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Isolation contre la chaleur : quels travaux de rénovation énergétique privilégier pour l'été ?

Si deux fois plus de vagues de chaleur sont à prévoir d’ici 30 ans1, la climatisation n’est pas pour autant une obligation. Pour un logement frais tout l’été, la clé est avant tout l’isolation. Vous habitez en maison ou en appartement, voire dormez sous les toits et recherchez une solution durable pour limiter ou bannir l’usage de la climatisation ? Cet article vous aide à comprendre les critères d’un bon isolant, déterminer les zones prioritaires à isoler dans son logement en balayant les aides financières possibles.

Sommaire

À retenir 

  • Une isolation performante des combles, de la toiture, des murs, des planchers et des parois vitrées améliore le confort d’été et limite le recours à la climatisation.
  • Le choix d’un isolant repose sur des critères comme la conductivité thermique, la résistance thermique, le coefficient de transmission et les besoins du logement, les isolants biosourcés étant particulièrement adaptés contre la chaleur.
  • Des aides comme MaPrimeRénov’, les CEE, l’éco-PTZ et la TVA à 5,5 % peuvent contribuer au financement des travaux d’isolation.

Les travaux d’isolation prioritaires pour un confort d’été

Pour une bonne isolation de son logement, les recommandations de l’ADEME sont de prévoir l’isolation du logement dans sa globalité 2.

Des travaux d’isolation permettent en effet à un bâtiment de maintenir une température intérieure agréable pendant les périodes de fortes chaleurs sans recourir excessivement à un système de refroidissement mécanique. C’est ce qu’on appelle le confort d’été. Et avec les vagues de fortes chaleurs qui se multiplient, une isolation thermique efficace est un point stratégique pour tout propriétaire. Mais quelles zones de la maison prioriser ?

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1. L’isolation des combles et de la toiture

La toiture est la deuxième source d’apport de chaleur dans la maison l’été, après les ouvertures3. L’isolation des combles d’une toiture est ainsi essentielle. Par l’intérieur, c’est la méthode la plus courante et aussi la plus économique. Des panneaux semi-rigides sont généralement employés, selon la place disponible, et insérés entre la charpente et une cloison (passage entre ou bien sous les chevrons). Dans ce cas, il faut veiller à utiliser deux couches croisées, ainsi qu’une membrane pare-vapeur pour garantir l’étanchéité à l’eau et à l’air4.  

L’isolation par l’extérieur (sarking ou panneaux autoportants) garantit une très bonne performance thermique sans réduire la surface de l’habitat. Toutefois, le chantier impose de retirer le revêtement de la toiture comme les tuiles. On utilise des panneaux de toiture ou bien l’insertion d’un isolant rigide entre charpente et toiture (sarking). La méthode est idéale mais plus chère.

2. L’isolation thermique des murs par l’extérieur (ITE)

Avec un coût plus élevé et des travaux généralement plus conséquents, l’isolation des murs par l’extérieur apporte une grande efficacité énergétique.

Elle diminue grandement les ponts thermiques puisque l’isolant est continu, intégrant les planchers intermédiaires notamment. L’inertie thermique des murs est conservée, le tout sans réduire la surface habitable du logement. En revanche, une déclaration préalable de travaux en mairie sera obligatoire et l’aspect de votre façade sera modifié. Parmi les techniques au choix : isolation des panneaux par enduits, isolation protégée par un bardage, isolation avec un enduit isolant 4.

3. L’isolation des murs par l’intérieur (ITI)

Plus simple et moins coûteuse à mettre en place, l’isolation des murs par l’intérieur fera toutefois perdre un peu de surface au logement. Côté technique de pose : l’isolation avec des panneaux isolants à fixer contre le mur ou l’isolation en vrac avec des complexes isolants projetés au mur sont possibles.

4. L’isolation des planchers bas pour les combles non aménagés

L’isolation du plancher de combles non aménagés situés sous les toits a l’objectif de ne pas diffuser la chaleur au reste du logement. L’isolant en rouleau est privilégié ou l’isolant en vrac par insufflation (injection sous pression de l’isolant) uniquement pour les combles perdus. La résistance thermique minimale R (on en parle plus loin) devra être de 4,8 m2.K / W depuis le 1er janvier 2018 selon l’arrêté du 22 mars 2017 qui modifie l’arrêté du 3 mai 2017 5. Le plus souvent les matériaux utilisés sont : les laines de verre minérales, les isolants biosourcés (fibres de bois, mouton, chanvre…), les isolants en plastique alvéolaires ou les isolants en vrac comme la laine minérale.

5. L’isolation des parois vitrées (portes-fenêtres, fenêtres, fenêtres de toit)

Les critères qui entrent ici en compte pour une bonne isolation thermique sont : la nature de la menuiserie, les performances du vitrage et la qualité d’installation de la fenêtre ou fenêtre de toit. Il ne faudra ainsi pas négliger : 

  • le coefficient de transmission thermique (Uw) ou la capacité d’isolation (en m2.K),
  • le facteur solaire (Sw) ou la part de rayonnement du soleil transmis à l’intérieur. Il doit être le plus petit possible.
  • le coefficient de transmission lumineuse c’est-à-dire la capacité à transmettre la lumière naturelle à l’intérieur (Tlw, entre 0 et 1).

Un double vitrage à isolation renforcée (VIR) est 2 à 3 fois supérieur à un double vitrage classique, et plus de 4 fois supérieur à du simple vitrage indique l’ADEME 4.

Le triple vitrage quant à lui ne peut pas être utilisé partout en raison de son poids. Sa transmission lumineuse et son facteur solaire sont aussi moins bons que le double vitrage. 

Le saviez-vous ?

Les volets sont indispensables en été pour bloquer la chaleur le plus longtemps possible à l’extérieur et garder son logement au frais.

💡 Conseil : Avant de vous lancer dans des travaux de rénovation énergétique, renseignez-vous sur les aides existantes et contactez un conseiller France Rénov’.

Les meilleurs isolants à privilégier contre la chaleur

Contre la chaleur, les isolants naturels et dense comme le bois, le liège et ouate de cellulose disposent de bonnes qualités.

Comprendre les indicateurs et les certifications

Trois indicateurs vous orientent sur les critères de l’isolant idéal : 

  • sa capacité à laisser passer la chaleur mesuré par le coefficient de conductivité thermique lambda. Plus le chiffre est petit et plus l’isolant fait bien le job. Il est généralement compris entre 0,025 et 0,05 W/m.K.
  • sa performance appelée résistance thermique. Plus R est grand et mieux c’est côté isolation.
  • la performance thermique des parois appelée coefficient de transmission thermique. Plus U est faible, meilleure est l’isolation thermique.

🔎 Le déphasage thermique6 est un indicateur qui mesure la capacité d’un matériau isolant à freiner la pénétration de la chaleur à l’intérieur du logement. Exprimé en heures, il représente le temps que met la chaleur pour traverser une paroi.

En pratique, un déphasage de l’ordre de 10 à 12 heures est souvent présenté comme un objectif favorable au confort d’été. Il retarde le pic de chaleur jusqu’à la nuit. Toutefois, des organismes publics de référence dans le domaine du bâtiment et de la transition écologique comme l’ADEME, le CSTB et le CEREMA rappellent que le confort d’été dépend de la performance globale du bâtiment et ne peut être résumé au seul déphasage de l’isolant.

Bon à savoir  

Vous serez peut-être tenté de choisir un isolant mince réfléchissant qui a le gros avantage d’être très peu épais. Quand on manque de hauteur sous plafond par exemple, c’est un réel atout. Toutefois, vérifiez impérativement la résistance thermique et le marquage CE du produit avant de l’acheter.

Les certifications garantissent la conformité des produits au regard de certaines caractéristiques. Par exemple : 

  • la norme CE atteste que l’isolant est conforme aux exigences de la directive européenne
  • La certification CEKAL et le label ACOTHERM notent les performances d’isolation thermique. Acotherm utilise l’indicateur TH, allant de Th1 à Th11 (Th 11 attestant d’une performance optimale)7

Les différents matériaux d’isolation

3 types d’isolants peuvent être distingués : les isolants issus des minéraux, les isolants synthétiques et les isolants biosourcés.

Comparatif des isolants matériaux biosourcés pour le confort d’été :

Matériau isolant

Pouvoir isolant / conductivité (W/m.K)

Déphasage thermique

Origine / Impact Éco

Zone recommandée

Prix

Laine de bois 

0,036 à 0,0468

entre 10 et 14h 9

Biosourcé / Très faible

Combles aménagés, rampants, murs

20 à 30€/m² pour R = 6 m².K/W

3€/m² pour R = 1 m².K/W 8

Ouate de cellulose

0,038 à 0,042 8

environ 10h 10

Recyclé / Faible

Combles perdus (soufflage)

De 10 à 25€/m² pour R = 6 m²K/W

1,44€/m² pour R = 1 m².K/W 8

Liège expansé

0,037 à 0,041 8

entre 10 à 15h11

Naturel / Durable

Murs extérieurs, zones humides

80€/m² pour R = 5 m².K/W

14,56€/m² pour R = 1m².K/W8

Laine de verre

0.032 à 0.046 8

entre 4 et 10h 8

Minéral / Moyen

Combles perdus (économique hiver)

Entre 8 et 15€/m² pour R = 6,5m².K/W 

1,33€/m² pour R=1m².K/W8

Bien choisir son isolant passe ainsi par une analyse rigoureuse des propriétés du matériau et des besoins.

À lire aussi évaluer votre budget ➡️ Isolation pour une maison : tout savoir pour bien choisir et économiser

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Les aides pour les travaux d’isolation 

Le budget est souvent ce qui freine les foyers à entreprendre les travaux nécessaires pour se protéger de la chaleur en été et du froid en hiver. Des dispositifs publics peuvent ainsi aider au financement de ces travaux.

MaPrimeRénov’pour tous les propriétaires en France et en Outre-mer

  • Le montant octroyé dépend des revenus et des travaux, entres autres 
  • travaux à faire réaliser par un artisan certifié RGE 
  • le logement doit être une résidence principale de plus de 2 ans. 

Selon votre cas, MaPrimeRénov’ parcours par geste et rénovation d’ampleur sont envisageables 12.

Les CEE

Les certificats d’économies d’énergie, aides versées par les fournisseurs d’énergie pour les résidences principales et secondaires, en fonction des revenus et de la nature des travaux. 

Éco-prêt à taux zéro (éco PTZ)

L’éco-prêt à taux zéro pour conduire vos travaux d’amélioration énergétique. Le montant varie en fonction de la nature des travaux réalisés.

TVA réduite

La TVA à taux réduit (TVA à 5,5%) pour des travaux visant à économiser l’énergie comme l’isolation, mais aussi les modifications de l’installation électrique, de la plomberie, peintures liés à ces travaux d’isolation par l’intérieur 13.

Les éventuelles aides des collectivités locales peuvent également venir en soutien.

Si malgré tout, vous aviez recours à la climatisation l’été, pensez à l’associer à un thermostat connecté.

1 Ministères Transition Ecologique – Vagues de chaleur

2 Ademe – Comment isoler sa maison ?

3 Vivreaveclachaleur.fr – Comment adapter son logement à la chaleur ?

4 Ademe – Tout savoir sur l’isolation

5 Ministère de la transition écologique et solidaire – Quand devez-vous isoler ?

6 Un bon déphasage thermique – Effy

 7 Maison en travaux – Label, coefficient et certification de fenêtre

8 Conseilsthermiques.org – Comparatif des isolants

9 Protection contre la chaleur – Steico 
10 La ouate de cellulose – Steico tableau

11 Isolation et déphasage thermique – BETThermique
12 economie.gouv – MaPrimeRénov’ parcours par geste : la prime pour la rénovation énergétique

13 France-Renov.gouv – la TVA à taux réduit

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– Offres à Prix fixe de la part de l’électricité et/ou du gaz :
Ces offres garantissent que les modalités et conditions contractuelles, y compris le prix, demeurent inchangées pendant toute la durée du contrat, en dehors des évolutions :
  • de la fiscalité applicable ;
  • du tarif d’acheminement ;
  • et des composantes du prix ayant pour objet la répercussion sur le consommateur d’obligations réglementaires reposant sur les fournisseurs de gaz naturel et d’électricité non connues ni anticipables lors de la prise d’effet du contrat.
– Offre à prix fixe tout compris :
Les offres de cette typologie disposent d’un prix fixe sur toute la période d’engagement du contrat, sauf pour tenir compte des évolutions de la fiscalité applicable.
– Offre indexé sur le TRVE
Dans ces offres l’ensemble du prix (abonnement et consommation) suivent les mêmes variations que l’option du TRVE utilisée comme référence, pour chacun des postes saisonniers de l’option. Le TRVE évolue en février et en août chaque année.
– Offre indexé sur le PRVG
Dans ces offres l’ensemble du prix (abonnement et consommation) suivent les mêmes variations que l’option du PRVG utilisée comme référence. Le PRVG évolue tous les mois.
– Offre indexé sur des références de prix du marché
Le prix varie selon des indices de marché librement accessibles comme la référence de coûts d’approvisionnement du gaz, le prix de gros du gaz (Point d’Echange Gaz ou PEG, Title Transfert Facility ou TTF) ou les indices INSEE. Le fournisseur doit préciser la fréquence des évolutions tarifaires. Pour de telles offres, l’indexation peut concerner une partie du prix (uniquement l’abonnement, ou bien seule la part énergie) ; pour autant, les conditions d’évolution de l’ensemble du prix doivent être explicitées par le fournisseur.
– Offre à tarification dynamique
Les prix reflètent les variations en temps réel des marchés de l’énergie. Le fournisseur s’engage à préciser la fréquence exacte d’évolution des prix au consommateur lors de la souscription de l’offre. Ces offres sont destinées aux consommateurs qui peuvent déplacer un certain nombre de leurs consommations et sont donc ouverts à la variabilité du prix de leur énergie.
– Autres offres (prix variables)
Cette catégorie regroupe les offres ne correspondant à aucune des précédentes. Elle inclut notamment les offres dont le fournisseur peut librement modifier le prix une ou plusieurs fois par an ou dont l’engagement sur le prix est inférieur à 12 mois.