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Inondations, sécheresses, tempêtes : comment protéger son logement grâce à nos conseils de prévention

En 2003, j’ai vécu le cyclone Erika en Nouvelle-Calédonie (la tempête la plus violente qu’a connu l’île) et j’ai vu mes parents sécuriser méthodiquement notre maison pour nous protéger. Cette expérience m’a appris une leçon : face aux éléments, l’anticipation fait tout. Dans cet article, je vous partage des conseils vécus pour affronter les vents violents, mais aussi les recommandations des guides officiels pour la prévention des inondations et de la sécheresse. Voici comment mettre concrètement votre logement à l’abri !

maison inondée

Sommaire

À retenir 

  • La France est exposée à huit risques naturels majeurs et les inondations, la sécheresse et les tempêtes nécessitent d’anticiper pour protéger son logement et limiter les dégâts.

  • Près de 18,5 millions de personnes vivent en zone inondable et plus de 10 millions de maisons individuelles sont menacées par le retrait-gonflement des sols argileux (RGA).

  • Des mesures de prévention, une bonne préparation et la connaissance des dispositifs d’indemnisation comme le régime CatNat permettent de mieux faire face à ces événements climatiques.

Un pays sous pression climatique

La France est exposée à huit risques naturels majeurs :

  1. Inondations ;
  2. Mouvements de terrain ;
  3. Feux de forêt ;
  4. Séismes ;
  5. Avalanches ;
  6. Éruptions volcaniques ;
  7. Cyclones ;
  8. Tempêtes¹.

 

Dans cet article, on se concentre sur les inondations, tempêtes et impacts de la sécheresse sur le logement.

Prévention des inondations

Avoir une piscine d’intérieur est souvent perçu comme le summum du luxe. Sauf, bien sûr, quand elle s’installe d’elle-même et sans votre accord au beau milieu de votre salon… 😅 Je parle bien sûr des inondations.

Selon le Ministère de la Transition écologique, près de 18,5 millions de personnes (soit 27,4 % de la population française) vivent dans des zones inondables. Heureusement, 73,5 % d’entre elles résident dans une commune couverte par un Plan de Prévention des Risques d’Inondation (PPRI).³

Mais au-delà des murs qui trinquent (moisissure, traces de boue), les crues torrentielles engendrent de réels dangers vitaux : noyade, électrocution, isolement ou intoxication par les eaux souillées⁴. Voici donc les réflexes indispensables pour anticiper et sécuriser votre logement.

Avant l'inondation

Si vous vivez dans une zone inondable ou que la météo annonce des risques d’inondations, il est toujours bon de prévoir comment y faire face en amont.

Côté structure et équipements :

  • Surélever les équipements sensibles (tableau électrique, équipements électriques, chaudière, compteur gaz, produits polluants) au-dessus de la cote de référence de la crue centennale
  • Installer des batardeaux sur portes et fenêtres : attention, ils ne sont efficaces que jusqu’à 1,80 m de hauteur d’eau
  • Batardeau : Barrière d’étanchéité amovible installée devant les portes ou portes de garage pour empêcher l’eau de ruissellement de s’infiltrer dans le logement.
  • Poser un clapet anti-retour sur le réseau d’assainissement pour éviter les reflux de canalisations
  • Opter pour des revêtements résilients : carrelage plutôt que parquet, enduits ciment plutôt que plâtre
  • Installer une pompe de relevage dans les zones les plus basses (cave, sous-sol) pour optimiser les systèmes d’évacuation

Côté organisation :

  • Créer une zone de refuge en hauteur dans la maison (étage, mezzanine) avec réserves d’eau, nourriture, documents importants
  • Préparer un kit d’urgence 72H : lampe torche, radio à piles, médicaments, papiers d’identité, argent liquide
  • Consulter Géorisques pour connaître précisément votre exposition⁵

Le saviez-vous ?

Le Fonds de Prévention des Risques Naturels Majeurs (FPRNM) ou fonds Barnier peut financer des travaux de réduction de la vulnérabilité pour les propriétaires en zone PPRI. Sous conditions de ressources, ce taux peut monter à 80 %. Renseignez-vous auprès de votre mairie ou de la préfecture !

Pendant l'inondation

  • Coupez l’électricité et le gaz dès les premières infiltrations : en cas de coupure électrique, ne les rallumez jamais vous-même
  • Montez en hauteur et ne redescendez pas tant que le niveau n’a pas baissé
  • Ne sortez pas : une lame d’eau de 30 cm suffit à emporter un adulte, 50 cm à bloquer un véhicule
  • N’utilisez aucun appareil électrique, même sur batterie, dans une pièce ou des milieux humides

Après : 

  • Faire appel à un électricien certifié avant tout rétablissement du courant
  • Enlever la boue avec des protections (masque, gants), aérer abondamment, jeter tous les aliments potentiellement contaminés
  • Consulter un médecin en cas de contact prolongé avec les eaux de crue
  • Déclarer le sinistre à votre assureur dans les 10 jours suivant la publication de l’arrêté de catastrophe naturelle

La garantie Cat Nat, c’est quoi ? Toute assurance multirisques habitation intègre obligatoirement une garantie catastrophe naturelle. Elle s’active uniquement après parution d’un arrêté interministériel au Journal Officiel reconnaissant l’état de catastrophe naturelle dans votre commune. Elle couvre les dommages matériels directs, sous déduction d’une franchise légale.

Le saviez-vous ?

  • Régime CatNat : Dispositif légal français d’indemnisation des victimes de catastrophes naturelles, activé par arrêté interministériel.

Se protéger de la sécheresse 

Si on pense souvent aux impacts de la canicule sur la santé, la sécheresse est aussi un fléau pour le bâti. En France, plus de 10 millions de maisons individuelles sont menacées par le retrait-gonflement des sols argileux (RGA).²

Le saviez-vous ?

  • Retrait-Gonflement des Argiles (RGA) : Phénomène géologique amplifié par les sécheresses où les sols argileux se rétractent en l’absence d’eau puis gonflent avec les pluies, provoquant de graves fissures sur les fondations des maisons.

Autant vous dire que si votre maison se met à faire des étirements, ce n’est pas parce qu’elle s’est mise au yoga !

Ce phénomène fragilise directement les fondations. Les sols argileux agissent comme une éponge : ils se rétractent pendant les périodes sèches et regonflent au retour des pluies. Ces mouvements de terrain répétés créent des fissures majeures dans les murs et les dallages.

Signes à surveiller :

Symptôme

Niveau d’alerte

Fissures en escalier sur les briques

Modéré

Portes et fenêtres qui bloquent

Modéré à élevé

Fissures traversantes sur murs porteurs

Élevé

Décollement du carrelage

Modéré

Avant l'épisode de sécheresse

  • Consulter Vigieau (vigieau.fr) pour connaître les niveaux de restriction d’eau en vigueur dans votre département
  • Éviter de planter de grands arbres (peupliers, chênes, saules) à moins de 10 mètres des fondations : leurs racines pompent l’eau du sol
  • Installer un écran anti-racines enterré entre les arbres existants et la maison
  • Collecter et infiltrer les eaux pluviales pour maintenir un taux d’humidité stable autour des fondations

Pendant la sécheresse

Pour économiser de l’eau :

  • Privilégier les douches courtes aux bains
  • Faire tourner lave-linge et lave-vaisselle à plein chargement uniquement
  • Installer des équipements sanitaires économes : mousseurs, chasses d’eau à double débit, robinets thermostatiques
  • Récupérer et réutiliser l’eau de pluie pour l’arrosage ou les sanitaires

Le saviez-vous ?

Pendant les périodes de restriction, certains usages de l’eau sont réglementairement interdits (arrosage, lavage de véhicules, remplissage de piscine). Les sanctions peuvent aller jusqu’à 1 500 € d’amende !

Après

  • Photographier et documenter tous les désordres apparus pendant ou après la sécheresse
  • Contacter un bureau d’études structure si des fissures traversantes apparaissent
  • Si votre commune est reconnue en état de catastrophe naturelle pour la sécheresse, déclarez le sinistre dans les 30 jours suivant la publication de l’arrêté
  • Envisager un confortement des fondations (injection de résines, micropieux) pour les cas avérés
Réduisez vos factures d'électricité sans effort !
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Protéger son logement des tempêtes

Une tempête se caractérise par des vents moyens atteignant ou dépassant 89 km/h sur au moins 10 minutes.⁶ Météo-France parle de « vent violent » à partir de 100 km/h en plaine et 120 km/h en montagne ou sur le littoral… suffisant pour déraciner des arbres, arracher des tuiles ou projeter du mobilier de jardin à plusieurs dizaines de mètres.⁷

Avant une tempête

En 2003, mes parents avaient commencé à préparer notre maison plusieurs jours avant l’arrivée d’Erika : branches basses coupées, volets barricadés, mobilier rentré, provisions constituées. Voici ce que vous pouvez faire : 

  • Inspecter la toiture : tuiles descellées, faîtage fissuré, gouttières mal fixées
  • Couper les branches surplombant le toit ou les lignes électriques
  • Fixer ou rentrer tout ce qui peut devenir projectile : mobilier de jardin, parasols, trampolines, abris légers
  • Vérifier les arrêts de volets et les joints des menuiseries
  • Constituer des réserves : eau, nourriture non périssable, lampe torche, radio à piles

Le saviez-vous ?

Une alerte Météo-France orange ou rouge est déclenchée à partir de 100 km/h de rafales en plaine. Consultez vigilance.meteofrance.fr dès les premières annonces de perturbation. Les coupures d’électricité du fait de la neige et des tempêtes hivernales touchent souvent les mêmes zones 

Pendant : le calme avant (et après) la tempête

  • Restez à l’intérieur d’un bâtiment en dur : jamais sous un arbre, ni dans un véhicule garé sous des branches
  • Fermez portes, volets et fenêtres et éloignez-vous des baies vitrées : inutile de laisser les fenêtres ouvertes pendant un orage
  • Ne sortez pas pendant l’œil du cyclone (un moment d’accalmie trompeur) ou vous risquez de vous envoler comme Mary Poppins ☂️
  • Débranchez les équipements électriques sensibles (d’ailleurs, on vous explique quoi débrancher en cas d’orage)

Après : l'heure des comptes

  • Attendez la fin officielle de l’alerte avant toute sortie
  • Restez vigilant aux risques post-tempête : fils électriques à terre, arbres déracinés en équilibre instable, toitures fragilisées
  • Photographiez tous les dégâts avant tout nettoyage ou intervention : vos photos sont vos preuves pour l’assureur
  • Contactez votre assurance dans les 5 jours suivant le sinistre (délai légal pour les dégâts de tempête, qui n’exigent pas d’arrêté de catastrophe naturelle)

Votre assurance habitation couvre-t-elle vraiment la tempête ? Contrairement aux inondations, les dégâts causés par le vent sont couverts par la garantie tempête-grêle-neige présente dans la quasi-totalité des contrats multirisques, mais avec des niveaux de franchise et de plafond très variables. N’hésitez pas à vérifier ce que couvre exactement votre assurance pour vous sentir en sécurité.

  • ¹ Adaptation-changement-climatique.gouv.fr : Les risques naturels majeurs sur le territoire français 
  • ² Notre-Environnement.gouv.fr : Feu, inondation, sécheresse : comment la France s’adapte aux catastrophes, janvier 2024 
  • ³ Qualitel.org : prévention des inondations 
  • ⁴ ARS Auvergne-Rhône-Alpes : Intempéries : comment se protéger en cas d’inondation dans son logement 
  • ⁵ Géorisques.gouv.fr : Réduire la vulnérabilité de ma maison aux inondations 
  • ⁶ Géorisques.gouv.fr : S’informer sur le risque tempête 
  • ⁷ Qualitel.org : Protéger sa maison des tempêtes

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Ces offres garantissent que les modalités et conditions contractuelles, y compris le prix, demeurent inchangées pendant toute la durée du contrat, en dehors des évolutions :
  • de la fiscalité applicable ;
  • du tarif d’acheminement ;
  • et des composantes du prix ayant pour objet la répercussion sur le consommateur d’obligations réglementaires reposant sur les fournisseurs de gaz naturel et d’électricité non connues ni anticipables lors de la prise d’effet du contrat.
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Dans ces offres l’ensemble du prix (abonnement et consommation) suivent les mêmes variations que l’option du TRVE utilisée comme référence, pour chacun des postes saisonniers de l’option. Le TRVE évolue en février et en août chaque année.
– Offre indexé sur le PRVG
Dans ces offres l’ensemble du prix (abonnement et consommation) suivent les mêmes variations que l’option du PRVG utilisée comme référence. Le PRVG évolue tous les mois.
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Cette catégorie regroupe les offres ne correspondant à aucune des précédentes. Elle inclut notamment les offres dont le fournisseur peut librement modifier le prix une ou plusieurs fois par an ou dont l’engagement sur le prix est inférieur à 12 mois.