Comprendre la consommation électrique en France
Tout comme votre propre consommation d’électricité peut varier d’une année sur l’autre, celle de la France évolue également. Elle dépend à la fois des aléas de la production et des changements dans nos usages. Alors combien la France a-t-elle consommé d’électricité en 2025 ? Est-ce plus ou moins qu’il y a dix ans ? Et quelle tendance pour l’avenir ? Éléments de réponse dans cet article (eh oui, on est pas devin non plus 🔮).
Sommaire
📖 Résumé :
- Après une hausse jusqu’en 2008, la consommation d’électricité en France a stagné entre 2010 et 2019, puis fortement baissé en 2022-2023 sous l’effet de la crise énergétique, avant une légère reprise en 2024 à 449,2 TWh, soit encore environ –6 % par rapport à la moyenne 2014-2019.
- En 2025, selon RTE, la consommation se stabilise autour de 440-450 TWh, restant inférieure aux niveaux des années 2010 malgré une production bas carbone abondante, ce qui place la France en situation d’exportatrice nette d’électricité.
- À l’horizon 2030-2035, la consommation pourrait atteindre entre 470 et 580 TWh selon le rythme d’électrification des usages, avec des enjeux majeurs de sobriété, d’efficacité énergétique et d’adaptation du système électrique.
Quelle est la quantité d’électricité consommée en france ?
Regardons ensemble les grandes tendances qui ont marqué ces dernières décennies !
2001-2008 : hausse de la consommation d’électricité en France
Entre le début des années 2000 et la crise financière de 2008, la consommation électrique augmente fortement. Cette période est marquée par :
- la généralisation des équipements électroménagers et électroniques (coucou les consoles de jeux 🎮)
- le développement du chauffage électrique,
- la croissance continue des surfaces tertiaires (bureaux, commerces, services).
L’électricité devient alors un pilier central des usages quotidiens des ménages comme des entreprises.
2010-2019 : une phase de stabilité de la consommation d’électricité en France
À partir de 2010, la consommation d’électricité entre dans une phase de stagnation. Les progrès en matière d’efficacité énergétique compensent en grande partie l’augmentation du nombre d’équipements. Malgré une activité économique soutenue, la consommation se maintient globalement autour d’un plateau.
2019-2023 : une forte baisse de la consommation d’électricité en France
La crise sanitaire de 2019 🦠 provoque une chute brutale de la consommation, notamment lors du premier confinement, en raison de l’arrêt d’une grande partie de l’activité économique. Une fois les restrictions levées, la demande repart et retrouve en 2021 des niveaux proches de ceux observés entre 2014 et 2019.
L’année 2022 marque un tournant. La France fait face à une triple crise énergétique :
- une disponibilité nucléaire réduite en raison des contrôles et réparations liés à la corrosion sous contrainte,
- une sécheresse exceptionnelle affectant la production hydroélectrique,
- la guerre en Ukraine, qui entraîne une flambée des prix des combustibles fossiles et de l’électricité.
À partir de l’été 2022, lorsque les prix de l’électricité atteignent des niveaux historiquement élevés, la consommation recule durablement. Cette baisse, moins brutale que celle de 2020, s’étend toutefois sur deux années consécutives (2022 et 2023).
2024 : reprise légère, mais des niveaux toujours inférieurs à l’avant-crise
En 2024, on sort enfin la tête de l’eau. La consommation électrique en France cesse de diminuer et enregistre une légère hausse. Corrigée des aléas météorologiques, elle s’élève à 449,2 TWh, soit +0,7 % par rapport à 2023.²
Malgré cette reprise, la consommation reste environ 30 TWh (-6 %) en dessous de la moyenne observée sur la période 2014-2019. ²Ces niveaux s’expliquent par la combinaison de plusieurs facteurs durables :
- la hausse des prix de l’électricité,
- les comportements de sobriété adoptés pendant la crise,
- les progrès continus en matière d’efficacité énergétique.
Incroyable mais vrai : ces baisses de consommation sont les plus importantes depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale !
Qu’en est-il des autres énergies ? En 2024, la consommation française d’énergie primaire se répartit ainsi :
- 41 % de nucléaire,
- 28 % de produits pétroliers,
- 15,8 % d’énergies renouvelables (biomasse, hydraulique, éolien, pompe à chaleur, biocarburant, photovoltaïque),
- 12 % de gaz naturel².
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Consommation électrique en France en 2025 et perspectives selon RTE
En 2025, la consommation électrique en France marque une phase de stabilisation, après plusieurs années de baisse liées à la crise sanitaire, puis au choc énergétique de 2022-2023. Selon le Bilan prévisionnel 2025-2035 de RTE (le gestionnaire du réseau de transport d’électricité), la demande d’électricité reste proche des niveaux observés en 2024, autour de 440-450 TWh par an, et demeure inférieure à celle des années 2010.⁴
Oui, vous avez bien lu, on consomme moins qu’avant ! 😦
Cette situation s’explique par les mêmes facteurs que ceux présentés ci-avant :
- les efforts de sobriété énergétique encore visibles chez les ménages et les entreprises,
- les gains d’efficacité énergétique des équipements (coucou les pompes à chaleur),
- et une électrification des usages qui progresse, mais pas encore à un rythme suffisant pour entraîner une hausse nette de la consommation globale.
Une consommation encore modérée en 2025
RTE souligne qu’en 2025, la France dispose d’une production électrique bas carbone abondante, notamment grâce au nucléaire et aux énergies renouvelables en France 🌿, supérieure à la consommation nationale. Cette situation crée une forme de surcapacité temporaire, avec une France souvent exportatrice d’électricité, alors même que la demande intérieure ne repart que lentement.
En gros, on produit plus qu’on ne consomme ! ⚡
Des perspectives contrastées à l’horizon 2030-2035
Pour les années à venir, RTE ne retient pas un seul scénario, mais plusieurs trajectoires de consommation, fortement dépendantes du rythme d’électrification⁴ :
- Dans un scénario de décarbonation rapide, la consommation électrique augmenterait nettement sous l’effet du développement des véhicules électriques, du chauffage électrique, de l’industrie bas carbone et de la production d’hydrogène. Elle pourrait atteindre environ 510 TWh en 2030, puis jusqu’à 580 TWh en 2035.
- Dans un scénario de décarbonation plus lente, la hausse serait beaucoup plus modérée, avec une consommation d’environ 470 TWh en 2030 et un peu plus de 500 TWh en 2035.
Ce qu’il faut retenir
2025 apparaît comme une année charnière : la consommation électrique en France est stable, mais les capacités de production sont déjà là. La vraie rupture viendra après 2025, si l’électrification des usages s’accélère réellement. À moyen terme, la hausse de la consommation électrique n’est pas un problème en soi : elle est même nécessaire pour réduire la dépendance aux énergies fossiles et réussir la transition énergétique.
Pour les consommateurs comme pour les fournisseurs d’énergie, ces projections montrent que l’électricité va jouer un rôle central dans les années à venir, avec des usages plus nombreux… et des enjeux croissants autour de la maîtrise de la demande. ⚡
Qui consomme le plus d’électricité en France ?
En 2024, la consommation d’électricité se répartit principalement entre les secteurs suivants² :
- résidentiel : 156 TWh (38 %),
- tertiaire : 135 TWh (32 %),
- industrie : 98 TWh (25 %),
- autres usages (agriculture, services spécifiques) : environ 20 TWh.
Les bâtiments (logements et tertiaire) représentent donc la plus grande part de la consommation électrique nationale, en raison du poids du chauffage (environ 70 % de la facture), de l’eau chaude, de l’électroménager et des usages numériques.
Chacun et chacune d’entre nous a donc un rôle à jouer dans la consommation électrique nationale ! Pour la réduire (et en profiter pour alléger sa facture d’électricité) il est recommandé d’améliorer l’isolation de son logement quand c’est possible, d’adopter des éco-gestes au quotidien ou encore d’opter pour une électricité plus abordable, comme celle proposée par Ohm Energie, fournisseur d’énergie !
L’industrie reste un consommateur majeur, tandis que les transports, encore largement dépendants des carburants fossiles, voient leur part augmenter progressivement avec le développement des véhicules électriques.
👉 À titre indicatif, la consommation annuelle moyenne d’électricité par foyer est d’environ 4,2 MWh.⁵
Qu’est-ce qui fait varier la consommation d’électricité en France ?
La consommation électrique varie fortement selon plusieurs facteurs.
Les caractéristiques des logements
Nous l’avons dit, ce sont les bâtiments qui consomment le plus d’énergie. Logiquement, la manière dont ils sont isolés et chauffés influe donc sur la consommation nationale ! Les passoires thermiques font grimper la note de la facture… et baisser la note du DPE.
Le saviez-vous ?
Les maisons individuelles consomment généralement plus que les logements collectifs, mieux mutualisés sur le plan thermique.
La température
En hiver, une baisse de quelques degrés peut provoquer une forte hausse de la consommation et de la facture de chauffage. Logique : plus il faut froid, plus on monte le chauffage… ce qui se traduit par une facture d’énergie plus salée.
La consommation électrique varie fortement selon plusieurs facteurs.
Le contexte économique et les usages
D’autres facteurs jouent un rôle clé :
- l’évolution des prix de l’énergie (tendance à la hausse depuis 10 ans),
- les changements d’usages (télétravail, climatisation, numérique),
- les politiques publiques, comme les aides à la rénovation énergétique.
Depuis 2020, le dispositif MaPrimeRénov’ a par exemple permis de financer la rénovation de plus de 2,4 millions de logements, contribuant durablement à la baisse de la consommation.⁵
Produit-on assez d’électricité pour les besoins en France ?
Oui, et même “trop” visiblement ! La France dispose aujourd’hui d’un système électrique largement capable de couvrir la consommation nationale. Grâce à son parc nucléaire et au développement des énergies renouvelables (hydraulique, éolien, solaire), la production d’électricité est majoritairement bas carbone et souvent supérieure à la consommation intérieure.
Cette situation permet à la France d’être exportatrice nette d’électricité vers ses voisins européens. Selon RTE, cette surcapacité est toutefois temporaire : elle s’explique par une consommation encore modérée, alors que les capacités de production sont déjà en place.
À moyen et long terme, la question ne sera donc pas tant de produire plus immédiatement, mais d’adapter le système électrique à une demande appelée à augmenter avec l’électrification des usages.
Comment réduire la consommation d’électricité de la France ?
Réduire la consommation d’électricité ne signifie pas freiner la transition énergétique, mais mieux consommer. Le principal levier reste la sobriété énergétique, combinée à des gains d’efficacité.
Plusieurs actions clés peuvent avoir un impact significatif :
- Mieux isoler les logements pour limiter les besoins de chauffage,
- Remplacer les équipements anciens par des appareils plus performants,
- Mieux piloter la consommation (programmation, effacement, heures creuses),
- Encourager des usages plus sobres au quotidien, sans perte de confort.
À l’échelle nationale, ces efforts permettent de limiter les pics de consommation, de réduire la pression sur le réseau électrique et de mieux intégrer les énergies renouvelables. Pour les consommateurs, c’est aussi un moyen concret de maîtriser leur facture d’électricité, tout en contribuant à la transition énergétique.
Quelles sont les départements qui consomment le moins d’électricité en France ?
Sur la période du 15 octobre 2023 au 14 avril 2024, la majorité des départements ont enregistré une baisse de consommation résidentielle comprise entre 2 % et 12 % par rapport à la période 2021-2022. ⁵
Les baisses les plus marquées sont observées sur le pourtour méditerranéen, où le chauffage électrique est plus répandu et donc le potentiel d’économies plus important. Mais aussi tout simplement parce qu’il y fait moins froid ! ☀️
Conclusion
La consommation d’électricité en France est aujourd’hui globalement équilibrée : la production dépasse la demande, ce qui limite les risques de pénurie… d’autant plus que les hivers tendent à être plus doux avec le réchauffement climatique. Reste à savoir si cet équilibre pourra être maintenu dans les années à venir, alors que l’électrification des usages s’accélère (véhicules électriques, pompes à chaleur, intelligence artificielle).
Pour Ohm Énergie, l’avenir repose sur le développement des énergies renouvelables ! C’est pourquoi, nous proposons des offres d’électricité verte incluse comme l’offre d’électricité Classique ou en option.
Sources
¹RTE : bilan électrique 2024
²Statistiques développement durable : les chiffres clés de l’énergie
⁴RTE : bilan prévisionnel 2025
⁵Observatoire Enedis : la consommation d’électricité
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