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Isolation contre la chaleur : les meilleurs travaux et solutions

L’été s’ra chaud, l’été s’ra chaud… Oui ! Mais il sera peut-être aussi un poil étouffant si vous faites partie des 69 % des Français qui déclarent souffrir de températures trop élevées dans leur logement lors des fortes chaleurs¹. Fort heureusement, pas besoin d’attendre de cuire à l’étouffée chez vous avant de prendre de bonnes résolutions. Pour éviter les coups de chaud en intérieur, il existe un mot clé : ISOLATION. On vous donne toutes les clés pour profiter d’un coup de frais à domicile, même quand le thermostat s’emballe !

Sommaire

À retenir 

  • Une maison bien isolée contre le froid peut malgré tout surchauffer en été : pour améliorer le confort d’été, il faut aussi miser sur le déphasage thermique, l’inertie des matériaux et la ventilation nocturne.
  • Les travaux les plus efficaces contre la chaleur concernent surtout la toiture, les combles, les fenêtres et les murs, avec une attention particulière portée aux protections solaires et aux ponts thermiques.
  • Les isolants biosourcés comme la fibre de bois ou la ouate de cellulose offrent généralement un meilleur confort estival, tandis qu’une maison bien isolée permet aussi de limiter le recours à la climatisation et sa consommation d’énergie.

Pourquoi une maison bien isolée contre le froid peut quand même surchauffer ?

C’est le petit piège de l’isolation thermique. Une maison peut être hyper performante en hiver, mais invivable en été. Pourquoi ? Parce que les besoins ne sont pas tout à fait les mêmes.

En hiver, on cherche surtout à éviter les déperditions de chaleur. La résistance thermique, notée R, est centrale. Plus elle est élevée, plus l’isolant freine les pertes de chaleur.

En été, il faut aussi regarder le comportement dynamique du bâtiment. Ce qui compte, ce n’est pas seulement de bloquer la chaleur, mais de ralentir son passage. C’est là qu’interviennent deux notions clés :

  1. Le déphasage thermique, c’est-à-dire le temps que met la chaleur à traverser une paroi ;
  2. L’inertie, soit la capacité des matériaux à absorber puis restituer la chaleur progressivement.

Un bon confort d’été, c’est donc une maison qui ne réagit pas immédiatement au soleil. Le pic de chaleur extérieur arrive en milieu ou fin d’après-midi ? L’idéal est que la chaleur atteigne l’intérieur beaucoup plus tard, voire pas du tout si la nuit permet de rafraîchir le logement.

On considère généralement qu’un déphasage de 10 à 12 heures est intéressant pour que la chaleur n’arrive à l’intérieur qu’en soirée, quand les températures commencent à baisser.

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Les travaux à prioriser pour empêcher la chaleur d’entrer

Avant de retourner votre logement et de changer toutes les fenêtres ou de refaire les sols, mieux vaut viser les bons postes. En rénovation énergétique, l’ordre des travaux, ça compte !

1. Isoler la toiture et les combles

La toiture est l’un des premiers points à traiter. L’air chaud monte, le soleil tape directement sur le toit, et les pièces sous combles peuvent vite devenir irrespirables. Dans une maison ancienne, les pertes de chaleur moyennes se répartissent notamment entre : 

  • Le toit ;
  • Les murs ;
  • Les fenêtres ;
  • Les planchers bas ;
  • Les ponts thermiques et les fuites d’air². 

En été, cette logique fonctionne aussi dans l’autre sens : une toiture mal protégée laisse entrer la chaleur.

Pour les combles perdus, la solution consiste souvent à isoler le plancher des combles, au plus près du volume chauffé ou rafraîchi. Pour des combles aménagés, l’isolation se fait sous rampants ou par l’extérieur, avec une solution de type sarking par exemple.

Le sarking : kézaco ?

Le sarking, c’est une technique d’isolation par l’extérieur tout droit venue des pays anglo-saxons. Le principe ? Créer une sorte de « deuxième toit » au-dessus de la toiture existante, puis insérer une couche d’isolant entre les deux. Résultat : une isolation continue, sans interruption, particulièrement efficace pour limiter les ponts thermiques et améliorer le confort sous les combles.

Le point important, c’est avant tout d’éviter les discontinuités. Un isolant posé « à peu près » laisse passer la chaleur par les jonctions, les trappes, les raccords et les zones mal traitées. 

Pour aller plus loin, notre guide sur l’isolation des combles détaille les principales techniques à connaître.

2. Protéger les fenêtres et les vitrages

Une baie vitrée exposée plein sud ou ouest, ça peut transformer un salon en serre tropicale.

Ici, le bon réflexe consiste à prendre de cours le rayonnement solaire, en le bloquant avant qu’il ne touche les parois vitrées. Les volets, stores extérieurs, brise-soleil, casquettes solaires, filtres solaires ou films adaptés peuvent faire une vraie différence.
Fermer les stores ou volets, c’est d’ailleurs le premier geste adopté par les Français pour rafraîchir leur logement, devant l’aération nocturne¹.

Côté fenêtres, plusieurs indicateurs permettent d’évaluer la performance :

  • Uw, pour la capacité d’isolation thermique ;
  • Sw, pour la part du rayonnement solaire transmise à l’intérieur ;
  • Tlw, pour la transmission de lumière naturelle.

Pour le confort d’été, le facteur solaire Sw est particulièrement important. Un vitrage très isolant mais trop généreux en apports solaires peut rester inconfortable si aucune protection n’est prévue.

3. Isoler les murs, surtout par l’extérieur

Les murs exposés au soleil accumulent de la chaleur toute la journée. L’isolation thermique par l’extérieur, ou ITE, est souvent très efficace, puisqu’elle enveloppe à 100 % le bâtiment. Elle limite les ponts thermiques, protège les parois et améliore l’inertie globale du logement.

L’isolation par l’intérieur reste possible, mais elle traite moins bien les jonctions avec les planchers, les murs de refend ou les balcons. Elle peut aussi réduire la surface habitable. Ce n’est pas rédhibitoire, mais mieux vaut faire appel à un pro au top et éviter de tenter le coup soi-même.

En bref, si un ravalement est prévu, autant se poser sérieusement la question de l’ITE. C’est souvent le bon moment pour faire d’une pierre deux coups.

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4. Ne pas oublier les planchers bas

Le sol n’est pas toujours la priorité contre la chaleur, mais il compte dans la performance globale. Un plancher bas mal isolé peut créer de l’inconfort, favoriser l’humidité et affaiblir la cohérence thermique du logement.

L’isolation par le dessous est souvent la plus simple lorsque le plancher donne sur un garage, un vide sanitaire ou une cave. Là encore, la continuité de pose reste essentielle pour éviter les ponts thermiques.

Pour mieux comprendre les principaux postes sensibles, n’hésitez pas à jeter un coup d’oeil à notre article sur la perte d’énergie dans une maison.

À retenir !

MaPrimeRénov’, les CEE avec le Coup de pouce chauffage ou encore l’EcoPTZ… Il existe de nombreuses aides à la rénovation énergétique disponibles, pour financer (entre autres) vos travaux d’isolation. Alors, avant de vous lancer, n’hésitez pas à vous renseigner ! 

Quels isolants choisir contre la chaleur ?

Tous les isolants ne se valent pas en été. Certains affichent une très bonne résistance thermique en hiver, mais un déphasage plus limité face aux fortes chaleurs.

La différence vient notamment de la capacité thermique massique du matériau. Plus un isolant peut stocker de chaleur, plus il ralentit sa progression vers l’intérieur.

Le déphasage thermique, le critère à regarder de près

Ce n’est plus un secret pour vous désormais : le déphasage thermique correspond au temps nécessaire à la chaleur pour traverser une paroi. 

Avec un déphasage faible, la chaleur extérieure arrive vite dans le logement. Avec un déphasage long, elle est retardée. CQFD !

C’est particulièrement utile sous toiture. Si la chaleur met 10 à 12 heures à traverser l’isolant, le pic extérieur de 15 h peut être décalé en soirée. Et si les températures baissent la nuit, une bonne ventilation nocturne peut aider à évacuer cette chaleur avant qu’elle ne s’installe.

Les isolants biosourcés, souvent plus adaptés au confort d’été

Les isolants biosourcés sont souvent appréciés pour leur comportement estival. Fibre de bois, ouate de cellulose, chanvre, liège… Ces matériaux combinent généralement bonne résistance thermique, densité intéressante et meilleur déphasage.

Ils ont aussi un autre avantage : leur impact écologique est souvent plus favorable que celui des isolants synthétiques, à condition de regarder l’ensemble du cycle de vie, la provenance et la mise en œuvre.

Tableau comparatif des isolants en été

Pour vous donner des ordres de grandeur, on vous a concocté un petit récap’ du temps de déphasage de différents matériaux, pour 20 cm d’épaisseur. Attention toutefois, ces valeurs peuvent varier selon la densité du produit, la mise en œuvre et la composition exacte de la paroi³ : 

Matériau isolant

Déphasage estimatif pour 20 cm

Impact écologique

Fibre de bois dense

15 h

Favorable, matériau biosourcé

Ouate de cellulose

10 h

Favorable, souvent issue du recyclage

Liège expansé

13 h

Favorable, durable, mais plus cher

Chanvre

7 h

Favorable, matériau biosourcé

Laine de roche

6 h

Intermédiaire

Laine de verre

4 h

Intermédiaire

Polystyrène expansé

4 h

Moins favorable, isolant synthétique

Polyuréthane

6 h

Moins favorable, isolant synthétique

Isolation, protections solaires, ventilation : le trio gagnant

La protection thermique, c’est un peu comme les 2Be3, les sœurs Halliwell et les Chipmunks : ça fonctionne toujours mieux à trois !

  1. D’abord, les protections solaires empêchent le rayonnement d’entrer. Volets, stores extérieurs, pergolas, débords de toiture, arbres à feuilles caduques : tout ce qui fait de l’ombre avant le vitrage est précieux.
  2. Ensuite, l’isolation ralentit le transfert de chaleur à travers les parois. C’est le rôle des combles, murs, sols et vitrages performants.
  3. Enfin, la ventilation permet d’évacuer l’humidité et de rafraîchir le logement lorsque l’air extérieur devient plus frais. Ouvrir en grand à 15 h pendant une canicule ? Mauvaise idée. Ventiler tôt le matin, tard le soir ou la nuit ? Beaucoup plus efficace.

💡 Isolation et ventilation vont ensemble. Un logement rénové mais mal ventilé peut devenir humide, inconfortable et moins sain. La VMC doit donc être vérifiée, entretenue, voire adaptée lors des travaux.

Et la climatisation dans tout ça ?

La climatisation peut apporter du confort, évidemment. Mais elle ne doit pas devenir la seule réponse à une maison qui surchauffe. D’abord parce qu’elle consomme de l’électricité. Ensuite parce qu’elle ne règle pas le problème de fond : la chaleur entre toujours, il faut simplement la combattre mécaniquement.

À savoir ! 

Entre 2016 et 2020, le taux d’équipement des ménages en climatisation est passé de 14 % à 25 %. En 2020, la consommation des climatiseurs du secteur résidentiel était estimée à 4,9 TWh. En prime, la climatisation représente près de 5 % des émissions d’équivalent CO2 du secteur du bâtiment en France⁴.

L’objectif n’est donc pas forcément de bannir la clim, mais de réduire son usage. Une maison mieux isolée, mieux protégée du soleil et bien pilotée permet de l’utiliser moins souvent, moins longtemps, et avec une consigne plus raisonnable.

D’ailleurs, régler une climatisation à 27 °C au lieu de 22 °C, ça permet de diviser par deux la consommation d’énergie des appareils⁴. Un bon argument pour ne pas transformer son salon en chambre froide.

Pour estimer l’impact de vos usages, notre article sur la consommation de la climatisation peut aussi vous aider à y voir plus clair.

Les bons réflexes pour garder la fraîcheur

Quelques gestes simples peuvent renforcer l’efficacité des travaux. Rien de magique, mais mis bout à bout, cela compte.

  • Fermer les volets, stores et rideaux avant que le soleil ne tape.
  • Aérer la nuit ou très tôt le matin.
  • Limiter les appareils qui chauffent : four, plaques, sèche-linge, veilles inutiles.
  • Créer de l’ombre avec des arbres, plantes grimpantes, pergolas ou voiles d’ombrage.
  • Utiliser un ventilateur avant d’allumer la climatisation.

Un thermostat connecté peut aussi aider à mieux piloter certains équipements, éviter les consommations inutiles et garder une approche plus sobre du confort thermique.

Avant de penser climatisation, pensez enveloppe du logement. Une toiture bien isolée, des vitrages protégés, des murs traités et une ventilation efficace peuvent changer radicalement le confort d’été. 

Enfin, en plus du confort, le portefeuille, ça compte aussi. Qui dit bonne performance énergétique dit aussi « économies d’énergie ». Mais si vous voulez aller plus loin, vous pouvez opter pour une offre d’électricité moins chère ! Chez Ohm Énergie, nos contrats figurent parmi les plus avantageux du marché. Alors, ça vous tente ?

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FAQ

Quel est l’isolant le plus performant contre la chaleur ?

Pour le confort d’été, les isolants biosourcés denses sont souvent les plus intéressants. La fibre de bois, la ouate de cellulose, le liège ou le chanvre offrent généralement un bon déphasage thermique. Ils ralentissent mieux l’arrivée de la chaleur qu’un isolant très léger.

Pourquoi mon isolation contre le froid ne suffit-elle pas en été ?

Parce qu’une isolation pensée pour l’hiver mise surtout sur la résistance thermique. En été, il faut aussi regarder le déphasage, l’inertie thermique, les protections solaires et la ventilation.

Un logement peut donc bien garder la chaleur en hiver, mais surchauffer en été si le soleil entre par les vitrages, si la toiture manque d’inertie ou si la chaleur accumulée ne peut pas être évacuée la nuit.

Est-il utile d’isoler ses murs par l’extérieur contre la chaleur ?

Oui, surtout si les façades sont très exposées au soleil. L’isolation thermique par l’extérieur crée une enveloppe continue autour du bâtiment. Elle limite les ponts thermiques, protège les murs des variations de température et améliore le confort global.

Faut-il mieux isoler ou installer une climatisation ?

Les deux ne répondent pas au même problème. L’isolation empêche la chaleur d’entrer. La climatisation refroidit un logement déjà chaud.

Pour un confort durable, mieux vaut commencer par limiter les apports de chaleur : isolation, protections solaires, ventilation nocturne. La climatisation peut ensuite venir en appoint, mais elle sera moins sollicitée.

¹Groupement Actibaie / Ifop – Étude “7 Français sur 10 souffrent de la chaleur dans leur logement” (juillet 2022)
²ADEME – Tout savoir sur l’isolation
³ENGIE – Déphasage thermique : comprendre l’inertie des isolants
ADEME – La climatisation : vers une utilisation raisonnée pour limiter l’impact sur l’environnement

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