Vétusté, mise aux normes et gros œuvre : la liste complète des travaux incombant au propriétaire

Si vous louez ou souhaitez louer un logement, en tant que propriétaire, vous êtes tenu au respect d’une obligation légale de premier plan : offrir un logement décent au locataire. C’est dans ce cadre légal que différents travaux sont à votre charge. Mais lesquels ? Ils découlent de trois notions : la vétusté, la mise aux normes et le gros œuvre.   

Sommaire

📖  Résumé : 

  • Le propriétaire doit garantir un logement décent, ce qui implique la prise en charge des travaux liés au gros œuvre, au clos et couvert, à la vétusté et à la mise aux normes,
  • Sont notamment à sa charge les réparations de toiture et façade, le remplacement des fenêtres et volets vétustes, des équipements de chauffage et d’eau chaude hors service, ainsi que la mise en sécurité des installations électriques et de plomberie.
  • Les obligations issues de la loi Climat et Résilience, avec l’interdiction de louer les logements classés G depuis le 1er janvier 2025 puis F en 2028 et E en 2034, font de la rénovation énergétique un levier de valorisation du bien.

Le « Clos et le Couvert » : les grosses réparations structurelles

Dans tout contrat de location, le principe est clair : le propriétaire doit garantir la décence du logement. L’article 6 de la loi du 6 juillet 1989 le mentionne clairement¹.

Aussi, selon l’expression populaire « avoir un toit au-dessus sa tête », le logement mis à disposition du locataire doit être sécurisé et protégé des intempéries. C’est ce que l’on appelle dans le jargon technique et juridique le « clos et le couvert ».

En somme, les gros travaux, à commencer par ceux des murs et des toits, sont intégralement à la charge du bailleur. Et on ne rigole pas avec ça, c’est même écrit dans le Code Civil² !

Toiture et façade : fuites, étanchéité, ravalement

Quels sont les sinistres qui peuvent conduire un propriétaire à devoir faire réaliser des travaux sur la toiture et la façade ?

  • Une fuite d’eau par la toiture
  • Des infiltrations d’eau par les murs
  • Une façade dégradée

Tous ces problèmes relèvent du gros œuvre. Les travaux qui en découlent sont donc à la charge du propriétaire.  

En pratique, cela concerne, par exemple :

  • La réfection de la toiture
  • La réparation des murs porteurs
  • Le ravalement de façade

Des travaux qui sont aussi l’opportunité d’améliorer la performance énergétique de votre bien. Eh oui, une rénovation de façade peut, par exemple, intégrer une isolation par l’extérieur, avec à la clé une meilleure performance énergétique et un logement plus attractif pour de futures locations !

Fenêtres et volets : remplacement complet en cas de vétusté

Une vitre cassée par maladresse relève de la responsabilité du locataire, ça, d’accord. En revanche, le remplacement complet de fenêtres vétustes, difficiles à ouvrir ou usées par le temps incombe au propriétaire. Il en va de même pour les volets lorsque le mécanisme est hors d’usage du fait de l’usure normale.

Les huisseries font partie intégrante du clos et du couvert. Leur état a un impact direct sur le confort thermique, la sécurité et le DPE. Remplacer des fenêtres anciennes permet d’améliorer l’isolation, de réduire les déperditions d’énergie et de valoriser durablement le bien. Mais cela permet aussi d’offrir au locataire un « logement décent ». Ce qui est, rappelez-vous, une obligation légale.

Chauffage et eau chaude : quand devez-vous remplacer l’équipement ?

Pour le chauffage et la production d’eau chaude, voyons ce qui distingue l’entretien courant (à la charge du locataire) du remplacement (à la charge du proprio).

Entretien courant versus remplacement pour vétusté

Le locataire doit obligatoirement faire réaliser l’entretien annuel de la chaudière³, qu’elle soit à gaz ou électrique. En revanche, lorsque la chaudière électrique, le chauffe-eau à gaz ou le ballon électrique est hors service en raison de la vétusté, le remplacement est à la charge du propriétaire.

La mise aux normes : électricité et plomberie

La mise aux normes est une notion centrale pour comprendre quels travaux sont à la charge du propriétaire.

Installation électrique

S’assurer que le logement dispose d’une installation électrique aux normes est indispensable pour la sécurité. Cela ne signifie pas forcément refaire tout le réseau électrique mais que le logement ne présente aucun danger : fils dénudés, prises défectueuses, tableau électrique obsolète. Si tel est le cas, le propriétaire doit faire intervenir un électricien pour s’assurer de la conformité de l’installation et prévenir tout risque d’incendie ou d’électrocution.

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Les équipements de plomberie et l'alimentation en eau potable

Côté plomberie, le bailleur doit assurer une alimentation en eau potable correcte, c’est la moindre des choses ! Cela peut passer par :

  • Le remplacement de canalisations en plomb, si ce n’est pas encore fait. Car c’est une obligation sanitaire qui date de plus de 10 ans⁴
  • Le remplacement des colonnes d’évacuation défectueuses ou bouchées par vétusté

Les autres travaux à la charge du propriétaire

Mis à part les travaux liés à la vétusté, à la mise en conformité et aux gros œuvre, d’autres travaux sont à la charge du propriétaire :

  • Des travaux d’amélioration dans les parties communes d’un immeuble (réfection des sols)
  • Des travaux de rénovation énergétique du logement (isolation de l’extérieur, renforcement de l’isolation de fenêtre par la pose de double voire triple vitrage, installation d’une VMC double flux…)
  • Des travaux de remplacement des équipements de production de chauffage et d’eau chaude sanitaire, en investissant dans une pompe à chaleur par exemple

Pour ces deux derniers types de travaux, sachez que des aides financières existent pour prendre en charge une partie des coûts engagés. C’est le cas de MaPrimeRénov’. Le montant de l’aide dépend de plusieurs critères comme le gain énergétique obtenu après travaux ainsi que votre niveau de ressources.

Rénovation énergétique : transformer l’obligation en opportunité

Depuis l’entrée en vigueur de la loi Climat et Résilience, l’étau se resserre autour des passoires thermiques, ces logements énergivores mal classés au DPE. Si depuis le 1er janvier 2025, la mise en location des biens immobiliers classés G est interdite, ce sera bientôt au tour des logements classés F (en 2028) et E (en 2034)⁵.

Ces obligations légales représentent une opportunité d’améliorer la performance énergétique de votre bien.

Isolation thermique, remplacement du système de chauffage, amélioration de la ventilation avec une VMC performante : autant de travaux qui répondent aux exigences réglementaires, qui augmentent la valeur de votre logement et permettent de faire des économies d’énergie. D’ailleurs, question économies, pourquoi ne pas vous tourner vers un fournisseur de gaz moins cher comme Ohm Énergie ? Nos offres sont adaptées à différents profils de consommateurs.

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Tableau récapitulatif : qui paie quoi ?

Catégorie de travaux

Travaux à la charge du propriétaire

Exemples

Gros œuvre / Clos et couvert

Oui

Réfection de toiture, réparation des murs porteurs, ravalement de façade

Toiture et étanchéité

Oui

Réparation des fuites, reprise d’étanchéité, remplacement de couverture

Façade

Oui

Ravalement, traitement des infiltrations, isolation par l’extérieur

Fenêtres vétustes

Oui

Remplacement complet de fenêtres usées ou difficiles à ouvrir

Volets vétustes

Oui

Remplacement de volets ou mécanismes hors d’usage

Chauffage (vétusté)

Oui

Remplacement de chaudière, chauffe-eau ou ballon électrique hors service

Eau chaude sanitaire (vétusté)

Oui

Remplacement du cumulus ou chauffe-eau défectueux

Installation électrique dangereuse

Oui

Mise en sécurité, remplacement tableau obsolète, suppression fils dénudés

Mise aux normes électrique

Oui

Travaux nécessaires pour supprimer tout danger

Plomberie – eau potable

Oui

Remplacement des canalisations en plomb

Plomberie – évacuation

Oui

Remplacement de colonnes d’évacuation vétustes

Travaux d’amélioration parties communes

Oui

Réfection des sols, rénovation d’espaces communs

Rénovation énergétique

Oui

Isolation, double/triple vitrage, VMC performante

Remplacement système de chauffage

Oui

Installation pompe à chaleur, équipement plus performant

FAQ

1. Le propriétaire peut-il augmenter le loyer après des travaux ?
Oui, mais uniquement dans des cas précis. Une hausse de loyer peut être envisagée si les travaux réalisés sont de véritables travaux d’amélioration (par exemple : installation d’un nouveau système de chauffage plus performant, amélioration de l’isolation). Cette augmentation doit être prévue ou encadrée par le bail, ou faire l’objet d’un accord avec le locataire.

2. Qui paie si la chaudière tombe en panne l’hiver ?
Si la panne résulte de l’usure, d’un défaut de vétusté ou d’un dysfonctionnement important, c’est au propriétaire de prendre en charge la réparation ou le remplacement. Le locataire ne peut être tenu responsable que pour les pannes liées à un défaut d’entretien ou à une mauvaise utilisation.

Vétusté, gros œuvre, mise aux normes : voilà ce qui définit les travaux qui relèvent de votre responsabilité de bailleur. Anticiper ces travaux, c’est éviter les litiges, sécuriser votre mise en location et valoriser durablement votre patrimoine immobilier.

1. LegiFrance – Article 6 Loi du 6 juillet 1989

2. LegiFrance – article 606

3. LegiFrance – Décret du 9 Juin 2009

4. Sénat – Suppression des canalisations en plomb à l’intérieur des immeubles

5. Ministère de l’Économie – Ce qu’il faut savoir sur le diagnostic de performance énergétique (DPE)

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– Offres à Prix fixe de la part de l’électricité et/ou du gaz :
Ces offres garantissent que les modalités et conditions contractuelles, y compris le prix, demeurent inchangées pendant toute la durée du contrat, en dehors des évolutions :
  • de la fiscalité applicable ;
  • du tarif d’acheminement ;
  • et des composantes du prix ayant pour objet la répercussion sur le consommateur d’obligations réglementaires reposant sur les fournisseurs de gaz naturel et d’électricité non connues ni anticipables lors de la prise d’effet du contrat.
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Les offres de cette typologie disposent d’un prix fixe sur toute la période d’engagement du contrat, sauf pour tenir compte des évolutions de la fiscalité applicable.
– Offre indexé sur le TRVE
Dans ces offres l’ensemble du prix (abonnement et consommation) suivent les mêmes variations que l’option du TRVE utilisée comme référence, pour chacun des postes saisonniers de l’option. Le TRVE évolue en février et en août chaque année.
– Offre indexé sur le PRVG
Dans ces offres l’ensemble du prix (abonnement et consommation) suivent les mêmes variations que l’option du PRVG utilisée comme référence. Le PRVG évolue tous les mois.
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Le prix varie selon des indices de marché librement accessibles comme la référence de coûts d’approvisionnement du gaz, le prix de gros du gaz (Point d’Echange Gaz ou PEG, Title Transfert Facility ou TTF) ou les indices INSEE. Le fournisseur doit préciser la fréquence des évolutions tarifaires. Pour de telles offres, l’indexation peut concerner une partie du prix (uniquement l’abonnement, ou bien seule la part énergie) ; pour autant, les conditions d’évolution de l’ensemble du prix doivent être explicitées par le fournisseur.
– Offre à tarification dynamique
Les prix reflètent les variations en temps réel des marchés de l’énergie. Le fournisseur s’engage à préciser la fréquence exacte d’évolution des prix au consommateur lors de la souscription de l’offre. Ces offres sont destinées aux consommateurs qui peuvent déplacer un certain nombre de leurs consommations et sont donc ouverts à la variabilité du prix de leur énergie.
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Cette catégorie regroupe les offres ne correspondant à aucune des précédentes. Elle inclut notamment les offres dont le fournisseur peut librement modifier le prix une ou plusieurs fois par an ou dont l’engagement sur le prix est inférieur à 12 mois.