduire durablement l’impact énergétique de votre piscine.

🎁 Astuce bonus : choisir une offre d’électricité avantageuse comme celles proposées par Ohm Energie, fournisseur d’énergie verte, peut aussi faire fondre la facture !

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¹Leroy merlin : 5 conseils pour réussir l’hivernage de sa piscine

²Castorama : Comment hiverner une piscine

³Matmut : L’hivernage d’une piscine, c’est quoi ?

Service public : Dispositif de sécurité des piscines privées à usage familial ou collectif

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