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Réussir l'installation de votre piscine : formalités, coûts et astuces pour maîtriser votre facture d'électricité

Par temps chaud, quoi de mieux que de barboter dans sa piscine, une citronnade fraîche à la main ? Mais avant de choisir entre piscine enterrée, bassin semi-enterré ou piscine hors-sol de plus de 10 m², mieux vaut connaître les démarches et les coûts que cela engendre. Projets piscine en vue ? Cet article est fait pour vous.

Sommaire

À retenir 

  • Les démarches pour installer une piscine dépendent de sa surface, de son type (enterrée, semi-enterrée ou hors-sol), de la hauteur de son abri et de la localisation du terrain, avec l’obligation de consulter le PLU.
  • Une piscine peut entraîner le paiement d’une taxe d’aménagement calculée sur une base forfaitaire de 251 € par m² en 2026.
  • La filtration et le chauffage représentent l’essentiel de la consommation électrique d’une piscine, qu’il est possible d’optimiser grâce à une offre d’énergie adaptée aux périodes de fonctionnement en journée.

Quelles démarches administratives pour installer une piscine ?

Les démarches administratives dépendent de la surface, de la structure de la piscine (enterrée, semi-enterrée ou hors-sol) et de la localisation du terrain, notamment s’il se situe dans une zone protégée.

Piscine de moins de 10 m² - Enterrée ou hors-sol

En règle générale, une piscine de moins de 10 m² peut être installée sans déclaration préalable de travaux en mairie.

Néanmoins, si votre maison se trouve à proximité de monuments historiques, dans un site classé ou dans une zone patrimoniale, une déclaration préalable de travaux doit être demandée. Vous pouvez vérifier que votre maison est dans une zone protégée ABF (Architectes des Bâtiments de France) sur l’Atlas des patrimoines (si votre logement se trouve dans une zone colorée, c’est que vous êtes situé en site protégé).

Même si la déclaration de travaux n’est pas toujours obligatoire, vous devez quand même consulter le Plan Local d’Urbanisme (PLU) de votre commune. C’est ici que vous trouverez les aménagements possibles sur votre terrain en fonction des règles d’urbanisme locales (implantation, distance avec les limites séparatives, aspect extérieur, emprise au sol ou encore contraintes paysagères).

-> Vous n’habitez pas en zone protégée : pas de déclaration préalable de travaux

-> Vous habitez en zone protégée : déclaration préalable de travaux

-> Dans les deux cas : consultez le PLU pour savoir où installer la piscine

Piscine entre 10 m² et 100 m²

Cas des piscines enterrées

À partir de 10 m², le type de déclaration va dépendre de la hauteur de l’abri de piscine, calculé à partir du niveau de l’eau.

  • Couverture de moins de 1,80 m de hauteur : une déclaration préalable de travaux en mairie est suffisante.
  • Couverture de plus de 1,80 m de hauteur : un permis de construire est obligatoire.

Comme dans la situation précédente, vous devez dans tous les cas consulter le PLU de votre commune pour connaître les règles d’implantation, de distances par rapport aux limites séparatives, aspect extérieur, etc.

Cas des piscines hors-sol

Pour les piscines hors-sol, seule une déclaration préalable des travaux est obligatoire. Ici on ne tient pas compte de la hauteur de l’abri.

Piscine de plus de 100 m² ou un abri de plus de 1,80 mètre de hauteur

Pour les grands projets, la réglementation prévoit l’obtention d’un permis de construire. Cela s’explique car ils impactent directement l’aménagement du terrain, l’aspect extérieur de la propriété et parfois l’environnement adjacent.

Le permis de construire peut aussi devenir obligatoire si le bassin est plus petit mais accompagné d’un abri de piscine de plus de 1,80 m de hauteur. Notez que pour les surfaces de plus de 150 m² (généralement piscines collectives), une étude de sol par un architecte peut être demandée.

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Récapitulatif et liste des formulaires

Les demandes de déclaration préalable ou de permis de construire peuvent être transmises par courrier recommandé ou en ligne depuis le site Service-Public.fr.

Récapitulatif des démarches administratives

Critère

Déclaration préalable (DP)

Permis de construire (PC)

Formulaire

Formulaire Cerfa 16702*02

Formulaire Cerfa 13406*16

Surface bassin

10 à 100 m²

> 100 m²

Abri

≤ 1,80 m de hauteur

> 1,80 m de hauteur

Délai d’instruction

1 mois (2 en zone protégée)

2 mois (3 en zone protégée)

Validité

3 ans (prorogeable 2×1 an)

3 ans (prorogeable 2×1 an)

Dans tous les cas, le PLU doit être consulté.

Détail des dossiers DP et PC

Les dossiers de demande préalable ou de permis de construire

Dans la plupart des cas, le dossier de déclaration préalable ou de permis de construire se compose du formulaire et des annexes suivants :

  • DP1/PCMI1 : Plan de situation du terrain ;
  • DP2/PCMI2 : Plan de masse du projet ;
  • DP3/PCMI3 : Plan en coupe du terrain et de la construction ;
  • DP4/PCMI4 : Plan des façades et des toitures (si le projet comprend un abri ou une construction annexe modifiant l’aspect extérieur) ;
  • DP5/PCMI5 : Représentation de l’aspect extérieur du projet (si le projet comprend un abri) ;
  • DP6/PCMI6 : Document graphique d’insertion paysagère (si le projet est visible depuis l’espace public ou situé dans un secteur protégé) ;
  • DP7/PCMI7 : Photographie permettant de situer le terrain dans son environnement proche (même condition que la DP6);
  • DP8/PCMI8 : Photographie permettant de situer le terrain dans le paysage lointain (même condition que la DP6).

Selon les caractéristiques de votre projet, des documents complémentaires peuvent être demandés (si le bien se situe en zone protégée notamment).

Dépôt du dossier en version papier : combien d’exemplaires fournir ?

Le dossier de déclaration préalable doit être remis à la mairie en deux exemplaires. Dans certains cas, des copies supplémentaires peuvent être exigées :

  • +1 exemplaire si le terrain est situé dans le périmètre d’un site patrimonial remarquable ou aux abords d’un monument historique ;
  • +1 exemplaire s’il se trouve dans un site classé, un site inscrit ou une réserve naturelle ;
  • +1 exemplaire si le projet nécessite une dérogation soumise à la Commission régionale du patrimoine et de l’architecture (CRPA) ;
  • +2 exemplaires si le terrain est situé dans le cœur d’un parc national.

Une fois votre dossier complet déposé en mairie, le délai d’instruction est généralement de 1 mois pour une DP ou 2 mois pour un PC. Prévoyez un délai supplémentaire si votre logement est situé en zone protégée.

Si vous ne recevez pas d’appel ou de réponse de la part de l’administration dans le premier mois, la déclaration préalable est considérée comme acceptée tacitement.

-> Enterrée ou hors-sol, n’oubliez pas de vous renseigner aussi sur le prix d’une piscine !

Cas particulier des logements en zone protégée

Si vous souhaitez construire une piscine sur un terrain situé en zone protégée alors votre dossier sera soumis à l’avis de l’Architecte des Bâtiments de France (ABF). Pour une piscine, les points auxquels l’ABF est le plus attentif sont souvent :

  • La visibilité du bassin depuis l’espace public ;
  • La couleur des revêtements et des margelles ;
  • L’implantation et l’aspect d’un éventuel abri de piscine ;
  • Les clôtures et les locaux techniques associés.

L’administration pourra alors vous demander des précisions sur les matériaux, les couleurs, les dimensions ou l’aspect extérieur des aménagements (abri de piscine, margelles, clôtures, local technique, etc.).

Les frais à prévoir après l'installation d'une piscine

En plus des frais d’entretien d’une piscine, il y a aussi les dépenses obligatoires : le système de sécurité, les taxes et les différents équipements.

Le système de sécurité

Les piscines privées enterrées ou semi-enterrées doivent être équipées d’un dispositif de sécurité destiné à prévenir les risques de noyade.

Ci-dessous les quatre dispositifs homologués rendus obligatoires par la loi n°2003-9 du 3 janvier 2003, du plus au moins sécurisé :

  • Une alarme -> norme NF P90-307 – comptez entre 300 et 800 €¹ ;
  • Une clôture de sécurité -> norme NF P90-306 – comptez entre 1 500 et 5 000 €¹ ;
  • Un volet de sécurité -> norme NF P90-308 – comptez entre 3 000 et 10 000 €¹ ;
  • Un abri de piscine -> norme NF P90-309 – comptez entre 5 000 et 30 000 €¹.

Toute piscine enterrée ou semi-enterrée à usage privatif doit être équipée d’un dispositif de sécurité conforme à la norme AFNOR correspondante. Celui-ci peut être installé par un professionnel ou par vous-même, sous réserve qu’il respecte les exigences en vigueur. Le non-respect de cette obligation est passible d’une amende pouvant aller jusqu’à 45 000 €.

Les taxes

La taxe foncière

Les piscines enterrées, semi-enterrées ou les piscines hors-sol qui sont scellées ou fixées durablement au terrain doivent être déclarées à l’administration fiscale dans un délai de 90 jours suivant l’achèvement des travaux. Cette déclaration peut être effectuée en ligne depuis votre espace personnel impots.gouv dans la rubrique « Biens immobiliers ».

Si vos travaux ont fait l’objet d’une autorisation d’urbanisme (déclaration préalable ou permis de construire), une mention « Déclaration foncière attendue » apparaît dans votre espace en ligne. Pour effectuer votre déclaration, il vous suffit de sélectionner le bien concerné puis de cliquer sur le bouton « Déclarer »

Attention, comme la valeur locative de votre bien va augmenter grâce à la construction de votre piscine, attendez-vous à ce que la taxe foncière augmente par ricochet. En France, on estime qu’une piscine enterrée entraînerait une augmentation entre 200 et 600 euros², selon les communes.

La taxe d’aménagement

La construction d’une piscine enterrée ou semi-enterrée donne lieu à une taxe d’aménagement (payable une seule fois).

La taxe d’aménagement repose sur le calcul suivant :

Surface du bassin × Valeur forfaitaire piscine × taux votés par les collectivités locales

En 2026, la valeur forfaitaire applicable aux piscines est fixée à 251 € par mètre carré³. Cette base est ensuite multipliée par les taux communal, départemental et, en Île-de-France, régional le cas échéant. Le montant final varie donc selon la commune et le département.

Par exemple, pour une piscine de 30 m², la valeur forfaitaire applicable en 2026 est de 251 € par m², ce qui conduit à une base taxable de 7 530 € (30 × 251 €). Cette base est ensuite soumise aux différents taux votés par les collectivités territoriales (la part communale et la part départementale).

  • Le taux communal : compris entre 1 % et 5 % ;
  • Le taux départemental : jusqu’à 2,5 %.

Ainsi, pour une base taxable de 7 530 €, le montant de la taxe d’aménagement peut aller d’au minimum 75,30 € (si la part départementale est de 0%) à au maximum 640,05 €.

Les équipements de la piscine

Une fois mise en eau, une piscine entraîne aussi des dépenses à ne pas négliger telles que la filtration, l’éclairage éventuel, le robot de nettoyage, ou la pompe à chaleur.

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Consommation électrique de la piscine

Les systèmes de filtration et de chauffage de la piscine sont ceux qui consomment le plus d’énergie. Voyons comment les choisir et idéalement tenter de réduire la consommation électrique d’une piscine.

La filtration de la piscine

La puissance des pompes à filtration domestiques est souvent comprise entre 0,5 et 3 chevaux-vapeur, soit environ 0,37 à 2,21 kW. Mais pour choisir le modèle qui convient, il faut aussi – et surtout – tenir compte du débit, exprimé en m³/h, c’est-à-dire sa capacité à faire circuler correctement tout le volume d’eau du bassin. On conseille en principe de prévoir une pompe capable de filtrer l’ensemble du volume du bassin en environ 4 heures. Le débit minimal se calcule donc en divisant par 4 le volume du bassin. Pour une piscine de 48 m³, vous devez viser un débit d’environ 12 m³/h.

Concernant la durée d’utilisation, la règle empirique consiste à diviser la température de l’eau par deux. Une eau à 24 °C nécessite donc environ 12 heures de filtration par jour ; une eau à 28 °C, environ 14 heures, en journée de préférence.

Vous pouvez estimer la consommation électrique de votre pompe à filtration en multipliant la puissance de la pompe par le nombre d’heures de fonctionnement. Par exemple, une pompe de 0,75 kW qui fonctionne quotidiennement 12 heures consomme environ 9 kWh par jour. Sur 120 jours de saison, cela représente environ 1 080 kWh, soit environ 208 euros (au tarif réglementé Base 9 kVA⁴) uniquement en période estivale.

La pompe à chaleur de piscine

Pour estimer le temps nécessaire au chauffage d’une piscine, on considère qu’il faut environ 1,163 kWh d’énergie⁵ pour augmenter de 1 °C la température de 1 m³ d’eau. Ainsi, pour une piscine de 40 m³ que l’on souhaite chauffer de 5 °C, il faut fournir environ 233 kWh. Avec une pompe à chaleur de 8 kW de puissance thermique, le temps de chauffe théorique est d’environ 29 heures (233 ÷ 8).

En conditions réelles, il faut souvent compter davantage, surtout si les nuits sont fraîches, si le bassin est exposé au vent ou s’il n’est pas couvert. Pour limiter le coût, le mieux est de programmer la PAC sur les plages les plus avantageuses comme les heures creuses.

Bien choisir son offre d'énergie

Une offre avec des plages horaires avantageuses en journée peut donc être pertinente pour les propriétaires de piscine, notamment pour l’utilisation de la pompe à filtration. L’offre Modulo d’Ohm Énergie prévoit par exemple des Heures Creuses Solaires de 11h à 16h, du 1er avril au 31 octobre. Pendant ces plages horaires, vous bénéficiez de 30,6 % HT de remise sur le prix du kWh HP du TRV (en vigueur en février 2025).

-> Consulter les offres d’électricité : fournisseur d’électricité moins cher

Pour une piscine, il devient alors possible de programmer une partie importante de la filtration ou du chauffage sur cette plage horaire moins chère.

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  • et des composantes du prix ayant pour objet la répercussion sur le consommateur d’obligations réglementaires reposant sur les fournisseurs de gaz naturel et d’électricité non connues ni anticipables lors de la prise d’effet du contrat.
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Dans ces offres l’ensemble du prix (abonnement et consommation) suivent les mêmes variations que l’option du PRVG utilisée comme référence. Le PRVG évolue tous les mois.
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– Offre à tarification dynamique
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– Autres offres (prix variables)
Cette catégorie regroupe les offres ne correspondant à aucune des précédentes. Elle inclut notamment les offres dont le fournisseur peut librement modifier le prix une ou plusieurs fois par an ou dont l’engagement sur le prix est inférieur à 12 mois.