Tarification dynamique de l’électricité : de quoi s’agit-il et où en est-on en 2026 ?

Si elles séduisent du côté des pays du Nord, les offres à tarification dynamique se font nettement plus discrètes de notre côté du globe. Pourtant, sur le papier, la formule a de quoi séduire : payer son électricité en temps réel, au prix du marché de gros et de ses fluctuations. Vous êtes un peu perdu ? C’est normal, ce type d’offre a pour ainsi dire disparu depuis quelques années (mais pas tout à fait). On vous explique tout ça, pour ne plus vous perdre parmi les différentes options disponibles en matière de contrats d’électricité !

Sommaire

📖  Résumé : 

  • La tarification dynamique fait varier le prix du kWh selon les marchés de gros « spot » (article L.332-7 du code de l’énergie), parfois heure par heure, avec un risque de forte volatilité pour le consommateur.
  • Après la crise énergétique mondiale de 2021-2023, la CRE a assoupli le cadre via la délibération n°2022-215 jusqu’au 1er juillet 2026, en autorisant des offres à « signal court terme » (au moins 10 jours de pointe entre le 15 octobre et le 15 avril).
  • En 2026, il n’existe plus d’offres 100 % indexées heure par heure, mais des formules de flexibilité comme Tempo (300 jours bleus, 43 blancs, 22 rouges jusqu’à 3,5 fois le HP/HC) ou Charge’Heures (2h-6h environ deux fois moins cher).
  • Face à l’option Heures Pleines / Heures Creuses (rentable autour de 30 % de consommation en heures creuses au TRV), la dynamique peut offrir 10 à 30 % d’économies pour les profils très flexibles, mais avec une exposition directe au marché.

Qu’est-ce que la tarification dynamique de l’électricité ?

Pour la faire courte, la tarification dynamique, c’est une offre d’électricité dont le prix du kilowattheure (kWh) varie en fonction des marchés de gros, parfois d’heure en heure. Contrairement à un contrat d’énergie à prix fixe ou variable, il y a un peu plus de mouvement.

Quid des marchés de gros de l’électricité ?

Les marchés de gros, c’est là où l’électricité s’achète et se vend avant d’arriver chez les particuliers et les entreprises. Les producteurs, fournisseurs et négociants y échangent des volumes d’électricité en fonction de l’offre et de la demande. Chaque jour, un prix est fixé pour le lendemain (marché « spot »), et d’autres contrats permettent d’acheter pour plus tard (marchés à terme). Comme l’électricité se stocke mal et dépend beaucoup de la météo ou des aléas techniques, ces prix peuvent varier fortement. Ce sont justement ces variations que reflètent les offres à tarification dynamique.

Concrètement, le tarif reflète les prix constatés sur les marchés au comptant (journaliers ou infra-journaliers), comme le prévoit l’article L.332-7 du code de l’énergie. Le client ne paie donc pas un prix fixe : il paie un prix qui évolue selon l’offre et la demande d’électricité.

En théorie, avec une offre à tarification dynamique, le prix change chaque heure. Dans la langue de Shakespeare, on appelle ça le « Real-Time Pricing » ou prix en temps réel, pour les francophones convaincus.

Le fournisseur doit communiquer quotidiennement les prix horaires (via une application, un mail ou son site) et mettre en place un système d’alerte en cas de forte variation. En revanche, il n’est pas obligé de fixer un plafond de prix.

En somme, ça permet au client de consommer quand l’électricité est moins chère (et souvent moins carbonée) et d’éviter les heures de pointe où les prix grimpent, par exemple, en décalant le lave-linge, le chauffage ou la recharge d’un véhicule électrique. 

Le hic avec les offres à tarification dynamique ? Elles transfèrent en quelque sorte le risque de hausse des prix vers le consommateur. Sans capacité à suivre les prix et à adapter sa consommation, la facture peut vite exploser. Et c’est là que le bât blesse…

Crise énergétique et tarification dynamique

2021 nous a offert un duo inattendu entre Elton John et Dua Lipa, un Thomas Pesquet aux commandes de l’ISS et même l’entrée au Panthéon de Joséphine Baker. Mais du côté de l’énergie, l’heure était un poil moins à la fête. En effet, cette année-là marque aussi les prémisses d’une crise énergétique d’envergure, également nommée… La crise énergétique mondiale de 2021-2023.

Pour vous donner le contexte, la reprise économique post-COVID aidant, la demande en énergie s’emballe. Parallèlement, quelques mois plus tard, débute le conflit Russo-Ukrainien et les marchés ne savent plus où donner de la tête. Les prix du gaz et de l’électricité explosent et les budgets des ménages avec.

Pourtant, peu de temps avant ces événements, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) avait fixé les règles de mise en œuvre des offres à tarification dynamique. Elle avait demandé aux fournisseurs de plus de 200 000 clients de proposer ce type de formule, afin que chaque consommateur puisse, s’il le souhaite, choisir un contrat adapté à sa capacité à moduler sa consommation¹. Le souci, vous l’aurez compris, c’est que les offres à tarification dynamique sont entièrement correlées aux marchés. Alors, qui dit « marchés en berne » dit, « prix en hausse ». En bref, les calculs sont mauvais !

Résultat, quelques fournisseurs, qui avaient fait de la tarification dynamique leur crédo mettent d’office la clé sous la porte (à l’image du Danois Barry Energy, débarqué sur l’Hexagone en 2021 et définitivement disparu en… 2022) et l’obligation pour les gros fournisseurs de proposer cette version 2.0 de l’offre d’énergie est révisée.

Nouvelle définition des offres à tarification dynamique

Crise oblige, donc, « le 27 juillet 2022, compte tenu du contexte de forte hausse des prix sur les marchés du prix, la Commission de régulation de l’énergie a publié la délibération n° 2022-215 pour assouplir, à titre transitoire, la définition des offres à tarification dynamique, initialement prévue dans sa précédente délibération, jusqu’au 1er juillet 2026.² »

Traduction ? La CRE n’a pas enterré la tarification dynamique. Elle a simplement élargi, de manière temporaire, ce que recouvre cette notion.

Dans sa fameuse délibération n°2022-215, elle reconnaît que les offres 100 % indexées heure par heure sur les prix « spot » (prix du marché) sont, dans le contexte de crise, trop risquées. Mais dans le même temps, le système électrique a plus que jamais besoin de flexibilité, notamment lors des pics hivernaux.

La solution ? Autoriser, entre le 1er juillet 2023 et le 1er juillet 2026, des offres dites « à signal court terme ». Concrètement, il s’agit d’offres qui incitent financièrement les consommateurs à réduire ou déplacer leur consommation lors de périodes de tension du réseau, sans être totalement indexées sur les prix horaires du marché.

Ces offres doivent prévoir des périodes de pointe clairement identifiées, au moins 10 jours entre le 15 octobre et le 15 avril, avec des plages horaires qui incluent, a minima, 8h – 13h et 18h – 20h, sans dépasser 12 heures de pointe par jour.

L’idée reste d’envoyer un signal prix suffisamment fort pour encourager l’effacement ou le décalage de consommation, tout en évitant d’exposer les ménages à la volatilité extrême des marchés de gros.

À partir du 1er juillet 2026, retour au cadre initial : les fournisseurs de plus de 200 000 clients devront proposer de véritables offres indexées sur les prix horaires du marché, comme prévu dans la délibération de 2021. D’ici là, la version « assouplie » sert de compromis.

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Les offres à tarification dynamique en 2026

Vous l’aurez compris, sur le marché, il n’existe plus aucune offre à tarification dynamique disponible désormais (indexée heure par heure sur le marché spot). Cependant, certaines formules proposées par les fournisseurs d’électricité permettent de s’adapter à la réalité des prix, tout en préservant un maximum le porte-monnaie des consommateurs.

On peut ainsi parler d’offres « heures de pointe » ou à « pointe mobile ». Le principe général : quelques jours par an, généralement en hiver, certaines plages horaires deviennent plus chères (puisque le réseau électrique est plus sollicité). En contrepartie, le reste de l’année, le tarif reste plus stable, voire avantageux. L’objectif reste d’inciter à réduire ou à décaler sa consommation lors des périodes les plus tendues pour le réseau.

Ces offres s’appuient souvent sur les signaux envoyés par RTE et répondent au cadre transitoire fixé par la CRE jusqu’au 1er juillet 2026. Elles ne répliquent pas les prix du marché heure par heure, mais elles envoient un signal suffisamment fort pour encourager la flexibilité. Sur l’Hexagone, plusieurs fournisseurs ont l’obligation de proposer ce genre de formule : 

  • EDF ;
  • Engie ;
  • TotalEnergies ;
  • Plenitude ;
  • ES Strasbourg².

L’option Tempo d’EDF est un bon exemple d’offre à pointe mobile. Elle repose sur un système de jours colorés :

  • 300 jours bleus, avec un prix du kWh très avantageux ;
  • 43 jours blancs, à tarif intermédiaire ;
  • 22 jours rouges, concentrés entre le 1er novembre et le 31 mars, où l’électricité devient nettement plus chère, surtout en heures pleines.

Pendant les jours rouges (hors week-ends et jours fériés), le prix en heures pleines peut grimper jusqu’à 3,5 fois celui d’une option classique Heures Pleines / Heures Creuses³. 

La couleur du lendemain est annoncée la veille (dès 11h, puis affichée sur le compteur Linky à 20h). Les ménages équipés et organisés peuvent anticiper, reporter certaines consommations et profiter de tarifs très compétitifs le reste de l’année.

Du côté de TotalEnergies, l’offre Charge’Heures joue la carte de la flexibilité nocturne. Ici, pas de jours rouges, mais trois plages tarifaires : 

  • Heures Pleines ;
  • Heures Creuses ;
  • Heures Super Creuses.

Le créneau le plus intéressant se situe entre 2h et 6h, avec un prix du kWh environ deux fois moins cher que celui appliqué en journée. Les heures creuses « classiques » (notamment en fin de soirée et tôt le matin) restent également plus avantageuses que les heures pleines⁴. 

La tarification dynamique version 2026 est donc plus encadrée, plus lisible et moins risquée. Elle vise davantage à mobiliser les consommateurs lors des pics hivernaux qu’à faire varier le prix de l’électricité en temps réel toute l’année.

Match : tarification dynamique vs option Heures Pleines / Heures Creuses

Après une quasi disparition en 2021/2022, les offres dynamiques « pures » (indexées heure par heure sur le spot) pourraient revenir dans le radar à partir du 1er juillet 2026, date de fin du régime transitoire mis en place par la CRE – même si, en parallèle, la CRE réfléchit déjà à faire évoluer le cadre (avec une consultation début 2026⁵).

L’heure est donc à la comparaison : vaut-il mieux s’en tenir à une option heures pleines-heures creuses classique ou tenter l’aventure dynamique ?

💡 Rappel !

L’option Heures Pleines / Heures Creuses (HP/HC) est une formule tarifaire qui propose deux prix différents pour l’électricité selon le moment de la journée.

Pendant les heures creuses (souvent la nuit et parfois en milieu de journée), le prix du kWh est plus bas. En heures pleines, lorsque la demande est plus forte, le tarif est plus élevé. L’intérêt est de programmer certains usages énergivores (chauffe-eau, lave-linge, recharge de véhicule électrique, etc.) sur les heures creuses afin de réduire sa facture. La plupart des fournisseurs – y compris Ohm Énergie 😉 – proposent cette option sur leurs offres.

La structure du prix

Avec l’option HP/HC, le cadre est fixe : 8 heures par jour à prix réduit, le reste à un tarif plus élevé. Les plages sont connues à l’avance et ne changent pas.

Avec la tarification dynamique, le prix évolue selon le marché. Il peut varier chaque jour, voire chaque heure. Le consommateur suit les signaux du système électrique en temps réel.

Autrement dit, l’option HP/HC repose sur une mécanique stable, l’offre dynamique sur une adaptation continue.

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La condition de rentabilité

En HP/HC, le seuil est identifiable.

Au Tarif Réglementé de Vente, il faut en moyenne au moins 30 % de la consommation en heures creuses pour que l’option devienne intéressante. En dessous, le surcoût des heures pleines annule le gain. Sur certaines offres de marché, ce seuil peut monter vers 40 à 50 %.

En tarification dynamique, il n’existe pas de seuil simple. Les économies dépendent de la capacité à déplacer la consommation vers les heures où les prix sont réellement bas. Les retours d’expérience évoquent 10 à 30 % d’économies pour les profils très flexibles et bien équipés⁶.

À lire aussi : Heures Creuses Ohm Énergie : nos offres et horaires pour 2026

Le niveau de risque

En HP/HC, le risque est limité, dans la mesure où les prix sont connus et stables. Si la part en heures creuses est insuffisante, l’option devient simplement moins avantageuse, sans mauvaise surprise majeure sur la facture.

En tarification dynamique, la volatilité est plus forte. En période de tension (vague de froid, indisponibilités de production), les prix peuvent grimper nettement. Si on ne s’adapte pas illico presto, la facture peut vite exploser.

Le profil adapté

L’option HP/HC convient avant tout aux foyers capables de programmer certains usages (chauffe-eau, électroménager, recharge de véhicule) sans bouleverser leur organisation.

La tarification dynamique, quant à elle, s’adresse davantage à des consommateurs très flexibles, idéalement équipés d’outils de pilotage automatique (domotique, recharge intelligente, stockage), et prêts à accepter une part d’incertitude. 

Grosso modo, si on compare les deux formules, voici ce que ça donne : 

Critère

Heures Pleines / Heures Creuses (HP/HC)

Tarification dynamique

Principe

Deux prix fixes dans la journée (8h creuses, 16h pleines)

Prix indexé sur le marché de gros, pouvant varier chaque heure

Lisibilité

Élevée : plages et prix connus à l’avance

Plus complexe : prix variables selon les conditions de marché

Condition de rentabilité

Environ 30 % de consommation en heures creuses au TRV (parfois 40 – 50 % en offre de marché)

Pas de seuil fixe : dépend de la capacité réelle à consommer aux heures les moins chères

Potentiel d’économies

Modéré et encadré

Plus élevé si la consommation est très flexible (10 à 30 % observés dans certains cas)

Exposition au marché

Faible

Directe

Risque de hausse ponctuelle

Limité par la structure fixe

Plus important en période de tension sur le système électrique

Effort demandé au foyer

Organisation simple (programmation des usages)

Suivi régulier ou pilotage automatisé recommandé

Profil adapté

Foyer organisé avec des usages programmables

Foyer très flexible, équipé et à l’aise avec la volatilité (et la technologie)

Heures creuses, tarification dynamique et Modulo !

Outre l’option heures creuses, il existe une autre voie possible, qui tient compte de la production d’électricité en temps réel, tout en sécurisant votre porte-monnaie et elle n’est autre que… Roulement de tambours… 🥁 L’offre Modulo d’Ohm Énergie !

Avec Modulo, l’idée, c’est de capter les bons moments du système électrique (quand l’électricité est plus disponible) sans faire porter au client le risque d’un prix qui change heure par heure comme sur une vraie offre spot.

Vous bénéficiez d’un prix fixe pendant 1 an (hors évolutions des taxes), avec un fonctionnement « à la météo du réseau », mais lisible. On alterne entre deux types de jours :

  • 350 jours « Équilibre », avec des prix réduits et des horaires qui incitent à consommer quand ça coûte moins au système ;
  • 15 jours « Sérénité », annoncés au plus tard la veille à 16h, où le prix est particulièrement bas sur l’ensemble de la journée.
  • Et entre le 1er avril et le 31 octobre, on ajoute les Heures Solaires (généralement 11h – 16h), alignées avec les périodes où la production solaire nationale est habituellement plus forte.

À titre indicatif, par rapport au Tarif Réglementé de Vente (TRV) de février 2026, Modulo c’est : 

  • jusqu’à -30,6 % (HT) sur le prix du kWh pendant les Heures Solaires ;
  • environ -2 à -3 % (HT) sur les heures Équilibre (heures pleines et creuses) ;
  • et sur les jours Sérénité, jusqu’à -60 % (HT) par rapport au prix HT de l’option Base.

L’intérêt, c’est qu’on retrouve une logique « dynamique » (récompenser le bon timing), mais avec un cadre plus sécurisé qu’un prix indexé sur le spot.

Par rapport à Heures Pleines / Heures Creuses, Modulo va plus loin que le simple « la nuit c’est moins cher » : elle valorise aussi des moments de journée (les Heures Solaires) et propose 15 jours très avantageux pour booster les économies.

Par rapport à une tarification dynamique pure, Modulo évite l’effet yo-yo. Le prix ne suit pas le marché heure par heure. On garde une incitation à décaler, tout en restant sur un prix fixe. De quoi payer votre électricité au meilleur prix, sans risque !

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À quoi pourrait ressembler la tarification dynamique après 2026 ?

Si vous vous souvenez, le régime transitoire touche à sa fin et, avec lui, l’assouplissement de la définition de la tarification dynamique. La CRE prépare donc d’ores et déjà une remise à plat du cadre.

L’idée n’est pas d’abandonner la tarification dynamique, mais de la rendre plus cohérente avec l’évolution du système électrique et plus praticable côté consommateurs, tout en tenant compte des changements du marché : 

  • Les prix spot varient de plus en plus au fil de la journée, avec une forte hausse des heures à prix nuls ou négatifs : 183 (2023), 560 (2024), 835 au 31/10/2025⁵.
  • Depuis le 1er octobre 2025, le prix de l’électricité sur les marchés de gros peut changer toutes les 15 minutes (et non plus seulement toutes les heures).

Dans ce contexte, la CRE met plusieurs pistes sur la table⁵ : 

Option n°1

Option n°2

Option n°3

Option n°4

Rester à l’heure ou simplifier encore davantage

Revoir la règle des « 50 % indexés sur le spot »

Limiter le spot aux écarts de consommation

Autoriser des offres partiellement dynamiques

Aujourd’hui, le marché évolue au quart d’heure. La CRE se demande s’il faut conserver un prix qui change toutes les heures (plus simple à suivre pour un particulier), ou au contraire regrouper la journée en grandes plages de quelques heures maximum (par exemple 4 heures), pour envoyer un signal clair sans entrer dans une logique trop technique.

Actuellement, une offre dynamique doit être indexée au moins à 50 % sur les prix de marché au comptant. La CRE réfléchit à ajuster cette règle, surtout sur la manière de calculer ce pourcentage : sur une heure, une journée, une année ? Selon la période retenue, le niveau réel d’exposition au marché peut être très différent.

Une autre idée consiste à garantir un prix “classique” basé sur une consommation prévisionnelle, et à appliquer le prix spot uniquement si le client consomme plus ou moins que prévu. Cela permettrait d’envoyer un signal prix tout en évitant une exposition totale et permanente aux variations du marché

La CRE envisage aussi des offres dynamiques uniquement sur certaines périodes (par exemple l’été ou lors de fortes productions solaires), avec un tarif plus classique le reste du temps. L’objectif serait de cibler les moments où la flexibilité est vraiment utile, sans rendre l’offre instable toute l’année.

Pour résumer, la parenthèse ouverte pendant la crise pourrait se refermer. Les offres de type pointe mobile, qui avaient été temporairement rangées dans la catégorie des offres dynamiques, ne reflètent pas directement les prix du marché spot au sens strict de la définition de 2021. Par ailleurs, le marché profite désormais d’une baisse durable des prix de l’électricité. La CRE propose donc de ne pas prolonger cet élargissement au-delà de 2026.

Reste à savoir ce que les prochaines consultations réserveront au sort de ces offres pas comme les autres !

¹CRE – La CRE fixe les règles de mise en œuvre des offres à tarification dynamique (lettre d’information)
²Energie-Info – Qu’est-ce qu’une offre à tarification dynamique ? — energie-info.fr
³EDF – Option Tempo : détails et principes
⁴TotalEnergies – Offre Charge’Heures
CRE – Consultation publique n°2026-02 — Offres à tarification dynamique (22 janvier 2026) 
⁶IntoTheMinds – Tarification dynamique : quand les prix s’adaptent à votre profil en temps réel

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– Offres à Prix fixe de la part de l’électricité et/ou du gaz :
Ces offres garantissent que les modalités et conditions contractuelles, y compris le prix, demeurent inchangées pendant toute la durée du contrat, en dehors des évolutions :
  • de la fiscalité applicable ;
  • du tarif d’acheminement ;
  • et des composantes du prix ayant pour objet la répercussion sur le consommateur d’obligations réglementaires reposant sur les fournisseurs de gaz naturel et d’électricité non connues ni anticipables lors de la prise d’effet du contrat.
– Offre à prix fixe tout compris :
Les offres de cette typologie disposent d’un prix fixe sur toute la période d’engagement du contrat, sauf pour tenir compte des évolutions de la fiscalité applicable.
– Offre indexé sur le TRVE
Dans ces offres l’ensemble du prix (abonnement et consommation) suivent les mêmes variations que l’option du TRVE utilisée comme référence, pour chacun des postes saisonniers de l’option. Le TRVE évolue en février et en août chaque année.
– Offre indexé sur le PRVG
Dans ces offres l’ensemble du prix (abonnement et consommation) suivent les mêmes variations que l’option du PRVG utilisée comme référence. Le PRVG évolue tous les mois.
– Offre indexé sur des références de prix du marché
Le prix varie selon des indices de marché librement accessibles comme la référence de coûts d’approvisionnement du gaz, le prix de gros du gaz (Point d’Echange Gaz ou PEG, Title Transfert Facility ou TTF) ou les indices INSEE. Le fournisseur doit préciser la fréquence des évolutions tarifaires. Pour de telles offres, l’indexation peut concerner une partie du prix (uniquement l’abonnement, ou bien seule la part énergie) ; pour autant, les conditions d’évolution de l’ensemble du prix doivent être explicitées par le fournisseur.
– Offre à tarification dynamique
Les prix reflètent les variations en temps réel des marchés de l’énergie. Le fournisseur s’engage à préciser la fréquence exacte d’évolution des prix au consommateur lors de la souscription de l’offre. Ces offres sont destinées aux consommateurs qui peuvent déplacer un certain nombre de leurs consommations et sont donc ouverts à la variabilité du prix de leur énergie.
– Autres offres (prix variables)
Cette catégorie regroupe les offres ne correspondant à aucune des précédentes. Elle inclut notamment les offres dont le fournisseur peut librement modifier le prix une ou plusieurs fois par an ou dont l’engagement sur le prix est inférieur à 12 mois.