Induction vs Vitrocéramique vs Gaz : quelle technologie choisir pour réduire sa facture d'énergie ?

Vitrocéramique, induction ou gaz : trois plaques, trois styles, et un vrai match en cuisine. D’un côté, la vitrocéramique, accessible et populaire. De l’autre, l’induction, moderne et ultra-efficace. Au centre du ring, le gaz, chouchou des amateurs de cuisine. Alors, laquelle mérite vraiment sa place chez vous ? On fait le point, pour que vous ne soyez plus à côté de la plaque (à côté de la plaque, plaque de cuisson. Vous l’avez ?) !

Sommaire

📖  Résumé : 

  • Les plaques vitrocéramiques, à induction et au gaz se distinguent par leur mode de fonctionnement, leur réactivité et leur efficacité énergétique, la cuisson représentant environ 6 % de la consommation d’énergie d’un ménage selon l’ADEME.
  • L’induction est la plus performante côté électricité avec environ 22 % d’énergie consommée en moins que la vitrocéramique, tandis que le gaz est sobre en énergie primaire mais émet du dioxyde d’azote (NO₂) impactant la qualité de l’air intérieur.
  • Quelle que soit la technologie, des gestes simples comme couvrir les casseroles, adapter la taille des récipients ou couper la plaque avant la fin de la cuisson permettent de réduire jusqu’à 25 % la consommation d’énergie.

Plaque vitrocéramique, plaque à induction et plaque au gaz : quelles différences ?

Si l’on en croit l’ADEME, chaque ménage Français dépenserait en moyenne 3 678 € par an rien que pour l’énergie, soit 9,4 % du budget (1 827 € pour le carburant, 1 851 € pour le logement, dont 61,6 % pour l’électricité). Au milieu de tout ça, la cuisson, c’est environ 6 %, rien que ça. Autrement dit, ça n’a l’air de rien, comme ça, mais s’équiper correctement en cuisine, ça peut faire une VRAIE différence.

Mais avant de se lancer et d’opter pour un investissement qui risque de nous coûter les yeux de la tête à l’usage (ou nous offrir des cuissons désastreuses), un point s’impose sur les différentes plaques de cuisson.

Source : ADEME – Comment réduire ses factures d’énergie ?

La plaque vitrocéramique : la chaleur par contact

La plaque vitrocéramique fonctionne grâce à des résistances électriques placées sous une surface en verre trempé. Ces résistances chauffent, la vitre monte en température, puis transmet la chaleur au fond du récipient par simple contact.

Concrètement, c’est un système assez classique : la plaque chauffe, puis la casserole (ou le fait-tout, à votre guise). Il existe deux types de foyers vitrocéramiques :

  • Les foyers radiants (les plus courants) ;
  • Les foyers halogènes, un peu plus réactifs, mais reposant sur le même principe.

La technologie est simple, robuste, et compatible avec tous les ustensiles. En revanche, la montée en température est progressive, et la plaque reste chaude longtemps après l’arrêt.

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La plaque à induction : la chaleur par champ magnétique

Avec l’induction, on change complètement de logique. Ici, ce n’est pas la plaque qui chauffe, mais le récipient lui-même. La plaque génère un champ magnétique qui provoque des courants électriques dans le fond du récipient, ce qui le fait chauffer instantanément.

Résultat, la surface de la plaque reste relativement froide (hors chaleur résiduelle de la casserole), la montée en température est très rapide et le contrôle de la cuisson particulièrement précis.

En revanche, cette technologie impose des ustensiles compatibles (fond magnétique obligatoire) et repose sur une électronique plus sophistiquée, avec des réglages souvent plus fins.

À lire aussi : Comprendre et optimiser la consommation d’une plaque à induction

La plaque au gaz : la flamme directe

La plaque au gaz est la plus ancienne des trois… et la plus instinctive pour beaucoup. Le principe est on ne peut plus simple : une flamme chauffe directement le récipient, sans intermédiaire. La puissance se règle visuellement, à l’œil, et la réaction est immédiate.

C’est une cuisson très appréciée pour sa précision et son côté « manuel » : on voit la flamme, on ajuste en temps réel, et la chaleur cesse instantanément quand on coupe le gaz.

En contrepartie, la chaleur est moins homogène qu’avec une surface plane, l’entretien peut être plus contraignant, et l’installation dépend d’un raccordement au gaz ou de bouteilles.

Le match : Induction vs Vitrocéramique vs Gaz

Maintenant que le fonctionnement de chaque technologie est plus clair, place à la comparaison. Car si toutes permettent de cuire des pâtes ou de saisir une poêlée de légumes, elles ne jouent clairement pas dans la même catégorie côté efficacité énergétique !

Induction : la plus efficace côté électricité

S’il fallait désigner la championne toutes catégories (ou presque), l’induction serait en bonne position. Selon l’ADEME, une plaque à induction consomme environ 22 % d’énergie en moins qu’une plaque vitrocéramique, et jusqu’à 25 % de moins qu’une plaque électrique classique en fonte¹.

Cette efficacité s’explique par son mode de fonctionnement : la chaleur est produite directement dans le fond du récipient, sans passer par une surface intermédiaire. La montée en température est très rapide, ce qui réduit le temps de cuisson et donc la consommation.

Sur des cuissons longues et douces, l’avantage peut toutefois s’amenuiser si la plaque est mal utilisée.

Verdict

C’est la meilleure option si l’on souhaite cuisiner à l’électricité, à condition d’avoir des ustensiles compatibles et de bien maîtriser les réglages.

Gaz : sobre, direct et énergétiquement cohérent

À première vue, le gaz peut sembler gourmand. En réalité, il s’agit du système le plus économe en énergie primaire. Contrairement à l’électricité, le gaz est utilisé directement, sans passer par une centrale de production.

Pour produire 1 kWh d’électricité, il faut en moyenne injecter 2,58 kWh d’énergie primaire, une grande partie étant perdue sous forme de chaleur lors de la transformation². En cuisinant au gaz, on évite ces pertes.

À cela s’ajoute une excellente réactivité : la flamme chauffe immédiatement et s’éteint net lorsque l’on coupe le gaz, ce qui permet un contrôle précis de la cuisson. Attention toutefois…

⚠️ Cuisine au gaz : un impact sur la qualité de l’air intérieur

La cuisson au gaz émet du dioxyde d’azote (NO₂), un polluant nocif pour les voies respiratoires. Selon l’Organisation mondiale de la santé, les enfants vivant dans des foyers équipés de cuisinières à gaz présentent un risque accru d’environ 20 % de développer des maladies respiratoires. Des études récentes montrent également que, même avec une hotte, la pollution peut persister et se diffuser dans l’ensemble du logement³.

Vitrocéramique : correcte, mais moins performante

La plaque vitrocéramique assure une cuisson efficace, mais sans exceller en matière de rendement énergétique. Elle chauffe d’abord une surface en verre, qui transmet ensuite la chaleur au récipient, ce qui entraîne davantage de pertes et une inertie plus importante.

Elle consomme donc plus qu’une plaque à induction et se rapproche des plaques électriques classiques en termes d’efficacité. Certains foyers halogènes montent plus vite en température, mais cela ne suffit pas à combler l’écart.

En somme, il s’agit d’une solution intermédiaire, fonctionnelle, mais moins intéressante si l’objectif est de réduire sa consommation d’énergie.

Tableau comparatif : induction, vitrocéramique et gaz

Critères

Plaque à induction

Plaque vitrocéramique

Plaque au gaz

Principe de fonctionnement

Champ magnétique qui chauffe directement le fond du récipient

Résistance électrique qui chauffe une vitre, puis le récipient

Flamme qui chauffe directement le récipient

Montée en température

Très rapide

Moyenne

Très rapide

Réactivité

Excellente, réglages très précis

Moyenne, avec inertie

Excellente, immédiate

Consommation d’énergie

La plus faible des solutions électriques

Plus élevée que l’induction

Faible en énergie primaire

Efficacité énergétique

Très élevée

Moyenne

Élevée

Compatibilité des ustensiles

Ustensiles à fond magnétique uniquement

Tous types de casseroles

Tous types de casseroles

Sécurité

Surface peu chaude, arrêt automatique

Surface très chaude après usage

Flamme visible, sécurité intégrée sur modèles récents

Confort d’utilisation

Très confortable, silencieuse

Correct, mais moins réactive

Très intuitif, cuisson à l’œil

Entretien

Facile, surface lisse

Facile, mais traces visibles

Plus contraignant (grilles, brûleurs)

Profil idéal

Utilisateurs recherchant performance et sobriété électrique

Budget intermédiaire, usage occasionnel

Logements raccordés au gaz, amateurs de cuisson traditionnelle

Budget

€€€

€€

Astuces : comment réduire la consommation de ses plaques de cuisson ?

Quelle que soit la technologie choisie, les bonnes pratiques en cuisine jouent un rôle clé dans la maîtrise de votre consommation. Alors, c’est parti pour quelques conseils tout simples, qui font la différence ! 

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Couvrir ses casseroles (le réflexe numéro un)

C’est sans doute le geste le plus efficace… et le plus simple. Mettre un couvercle sur une casserole ou une poêle permet de conserver la chaleur et d’accélérer la cuisson. Un petit réflexe qui peut vous faire économiser jusqu’à 25 % d’énergie (que l’on cuisine au gaz ou à l’électricité).

Adapter la taille du récipient au foyer

Une casserole trop petite sur une grande plaque, et une partie de l’énergie part dans le vide. À l’inverse, un récipient trop large chauffe moins efficacement. Choisir un foyer adapté au diamètre de la casserole permet d’optimiser la transmission de la chaleur et d’éviter le gaspillage.

Couper la plaque avant la fin de la cuisson

Les plaques électriques (vitrocéramique comme induction) conservent de la chaleur après extinction. En coupant la plaque quelques minutes avant la fin, on profite de cette chaleur résiduelle sans consommer d’énergie supplémentaire. Un geste tout bête, mais une économie réelle à l’usage.

Privilégier les cuissons rapides quand c’est possible

Faire bouillir de l’eau, saisir des aliments ou réchauffer un plat demande rarement une puissance maximale prolongée. Monter rapidement en température, puis baisser le feu ou la puissance, permet de limiter la consommation sans nuire au résultat.

Utiliser des ustensiles en bon état

Un fond de casserole bien plat assure un meilleur contact avec la plaque et une diffusion plus homogène de la chaleur. Un récipient déformé ou abîmé allonge le temps de cuisson… et fait grimper la consommation.

En résumé, réduire la consommation de ses plaques ne passe pas forcément par un changement d’équipement, mais par une série de réflexes simples cumulés. Et mis bout à bout, ces gestes peuvent vraiment faire la différence sur la facture énergétique.

Pour aller plus loin : 10 gestes pour économiser de l’énergie selon les saisons

L’installation électrique : attention à la puissance !

Séduit par les plaques élec’ ? Eh bien, notez tout de même que passer d’une plaque au gaz à une plaque électrique (induction ou vitrocéramique) ne se résume pas à un simple changement d’équipement. Cela implique presque toujours une adaptation de l’installation électrique, indispensable pour des raisons de sécurité et de performance.

Les plaques électriques sont des appareils très puissants, avec une puissance pouvant aller de 6 à plus de 7 kW. Elles doivent donc obligatoirement être raccordées à un circuit dédié, protégé et dimensionné en conséquence. Concrètement, la norme impose :

  • Un circuit spécifique de 32 A ;
  • Des câbles de section 6 mm² ;
  • Un raccordement direct au tableau électrique.

Il ne faut jamais brancher une plaque de cuisson sur une prise classique 16 A, au risque de provoquer une surchauffe, des coupures répétées, voire un départ de feu⁵.

Avant tout changement, il est recommandé de faire vérifier son installation par un électricien, notamment dans les logements anciens. Cela permet de s’assurer que le tableau électrique est aux normes et capable de supporter cette puissance supplémentaire.

Pour aller plus loin, on vous invite à jeter un coup d’oeil à notre article dédié aux normes des tableaux électriques et aux points de vigilance à connaître avant tout nouvel équipement.

Quelle offre d'électricité choisir pour cuisiner ?

Chez Ohm Énergie, on sait bien que cuisiner à l’électricité (induction ou vitrocéramique) passe par un besoin d’énergie fiable, maîtrisé et… abordable. C’est pourquoi nous proposons une gamme d’offres d’électricité adaptée à différents profils de consommation, idéales pour ceux et celles qui utilisent régulièrement leurs plaques de cuisson. Vous pouvez par exemple profiter de : 

  • L’offre Extra Eco : une des offres les plus compétitives du marché avec un prix du kWh plus bas que le tarif réglementé, bloqué pendant un an, ce qui permet de mieux maîtriser son budget énergie.
  • L’offre Classique : une électricité 100 % verte à prix indexé, avec un abonnement réduit par rapport au tarif réglementé.

D’autres options existent selon vos besoins et votre capacité à sécuriser votre budget énergie.

Nos offres sont sans engagement, avec une souscription ultra-simple et possibilité de changer de fournisseur à tout moment, sans interruption d’électricité.

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Et si l’on tient au gaz ?

Si, malgré tout, vous préférez continuer à cuisiner au gaz, sachez que nous proposons aussi de supers offres de gaz naturel chez Ohm Énergie. Parmi elles :

  • Extra Eco Gaz : gaz à prix fixes pendant un an pour plus de visibilité sur vos dépenses.
  • D’autres formules (gaz fixe 2 ans, etc.) peuvent être intéressantes selon votre profil de consommation.

L’objectif reste le même : proposer des solutions d’énergie adaptées à votre quotidien, que ce soit pour cuisiner à l’électricité ou au gaz.

Si vous souhaitez un conseil personnalisé selon votre usage et votre logement, nous pouvons aussi vous aider à déterminer l’offre la plus adaptée !

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¹UFC-Que Choisir – Comment consommer moins d’énergie en cuisinant
²Écoconso – Bien choisir ses plaques de cuisson pour économiser l’énergie
³Association Respire – La cuisson au gaz : une menace silencieuse pour les foyers français
ADEME – 20 solutions pour réduire sa consommation d’électricité
UFC-Que Choisir – Comment installer une plaque de cuisson à induction

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Ces offres garantissent que les modalités et conditions contractuelles, y compris le prix, demeurent inchangées pendant toute la durée du contrat, en dehors des évolutions :
  • de la fiscalité applicable ;
  • du tarif d’acheminement ;
  • et des composantes du prix ayant pour objet la répercussion sur le consommateur d’obligations réglementaires reposant sur les fournisseurs de gaz naturel et d’électricité non connues ni anticipables lors de la prise d’effet du contrat.
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Dans ces offres l’ensemble du prix (abonnement et consommation) suivent les mêmes variations que l’option du TRVE utilisée comme référence, pour chacun des postes saisonniers de l’option. Le TRVE évolue en février et en août chaque année.
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Dans ces offres l’ensemble du prix (abonnement et consommation) suivent les mêmes variations que l’option du PRVG utilisée comme référence. Le PRVG évolue tous les mois.
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Cette catégorie regroupe les offres ne correspondant à aucune des précédentes. Elle inclut notamment les offres dont le fournisseur peut librement modifier le prix une ou plusieurs fois par an ou dont l’engagement sur le prix est inférieur à 12 mois.