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Le tarif de rachat du surplus photovoltaïque : ce qu'il faut savoir

Vous produisez votre propre électricité solaire et vous vous demandez ce que vaut votre surplus aujourd’hui ? Avec la baisse des tarifs de rachat, la question de la rentabilité se pose plus que jamais. Revente à EDF, autoconsommation, aides : on vous explique simplement comment tirer le meilleur parti de votre installation en 2026. Avec Ohm Énergie, c’est parti pour un détour sous les Sunlights des tropiques !

Sommaire

À retenir : 

  • En 2026, le surplus photovoltaïque peut être revendu à EDF OA ou à d’autres acteurs, avec un tarif fixé à 4 c€/kWh pour ≤ 9 kWc et 4,73 c€/kWh entre 9 et 100 kWc, révisé chaque trimestre.
  • La rentabilité repose moins sur la revente, qui rapporte par exemple environ 40 € par an pour 1 000 kWh vendus, et davantage sur l’autoconsommation encouragée par les pouvoirs publics.
  • Le cadre a évolué depuis 2025 avec la fin de la vente totale ≤ 9 kWc, une TVA possible à 5,5 % sous conditions et une baisse progressive des tarifs pour accompagner le développement du solaire.

Qui peut racheter votre surplus photovoltaïque ?

Aficionado de l’énergie solaire ? Dans ce cas, vous vous êtes sans doute équipé de panneaux photovoltaïques à domicile. Cependant, il se peut aussi que certains jours, votre production dépasse un poil (ou plus) votre consommation. La bonne nouvelle, c’est qu’avec ce supplément d’énergie renouvelable, vous pouvez tout à fait arrondir vos fins de mois. Eh oui, on ne cesse de vous le répéter : l’énergie solaire, c’est tout bénéf’ ! 

À lire aussi : Comment installer des panneaux solaires ?

Ce principe, c’est ce que l’on appelle « la revente du surplus d’énergie photovoltaïque. En effet, quand vos panneaux solaires produisent plus d’électricité que vous n’en consommez, ce « bonus » ne disparaît pas dans la nature, puisqu’il peut être vendu, avant d’être injecté sur le réseau. Et la star du rachat en France, c’est EDF OA (Obligation d’Achat). C’est un peu comme le grand acheteur officiel, qui récupère votre énergie solaire injectée sur le réseau, à un tarif fixé par l’État.

Mais ce n’est pas tout : selon votre contrat, vous pouvez aussi vendre ce surplus à des fournisseurs alternatifs ou à des acteurs locaux, parfois via des coopératives d’énergie. L’idée, c’est que cette électricité « verte » circule et profite à toutes et tous. Si EDF OA est tenu de racheter le surplus d’électricité photovoltaïque produit par les installations solaires des autoconsommateurs hexagonaux, d’autres fournisseurs ont en effet volontairement décidé de faire de même.

C’est quoi EDF OA ?

EDF OA, ou EDF Obligation d’Achat, est le dispositif mis en place par l’État français et qui oblige EDF à racheter l’électricité produite par les solutions solaires des particuliers et des professionnels, à un tarif réglementé. C’est le principal acheteur officiel du surplus d’énergie solaire injecté sur le réseau.

Quel est le tarif de vente du surplus photovoltaïque en 2026 ?

Tarif de rachat du surplus d’électricité solaire

En 2026, le tarif de rachat de votre surplus d’électricité reste nettement moins avantageux qu’auparavant. Depuis l’arrêté du 26 mars 2025, le prix de rachat du surplus pour les petites installations photovoltaïques, jusqu’à 9 kWc, est fixé à 4 centimes d’euro par kWh. Ce tarif concerne les demandes complètes de raccordement déposées à partir du 28 mars 2025. Pour les installations de plus de 9 kWc et jusqu’à 100 kWc, le tarif applicable du 1er avril au 30 juin 2026 est de 4,73 c€/kWh¹.

Quid du plafond de rémunération

La rémunération du surplus est plafonnée (équivalent à 1 600 heures de production par an) ; au-delà, l’électricité injectée est toujours rachetée à 4 c€/kWh, sans indexation.

Ces montants ne sont pas figés indéfiniment, puisque les tarifs d’achat photovoltaïque sont révisés chaque trimestre par la Commission de régulation de l’énergie. Depuis 2026, les trimestres tarifaires commencent les 1er janvier, 1er avril, 1er juillet et 1er octobre. La date à retenir est celle de la demande complète de raccordement, qui fixe le tarif et la prime applicables à votre installation.

Cette évolution s’inscrit dans une baisse progressive des tarifs de rachat. L’objectif des pouvoirs publics est de rendre la revente moins centrale dans le modèle économique du solaire résidentiel, afin d’encourager davantage l’autoconsommation : autrement dit, consommer soi-même le plus possible l’électricité produite plutôt que de compter sur sa revente.

Pour les particuliers, la plupart des installations en toiture ont une puissance inférieure ou égale à 9 kWc. Dans ce cas, l’option la plus courante reste donc l’autoconsommation avec vente du surplus. Elle permet aussi de bénéficier d’une prime à l’investissement, fixée en 2026 à 80 € par kWc installé pour les installations jusqu’à 9 kWc². 

Par exemple, pour une installation de 3 kWc, la prime s’élève à 240 €.

Tarifs de rachat du surplus photovoltaïque en vigueur en mai 2026

Puissance de l’installation

Tarif de rachat du surplus du 1er avril au 30 juin 2026

≤ 9 kWc

4 c€/kWh

> 9 kWc et ≤ 100 kWc

4,73 c€/kWh

À noter : la vente totale n’est plus possible pour les installations photovoltaïques inférieures ou égales à 9 kWc depuis le 28 mars 2025. Pour ces puissances, seule l’autoconsommation avec vente du surplus reste ouverte dans le cadre de l’obligation d’achat.

Tarif de rachat de l’intégralité de l’électricité solaire

La vente totale, c’est-à-dire la revente de toute l’électricité produite, n’est donc plus accessible aux installations jusqu’à 9 kWc. Elle reste en revanche possible pour certaines installations de plus grande puissance, sous conditions.

En mai 2026, les tarifs de vente totale applicables du 1er avril au 30 juin 2026 sont les suivants¹ :

Puissance de l’installation

Tarif de rachat en vente totale

≤ 9 kWc

Non éligible

> 9 kWc et ≤ 36 kWc

8,05 c€/kWh

> 36 kWc et ≤ 100 kWc

7 c€/kWh

Là encore, ces tarifs suivent une trajectoire baissière et sont révisés chaque trimestre. Pour les installations supérieures à 100 kWc, le guichet ouvert ne s’applique plus dans les mêmes conditions : les projets doivent désormais passer par des appels d’offres simplifiés, sauf exceptions.

Revente du surplus d’énergie solaire : combien ça rapporte ?

La réponse est évidemment : ça dépend ! En effet, la revente du surplus d’énergie solaire, c’est un moyen sympa de rentabiliser un peu plus ses panneaux photovoltaïques. Mais combien peut-on vraiment gagner ? Aujourd’hui, le tarif de rachat est fixé à 4 centimes d’euro par kilowattheure (kWh) injecté sur le réseau (anciens tarifs : 12,69 centimes/kWh). Ce montant est donc nettement plus bas qu’auparavant, mais il reste un bonus appréciable.

À en croire Otovo, spécialiste de l’énergie solaire, sur l’Hexagone, une installation photovoltaïque produit en moyenne entre 800 et 1 500 kWh par kilowatt-crète (kWc). Si vous disposez d’une installation solaire d’une puissance de 3 kWc (soit environ 7 panneaux solaires monocristallins), vous pouvez donc chaque année produire entre 2 400 et 4 500 kWh³. Admettons que vous revendiez 1 000 kWh de cette production, vous pouvez toucher 40 € à l’année et le tout, sans rien faire de plus et en faisant baisser en flèche le montant de vos factures d’électricité. 

En effet, si la somme n’est pas énorme, celle-ci, combinée aux économies réalisées grâce à l’autoconsommation peut participer à réduire la facture énergétique globale.

Pour maximiser leurs gains récoltés grâce à votre installation solaire, certains choisissent aussi d’investir dans une batterie de stockage solaire, pour stocker et consommer leur propre production plutôt que de la vendre à bas prix. Bref, revendre son surplus, c’est bien, mais consommer au maximum son énergie, c’est encore mieux pour le portefeuille et la planète.

Pourquoi le tarif de vente du surplus photovoltaïque baisse-t-il ?

Il faut bien l’avouer, avec un surplus désormais racheté autour de 4 c€/kWh pour les petites installations, difficile d’envisager d’acheter son chateau en Espagne en revendant son électricité solaire. Mais cette baisse n’est pas un hasard. Elle s’explique par plusieurs évolutions du marché photovoltaïque et par un changement de cap des pouvoirs publics.

Des panneaux solaires devenus plus accessibles

La première raison, c’est que le coût des équipements solaires a fortement baissé ces dernières années. Installer des panneaux photovoltaïques revient aujourd’hui moins cher qu’il y a dix ans, ce qui a rendu cette technologie accessible à beaucoup plus de foyers.

Les installations se sont donc multipliées partout en France. La production solaire augmente, parfois jusqu’à créer des pics de production locale. Dans ce contexte, maintenir des tarifs de rachat très élevés serait difficilement soutenable pour le système électrique.

Une révision tous les trimestres

Les tarifs de rachat ne sont pas décidés une fois pour toutes. Ils sont révisés chaque trimestre dans le cadre de l’arrêté tarifaire S21. Cette révision tient compte de plusieurs paramètres, dont l’évolution des coûts de la filière, les volumes de nouvelles installations raccordées et une logique de dégressivité progressive.

Autrement dit, plus le solaire se développe et plus les coûts baissent, plus les tarifs de soutien sont ajustés à la baisse.

Un modèle recentré sur l’autoconsommation

L’État ne cherche plus seulement à encourager la production solaire pour la revendre au réseau. La priorité est désormais donnée à l’autoconsommation : produire son électricité, l’utiliser directement chez soi, puis revendre uniquement le surplus.

Ce modèle a plusieurs avantages. Il permet de réduire sa facture d’électricité, de limiter sa dépendance au réseau et de mieux consommer l’énergie au moment où elle est produite. C’est aussi pour cette raison que la vente totale n’est plus ouverte aux installations inférieures ou égales à 9 kWc depuis mars 2025.

Une rentabilité qui se joue moins sur la revente

La baisse du tarif de rachat change donc la logique économique du photovoltaïque. Avant, la revente pouvait représenter une part importante de la rentabilité. Aujourd’hui, l’intérêt principal est plutôt de consommer un maximum de sa propre production.

C’est particulièrement vrai quand on compare les prix : vendre son surplus à quelques centimes par kWh rapporte peu, alors que chaque kWh autoconsommé permet d’éviter d’acheter de l’électricité au réseau à un prix bien plus élevé.

Des aides qui évoluent aussi

La baisse des tarifs de rachat est en partie compensée par d’autres leviers, notamment du côté de la fiscalité. Depuis le 1er octobre 2025, certaines installations photovoltaïques résidentielles jusqu’à 9 kWc peuvent bénéficier d’une TVA réduite à 5,5 %, sous conditions.

Aujourd’hui, trois taux de TVA coexistent pour les installations photovoltaïques⁴ :

  • TVA réduite (5,5 %) : pour les installations ≤ 9 kWc sur logement, sous conditions (performances environnementales des équipements, présence d’un système de gestion de l’énergie, installation réalisée par un professionnel qualifié).
  • TVA intermédiaire (10 %) : pour les installations ≤ 3 kWc sur un logement achevé depuis plus de 2 ans (ce taux a disparu après le 31 décembre 2025).
  • TVA normale (20 %) : pour tous les autres cas?

Attention toutefois : la TVA à 5,5 % ne s’applique pas automatiquement. L’installation doit répondre à plusieurs critères techniques et réglementaires précis.

Autre point important : les batteries de stockage restent soumises à la TVA à 20 %. Si elles sont intégrées dans une offre globale avec les panneaux, c’est généralement le taux le plus élevé qui s’applique à l’ensemble de l’installation.

Récap’ : quelles autres nouveautés depuis l’arrêté du 26 mars 2025 ?

Depuis 2025, plusieurs évolutions importantes ont redéfini le cadre du photovoltaïque en France.

  1. Fin du guichet ouvert au-delà de 100 kWc
    Les installations de plus de 100 kWc ne bénéficient plus automatiquement d’un tarif d’achat. Elles doivent désormais passer par des appels d’offres simplifiés (AOS). Le guichet ouvert est désormais réservé aux projets ≤ 100 kWc.
  2. Baisse progressive et révision trimestrielle des tarifs
    Les tarifs de rachat sont désormais révisés tous les trimestres et suivent une trajectoire à la baisse. Cette dégressivité accompagne la baisse des coûts de la filière et l’essor du solaire.
  3. Priorité à l’autoconsommation
    Depuis mars 2025, la vente totale n’est plus possible pour les installations ≤ 9 kWc. Le modèle standard devient l’autoconsommation avec vente de surplus.
  4. Exigences renforcées sur les équipements
    De nouveaux critères environnementaux s’appliquent progressivement (bilan carbone, matériaux, performance), dans une logique de montée en qualité et de structuration de la filière.
  5. Un cadre recentré sur les petites installations
    Le soutien public se concentre désormais sur les installations en toiture de petite et moyenne puissance, avec un objectif clair : encourager une production locale et mieux intégrée au réseau.

Derrière ces évolutions, c’est toute la filière qui se réorganise pour accompagner la transition énergétique (produire mieux, consommer plus localement et rendre le solaire accessible au plus grand nombre). 

Et même sans installer de panneaux, il est possible de s’inscrire dans cette dynamique en choisissant une électricité renouvelable à prix compétitif, par exemple avec nos offres chez Ohm Énergie, conçues pour allier impact et maîtrise du budget !

Un projet solaire ?

Envie de vous lancer dans l’autoconsommation photovoltaïque ? Ohm Solaire vous accompagne dans votre démarche.

¹Photovoltaique.info – Tarifs de vente et primes à l’autoconsommation (≤ 100 kWc)
²Économie.gouv.fr – Installation de panneaux solaires : vous avez droit à des aides
³Otovo – Rendement d’un panneau solaire : ce qu’il faut savoir
Photovoltaique.info – Taux de TVA (taxe sur la valeur ajoutée

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– Offres à Prix fixe de la part de l’électricité et/ou du gaz :
Ces offres garantissent que les modalités et conditions contractuelles, y compris le prix, demeurent inchangées pendant toute la durée du contrat, en dehors des évolutions :
  • de la fiscalité applicable ;
  • du tarif d’acheminement ;
  • et des composantes du prix ayant pour objet la répercussion sur le consommateur d’obligations réglementaires reposant sur les fournisseurs de gaz naturel et d’électricité non connues ni anticipables lors de la prise d’effet du contrat.
– Offre à prix fixe tout compris :
Les offres de cette typologie disposent d’un prix fixe sur toute la période d’engagement du contrat, sauf pour tenir compte des évolutions de la fiscalité applicable.
– Offre indexé sur le TRVE
Dans ces offres l’ensemble du prix (abonnement et consommation) suivent les mêmes variations que l’option du TRVE utilisée comme référence, pour chacun des postes saisonniers de l’option. Le TRVE évolue en février et en août chaque année.
– Offre indexé sur le PRVG
Dans ces offres l’ensemble du prix (abonnement et consommation) suivent les mêmes variations que l’option du PRVG utilisée comme référence. Le PRVG évolue tous les mois.
– Offre indexé sur des références de prix du marché
Le prix varie selon des indices de marché librement accessibles comme la référence de coûts d’approvisionnement du gaz, le prix de gros du gaz (Point d’Echange Gaz ou PEG, Title Transfert Facility ou TTF) ou les indices INSEE. Le fournisseur doit préciser la fréquence des évolutions tarifaires. Pour de telles offres, l’indexation peut concerner une partie du prix (uniquement l’abonnement, ou bien seule la part énergie) ; pour autant, les conditions d’évolution de l’ensemble du prix doivent être explicitées par le fournisseur.
– Offre à tarification dynamique
Les prix reflètent les variations en temps réel des marchés de l’énergie. Le fournisseur s’engage à préciser la fréquence exacte d’évolution des prix au consommateur lors de la souscription de l’offre. Ces offres sont destinées aux consommateurs qui peuvent déplacer un certain nombre de leurs consommations et sont donc ouverts à la variabilité du prix de leur énergie.
– Autres offres (prix variables)
Cette catégorie regroupe les offres ne correspondant à aucune des précédentes. Elle inclut notamment les offres dont le fournisseur peut librement modifier le prix une ou plusieurs fois par an ou dont l’engagement sur le prix est inférieur à 12 mois.