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Attestation de conformité électrique pour le télétravail : obligations de l'employeur, contrôles et modèle gratuit à télécharger

Bosser en pyjama, lancer une machine à 14h et faire l’impasse sur les transports en commun… Le télétravail, ç’a sans conteste du bon ! Mais ça peut tout de même venir avec quelques formalités : votre employeur vous réclame peut-être une attestation de conformité électrique avant de vous laisser télétravailler. Dans de nombreux cas, une simple attestation sur l’honneur suffit. Mais que faut-il réellement vérifier ? Votre logement doit-il respecter à la lettre la norme NF C 15-100 ? Et qui paie si un professionnel doit intervenir ? Ça fait un paquet de questions auxquelles nous n’allons pas manquer de répondre 😉

Sommaire

À retenir 

  • L’attestation de conformité électrique n’est pas systématiquement obligatoire pour télétravailler : selon l’entreprise, une simple attestation sur l’honneur peut suffire.
  • Le poste de travail doit s’appuyer sur une installation sécurisée, avec des prises et câbles en bon état, des branchements adaptés et des dispositifs de protection appropriés.
  • En 2026, les frais de télétravail peuvent être remboursés au réel ou via une allocation forfaitaire pouvant atteindre 2,70 € par jour hors accord collectif, dans la limite de 59,40 € par mois.

Une attestation de conformité électrique est-elle obligatoire pour télétravailler ?

Pas systématiquement, non. Le Code du travail prévoit que le télétravail peut être encadré par un accord collectif ou une charte, mais qu’en leur absence, l’employeur et le salarié peuvent également formaliser leur accord par tout moyen. En substance, cela signifie que les conditions pratiques du télétravail peuvent varier d’une entreprise à l’autre, notamment en ce qui concerne les justificatifs à fournir. 

Résultat, une attestation sur l’honneur peut ainsi être demandée pour confirmer que l’installation électrique utilisée à domicile est sécurisée, sans qu’un diagnostic réalisé par un professionnel soit systématiquement exigé (et elle n’est pas obligatoire dans toutes les entreprises).

D’ailleurs, le modèle d’attestation utilisé par le ministère de la Justice reste très simple et ne présente que deux points essentiels¹ : 

  1. Conformité électrique du poste de travail
    ☐ J’atteste sur l’honneur que mon installation électrique est sécurisée.
  2. Connexion internet et ligne téléphonique
    ☐ J’atteste sur l’honneur disposer d’une connexion internet et d’une ligne téléphonique adaptées à mes besoins professionnels (réception et envoi de mails, recherches sur internet, utilisation des applications, réception et émission d’appels téléphoniques…).

En somme, vous n’avez pas à vous improviser électricien, puisque vous n’avez pas à certifier vous-même que l’ensemble de votre logement respecte dans les moindres détails la dernière version de la NF C 15-100 et les normes en vigueur.

La NF C 15-100 : qu’est-ce que c’est ?

Cette norme encadre la conception, la réalisation, la vérification et l’entretien des installations électriques basse tension. À ne pas confondre non plus avec le consuel électrique, dont l’attestation intervient notamment dans le cadre de la mise en service de certaines installations électriques neuves ou entièrement rénovées.

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Que vérifier sur son installation électrique avant de télétravailler ?

Pas besoin de démonter votre tableau électrique : un premier contrôle visuel des circuits électriques permet déjà de repérer certains couacs qui mériteraient l’intervention d’un professionnel. 

⚠️ On ne le rappellera jamais assez, mais en cas de pépin électrique, rien ne vaut l’expertise d’un vrai pro, pour garantir la mise aux normes de sécurité et éviter les coups de jus !

Élément à vérifier

Ce qu’il faut regarder

Risque évité

Que faire en cas de problème ?

Prises du bureau

Prises intactes et adaptées aux appareils branchés

Électrisation, échauffement

Faire contrôler ou remplacer une prise endommagée

Tableau électrique

Présence d’une protection différentielle adaptée

Choc électrique

Faire vérifier le tableau par un électricien

Branchements informatiques

Pas de multiprises branchées les unes sur les autres

Surchauffe, court-circuit, incendie

Utiliser une multiprise adaptée et en bon état

Câbles et chargeurs

Aucun câble dénudé, écrasé ou détérioré

Électrisation, court-circuit

Remplacer immédiatement l’équipement endommagé

Pour en savoir plus sur les protections à retrouver dans votre logement, consultez notre guide sur les normes des tableaux électriques.

Modèle d’attestation sur l’honneur pour le télétravail

Votre entreprise accepte une déclaration sur l’honneur ? Voici un modèle à adapter aux éventuelles exigences prévues par votre charte ou accord de télétravail :

Je soussigné(e) [Nom Prénom], domicilié(e) à [adresse], atteste sur l’honneur disposer à mon domicile d’un espace de travail adapté à l’exercice du télétravail.

J’atteste que l’installation électrique utilisée pour mon poste de travail est sécurisée et ne présente, à ma connaissance, aucune anomalie apparente susceptible de compromettre ma sécurité ou celle des équipements utilisés.

Fait à [ville], le [date].

Signature

Faut-il payer un électricien pour obtenir son attestation ?

Le diagnostic électrique réalisé par un professionnel n’est pas une formalité imposée à tous les télétravailleurs et la loi ne prévoit pas de certificat unique obligatoire, puisqu’une simple attestation sur l’honneur peut être utilisée.

En revanche, votre employeur peut demander un contrôle professionnel de votre espace de travail pour garantir la sécurité électrique. Celui-ci peut comprendre : 

  • Un examen de l’installation ;
  • Des mesures électriques ;
  • La vérification des dispositifs de protection.

Mais pas de panique côté portefeuille : si cette dépense est imposée pour l’exercice de votre activité professionnelle et qu’un certificat de conformité est exigé, cette démarche doit être prise en charge par l’employeur au titre des frais professionnels.

Qui paie l’électricité lorsque l’on travaille chez soi ?

Ordinateur, écran, box Internet, éclairage… Télétravailler, c’est aussi synonyme de dépenses supplémentaires à la maison. Le bonne nouvelle, c’est que les dépenses engagées pour les besoins de votre activité professionnelle constituent… des frais professionnels. Dans ce cas, l’employeur peut les rembourser sur la base des dépenses réellement engagées et justifiées ou par l’intermédiaire d’une allocation forfaitaire.

En 2026, lorsque cette allocation n’est pas prévue par un accord collectif, elle peut être exonérée de cotisations jusqu’à 2,70 € par journée de télétravail, dans la limite de 59,40 € par mois². Si une convention collective, un accord professionnel ou interprofessionnel ou un accord de groupe prévoit cette indemnité, d’autres plafonds s’appliquent. 

Dans le détail, voici ce que ça donne côté indemnités forfaitaires de télétravail liées à l’utilisation de matériels informatiques² : 

Indemnité non prévue par un accord collectif

Modalités de versement

Montant maximum exonéré en 2026

Par jour de télétravail

2,70 € dans la limite de 59,40 € par mois

Par mois, selon le nombre de jours de télétravail par semaine

11 € pour 1 jour de télétravail

Indemnité prévue par une convention collective de branche, un accord professionnel ou interprofessionnel ou un accord de groupe

Modalités de versement

Montant de l’indemnité maximum exonérée en 2026

Par jour de télétravail

3,30 € dans la limite de 72,60 € par mois

Par mois, selon le nombre de jours de télétravail par semaine

13,20 € pour 1 jour de télétravail par semaine

En pratique, ces montants correspondent à une somme versée au salarié en plus de sa rémunération habituelle, généralement sur sa fiche de paie, pour compenser une partie des frais liés au télétravail.

Grosso modo, si vous télétravaillez 10 jours dans le mois, votre employeur peut vous verser jusqu’à 27 € d’allocation forfaitaire hors accord collectif, ou jusqu’à 33 € si l’indemnité est prévue par l’un des accords mentionnés ci-dessus. Dans ces limites, ces sommes sont considérées comme des frais professionnels : elles ne sont donc pas soumises aux cotisations sociales comme le serait une prime ou une partie du salaire.

L’autre possibilité consiste à rembourser les frais réellement engagés. Dans ce cas, le salarié fournit des justificatifs et l’employeur prend en charge les dépenses professionnelles concernées selon leur montant réel, plutôt que d’appliquer un forfait.

Retrouvez nos conseils pour calculer et demander le remboursement de vos frais d’électricité en télétravail.

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Qui est responsable en cas d’accident électrique en télétravail ?

Le télétravailleur bénéficie des mêmes droits que le salarié qui travaille dans les locaux de son entreprise. Autrement dit, un accident qui survient sur le lieu de télétravail pendant l’exercice de l’activité professionnelle est présumé être un accident du travail et ce, qu’il y ait ou non attestation de conformité électrique.

¹Ministère de la Justice – Attestation sur l’honneur de conformité à l’exercice du télétravail²Urssaf – Frais professionnels : télétravail et utilisation de matériels informatiques

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– Offres à Prix fixe de la part de l’électricité et/ou du gaz :
Ces offres garantissent que les modalités et conditions contractuelles, y compris le prix, demeurent inchangées pendant toute la durée du contrat, en dehors des évolutions :
  • de la fiscalité applicable ;
  • du tarif d’acheminement ;
  • et des composantes du prix ayant pour objet la répercussion sur le consommateur d’obligations réglementaires reposant sur les fournisseurs de gaz naturel et d’électricité non connues ni anticipables lors de la prise d’effet du contrat.
– Offre à prix fixe tout compris :
Les offres de cette typologie disposent d’un prix fixe sur toute la période d’engagement du contrat, sauf pour tenir compte des évolutions de la fiscalité applicable.
– Offre indexé sur le TRVE
Dans ces offres l’ensemble du prix (abonnement et consommation) suivent les mêmes variations que l’option du TRVE utilisée comme référence, pour chacun des postes saisonniers de l’option. Le TRVE évolue en février et en août chaque année.
– Offre indexé sur le PRVG
Dans ces offres l’ensemble du prix (abonnement et consommation) suivent les mêmes variations que l’option du PRVG utilisée comme référence. Le PRVG évolue tous les mois.
– Offre indexé sur des références de prix du marché
Le prix varie selon des indices de marché librement accessibles comme la référence de coûts d’approvisionnement du gaz, le prix de gros du gaz (Point d’Echange Gaz ou PEG, Title Transfert Facility ou TTF) ou les indices INSEE. Le fournisseur doit préciser la fréquence des évolutions tarifaires. Pour de telles offres, l’indexation peut concerner une partie du prix (uniquement l’abonnement, ou bien seule la part énergie) ; pour autant, les conditions d’évolution de l’ensemble du prix doivent être explicitées par le fournisseur.
– Offre à tarification dynamique
Les prix reflètent les variations en temps réel des marchés de l’énergie. Le fournisseur s’engage à préciser la fréquence exacte d’évolution des prix au consommateur lors de la souscription de l’offre. Ces offres sont destinées aux consommateurs qui peuvent déplacer un certain nombre de leurs consommations et sont donc ouverts à la variabilité du prix de leur énergie.
– Autres offres (prix variables)
Cette catégorie regroupe les offres ne correspondant à aucune des précédentes. Elle inclut notamment les offres dont le fournisseur peut librement modifier le prix une ou plusieurs fois par an ou dont l’engagement sur le prix est inférieur à 12 mois.