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Smart home : comment utiliser les objets connectés pour réguler la chaleur de votre maison en été ?

Ça vous tente, une Batcave pleine de gadgets en vrai ?! Fermer les volets avant que le soleil ne transforme le salon en serre, lancer le ventilateur uniquement lorsqu’une personne entre dans la pièce, profiter automatiquement de l’air frais pendant la nuit… Voici un petit aperçu de ce qu’une maison connectée peut faire pour vous ! En un claquement de doigts, la domotique dans une maison peut vous permettre de mieux gérer les températures qui grimpent en flèche (à défaut de vous transformer en Batman). Tour d’horizon des différentes solutions qui s’offrent à vous…

Sommaire

À retenir 

  • La domotique combine capteurs, thermostat, volets, ventilation et climatisation pour anticiper les variations de température et éviter les consommations inutiles.
  • Le Wi-Fi convient à quelques appareils, Zigbee aux réseaux de capteurs peu énergivores, tandis que Matter facilite la compatibilité entre les marques.
  • Un thermostat programmable peut générer jusqu’à 15 % d’économies, tandis que la régulation automatique s’imposera en 2027 dans certaines constructions neuves et en 2030 dans les autres bâtiments.

Comment la domotique régule-t-elle la température de la maison ?

La maison connectée, c’est un processus simple, composé d’objets parfois un chouïa compliqués : 

  1. Un capteur commence par recueillir une information : la température du salon, l’humidité de la chambre, l’ensoleillement d’une façade ou l’ouverture d’une fenêtre.
  2. Une box domotique, un thermostat ou une application compare ensuite cette information aux règles définies par l’occupant. 
  3. Enfin, un équipement exécute l’action demandée.

Ça, c’est ce que l’on appelle un scénario domotique. Par exemple :

Si la température extérieure augmente fortement et que le soleil atteint les fenêtres orientées au sud, alors les volets se ferment. Si la température intérieure continue de monter et que le logement est occupé, le ventilateur se met en marche.

Le principal intérêt de ce fonctionnement, c’est l’AN-TI-CI-PA-TION. Fermer les volets une fois que les murs, les sols et les meubles ont accumulé de la chaleur arrive souvent trop tard. En tenant compte de l’ensoleillement et de la température extérieure, la maison peut intervenir avant que son inertie thermique ne commence à jouer contre vous.

Quels objets connectés utiliser contre la chaleur et le froid ?

Tous les objets connectés ne sont pas indispensables et le bon équipement dépend du logement, de son orientation, de son système de chauffage et des habitudes de ses occupants.

Objet connecté

Rôle en été

Rôle en hiver

Économie d’énergie envisageable

Thermostat connecté

Limite ou coupe la climatisation en cas d’absence ou d’ouverture des fenêtres

Programme le chauffage selon les horaires, les absences et la température de consigne

Jusqu’à 15 % sur le chauffage selon l’ADEME¹

Capteurs de température et d’hygrométrie

Repèrent les pièces qui surchauffent et pilotent ventilation ou climatisation

Aident à ajuster la régulation selon les conditions réelles

Gain variable, lié aux scénarios créés

Station météo intelligente

Anticipe les fortes chaleurs et compare les températures intérieure et extérieure

Prend en compte les conditions extérieures et les apports solaires

Gain indirect, sans pourcentage garanti

Modules pour volets roulants et stores

Ferment les occultations avant l’arrivée du rayonnement solaire

Les ouvrent pour profiter du soleil, puis les ferment à la tombée de la nuit

Réduction des besoins de chauffage ou de rafraîchissement

Têtes thermostatiques connectées

Peuvent fermer certaines zones lorsqu’un système réversible est utilisé

Régulent la température pièce par pièce

Variable selon l’équipement initial et l’occupation

Prise connectée et ventilateur

Déclenchent le brassage d’air uniquement lorsque cela est utile

Coupent les veilles et appareils inutilisés

Faible consommation évitée, mais meilleur contrôle

Capteurs d’ouverture

Empêchent de climatiser avec une fenêtre ouverte

Coupent temporairement le chauffage pendant l’aération

Évite un gaspillage ponctuel important

Le thermostat connecté pour piloter la température

Plutôt que de maintenir la même température toute la journée, le thermostat connecté adapte le chauffage à votre rythme de vie : un peu moins lorsque le logement est vide ou pendant la nuit, puis juste ce qu’il faut avant votre retour ou votre réveil.

Les modèles les plus avancés apprennent même la manière dont votre logement réagit. Combien de temps il met à chauffer, à quelle vitesse la température redescend ou encore comment le soleil influence une pièce ? Le thermostat peut ainsi démarrer le chauffage au bon moment et le ralentir avant que la température de consigne soit dépassée.

Derrière cette capacité d’anticipation hors normes (ici, on aime bien les hyperboles) se cache parfois une régulation dite PID. C’est à dire qu’au lieu d’attendre qu’il fasse trop chaud ou trop froid pour réagir, le thermostat ajuste progressivement la puissance en tenant compte de l’écart avec la température souhaitée et de l’évolution de la pièce.

Vous envisagez de vous équiper ? Découvrez également comment installer un thermostat connecté.

Les têtes thermostatiques pour une régulation pièce par pièce

Un thermostat central peut parfaitement maintenir le salon à la bonne température tout en laissant une chambre surchauffée. Les têtes thermostatiques connectées, quant à elles, apportent une régulation plus fine en contrôlant chaque radiateur.

Le bureau peut ainsi être chauffé pendant les heures de télétravail, tandis que la chambre reste à une température réduite durant la journée. La nuit, le scénario s’inverse.

Cette régulation pièce par pièce est particulièrement intéressante dans les logements dont les usages sont très différents d’un espace à l’autre. Elle ne doit toutefois pas perturber l’équilibrage du réseau de chauffage. Sur une installation hydraulique, mieux vaut vérifier la compatibilité du dispositif avec la chaudière et demander conseil à un professionnel.

Les volets et les stores comme première protection

En été, la meilleure chaleur à évacuer reste celle qui n’est jamais entrée. Aussi, les modules pour volets roulants et la motorisation d’un store banne permettent de créer une protection automatique selon :

  • L’orientation de la façade ;
  • L’heure de la journée ;
  • L’intensité du soleil ;
  • La température intérieure ;
  • Les conditions météorologiques.

Le scénario ne doit pas forcément fermer toute la maison dès le matin. Les volets situés à l’est peuvent être baissés en premier, suivis de ceux du sud puis de l’ouest au fil du déplacement du soleil. Résultat, la luminosité naturelle est conservée dans les pièces qui ne sont pas encore exposées !

En hiver, le fonctionnement s’inverse : les occultations s’ouvrent pour profiter des apports solaires passifs, puis se ferment une fois la nuit tombée.

Quels scénarios domotiques programmer en été ?

Un bon scénario doit améliorer le confort sans rendre la maison incompréhensible. Mieux vaut commencer par quelques automatismes simples, puis les ajuster après avoir observé le comportement du logement.

1. Fermer les occultations avant la surchauffe

Le capteur d’ensoleillement ou la station météo détecte que la façade est exposée. Lorsque la température intérieure approche de la limite choisie, les volets ou le store descendent automatiquement.

Le gros bonus au quotidien ? Ça vous évite de retrouver un logement déjà surchauffé le soir et de devoir lancer immédiatement la climatisation !

2. Profiter de la fraîcheur nocturne

Pendant la nuit, la station météo compare la température extérieure à celle du logement. Dès que l’air extérieur devient plus frais, le système peut envoyer une notification qui invite à ouvrir les fenêtres ou à activer une ventilation mécanique compatible.

Au matin, les fenêtres sont refermées et les occultations se baissent avant le retour de la chaleur.

L’ouverture automatique des fenêtres demande toutefois davantage de précautions que celle des volets. Il faut prendre en compte la pluie, le vent, la sécurité et le risque d’intrusion. Une notification reste souvent plus raisonnable qu’une motorisation complète.

3. Déclencher le ventilateur uniquement en présence

Un ventilateur ne fait pas réellement baisser la température de la pièce, mais il améliore la sensation de fraîcheur en mettant l’air en mouvement. Il est donc inutile de le laisser tourner dans une pièce vide.

Une prise connectée associée à un détecteur de présence peut l’allumer lorsque la pièce est occupée et l’éteindre quelques minutes après le départ de la personne.

4. Encadrer l’utilisation de la climatisation

Lorsque le logement est équipé d’un climatiseur ou d’une pompe à chaleur réversible, la domotique peut empêcher plusieurs gaspillages classiques :

  • Démarrage alors que les fenêtres sont ouvertes ;
  • Fonctionnement dans une pièce vide ;
  • Température de consigne inutilement basse ;
  • Maintien de la climatisation pendant une absence prolongée ;
  • Utilisation alors que l’air extérieur permettrait de rafraîchir naturellement le logement.

Le climatiseur intervient alors en dernier recours, après la fermeture des occultations et l’utilisation du brassage d’air. Retrouvez davantage d’exemples dans notre guide sur la climatisation domotique.

Matter, Zigbee ou Wi-Fi : comment faire communiquer les appareils ?

Pour créer un scénario domotique, encore faut-il que le capteur de température, les volets et le ventilateur puissent échanger des informations. C’est là qu’interviennent le Wi-Fi, Zigbee ou encore Matter. Mais attention, ces trois termes ne désignent pas exactement la même chose.

  • Le Wi-Fi et Zigbee sont des protocoles de communication. Ils déterminent comment les objets transmettent leurs données. 
  • Matter est un standard d’interopérabilité : il aide les équipements de différentes marques à fonctionner dans un même écosystème. 
  • Enfin, Google Home, Amazon Alexa et Apple Home sont des plateformes de commande, qui réunissent les appareils dans une application et permettent de créer des scénarios.

Tant qu’on parle sémantique, l’autre mot à connaître avant de poursuivre, c’est « la passerelle domotique », également appelée hub ou pont. Ce petit boîtier centralise les informations envoyées par certains objets et fait le lien avec l’application de commande. Elle est généralement indispensable avec Zigbee, mais pas toujours avec le Wi-Fi.

Le Wi-Fi pour connecter simplement quelques appareils

Les objets Wi-Fi se connectent directement au réseau de votre box Internet, comme un ordinateur ou un smartphone. L’installation est donc assez simple : vous téléchargez l’application du fabricant, renseignez le mot de passe du Wi-Fi et associez l’appareil. Cette solution convient bien aux équipements branchés sur secteur, comme :

  • Les prises connectées ;
  • Les stations météo ;
  • Certains thermostats ;
  • Les climatiseurs connectés ;
  • Les caméras.

Le Wi-Fi peut ainsi suffire pour automatiser quelques appareils sans acheter de passerelle supplémentaire. Une prise connectée peut, par exemple, déclencher un ventilateur lorsque la température dépasse la limite choisie.

Il est en revanche assez gourmand en énergie. Il convient donc moins bien aux petits capteurs qui fonctionnent sur pile. En prime, plus les appareils Wi-Fi se multiplient, plus leur gestion peut être également compliquée, surtout lorsque chaque fabricant impose sa propre application.

Zigbee pour relier de nombreux capteurs

Zigbee est un protocole sans fil conçu pour la domotique. Il consomme peu d’énergie et convient particulièrement aux petits équipements qui doivent fonctionner longtemps sur pile comme :

  • Les capteurs de température et d’humidité ;
  • Les détecteurs de présence ;
  • Les capteurs d’ouverture ;
  • Les boutons connectés ;
  • Les têtes thermostatiques ;
  • Les modules pour volets ou éclairages.

Les appareils Zigbee ne se connectent généralement pas directement à la box Internet. Ils communiquent avec une passerelle Zigbee, qui centralise les informations et les transmet à l’application domotique.

Zigbee fonctionne aussi en réseau maillé. Certains équipements alimentés sur secteur, comme les prises ou les ampoules, peuvent relayer le signal jusqu’aux appareils les plus éloignés.

Cette solution devient intéressante lorsque vous souhaitez créer une installation complète, avec plusieurs capteurs et automatismes. Elle demande un peu plus de matériel au départ, mais évite de faire reposer toute la maison connectée sur le seul réseau Wi-Fi.

Attention néanmoins : deux appareils Zigbee ne sont pas forcément compatibles dans les moindres détails. Certaines marques réservent une partie des fonctions à leur propre passerelle ou à leur application. Le logo Zigbee, c’est donc un premier indice, mais pas une garantie absolue.

Matter pour mélanger plus facilement les marques

Matter ne remplace ni le Wi-Fi ni Zigbee, mais il intervient à un autre niveau. Sa mission, c’est de permettre aux appareils de différentes marques d’être reconnus et pilotés plus facilement par plusieurs plateformes. Un équipement certifié Matter peut, par exemple, être ajouté à Apple Home, Google Home ou Amazon Alexa sans dépendre exclusivement de l’application de son fabricant.

Pour communiquer, Matter s’appuie notamment sur :

  • Le Wi-Fi pour certains appareils alimentés sur secteur ;
  • Ethernet pour les équipements reliés par câble ;
  • Thread pour les petits objets nécessitant un réseau maillé et peu énergivore.

Thread est donc le protocole de communication, tandis que Matter constitue le langage commun qui facilite la compatibilité entre les objets et les plateformes.

Sur le papier, on peut donc acheter un capteur d’une marque, un thermostat d’une autre et les réunir plus facilement dans le même scénario. Dans la pratique, il faut encore vérifier que Matter prend bien en charge la catégorie d’équipement et les fonctions recherchées. Tous les objets connectés du marché ne sont pas encore compatibles.

Google Home, Alexa ou Apple Home pour tout piloter

Google Home, Amazon Alexa et Apple Home ne transportent pas directement les informations entre les appareils, puisque ces plateformes servent plutôt de tableau de bord. Elles permettent de :

  • Retrouver plusieurs équipements dans une même application ;
  • Les répartir par pièce ;
  • Créer des routines ;
  • Les commander à distance ou à la voix ;
  • Déclencher plusieurs actions à partir d’un même événement.

Vous pouvez ainsi programmer un scénario dans lequel un capteur Zigbee détecte une température trop élevée, la plateforme ferme des volets compatibles et une prise Wi-Fi lance le ventilateur.

La plateforme ne supprime toutefois pas les problèmes de compatibilité. Avant d’acheter un appareil, vérifiez qu’il peut rejoindre l’écosystème déjà utilisé dans votre logement et que toutes les fonctions importantes y seront accessibles.

Quel système choisir pour votre maison connectée ?

Bon, c’est peut-être encore un peu confus de votre côté (on vous rassure, pour nous aussi, c’est un chouïa compliqué). Alors, pour clarifier tout ça, on vous a concocté un petit tableau récap’ : 

Technologie ou équipement

À quoi ça sert ?

Dans quel cas l’utiliser ?

Faut-il un boîtier supplémentaire ?

Exemple

Wi-Fi

Connecte directement l’objet à la box Internet

Pour quelques appareils branchés sur secteur

Généralement non

Une prise Wi-Fi déclenche le ventilateur

Zigbee

Crée un réseau domotique peu énergivore entre plusieurs objets

Pour multiplier les capteurs et les automatismes

Oui, une passerelle Zigbee est généralement nécessaire

Un capteur Zigbee mesure la température et commande les volets

Thread

Crée un réseau maillé peu énergivore, notamment pour les appareils Matter

Pour certains capteurs et petits objets récents

Oui, il faut un routeur de bordure Thread compatible

Un capteur Matter sur Thread communique avec Apple Home ou Google Home

Matter

Facilite la compatibilité entre appareils et plateformes de marques différentes

Pour éviter de rester enfermé dans l’écosystème d’un seul fabricant

Cela dépend du mode de communication utilisé par l’appareil

Un thermostat Matter peut être ajouté à plusieurs plateformes compatibles

Google Home, Amazon Alexa ou Apple Home

Centralisent les objets et permettent de créer des routines

Pour tout commander depuis une même application ou à la voix

Parfois, selon les appareils utilisés

Une routine ferme les volets et démarre le ventilateur

Passerelle domotique

Fait le lien entre les objets, l’application et parfois Internet

Pour utiliser Zigbee, Thread ou centraliser plusieurs équipements

C’est elle-même le boîtier intermédiaire

Un pont Zigbee reçoit les données des capteurs et déclenche les actions

Ces solutions ne s’excluent pas, puisqu’une même installation peut très bien réunir des capteurs Zigbee, quelques appareils Wi-Fi et des équipements Matter dans une plateforme commune. L’important est de vérifier leur compatibilité avant l’achat, plutôt que de collectionner les applications au fil des équipements.

💡 Le conseil Ohm Énergie

Si malgré ces explications, vous doutez encore un poil de votre expertise, pas d’inquiétude ! Le métier de domoticien ou installateur en domotique se démocratise et nombreux sont les experts qui pourront vous filer un coup de pouce et gérer votre installation d’une main de maître. Si vous faites appel aux services d’un électricien ou d’un chauffagiste pour gérer toute votre installation domotique, n’hésitez pas à vérifier qu’il possède un label RGE ou Qualifelec.

La domotique est-elle vraiment rentable ?

Il est maintenant temps de passer aux choses sérieuses et de s’intéresser au morceau qui vous intéresse sans doute le plus : combien ça rapporte, de passer à la domotique ? Pour commencer, notez qu’un objet connecté ne produit pas automatiquement des économies et que sa rentabilité dépend avant tout du gaspillage qu’il permet d’éviter.

L’ADEME estime qu’un thermostat programmable coûte entre 60 et 250 €, auxquels peuvent s’ajouter 150 à 300 € pour l’installation. Mais bien utilisé, il peut permettre jusqu’à 15 % d’économies sur le chauffage¹. Sur une consommation de 5000 kWh de chauffage par an, vous pouvez ainsi passer de 970 € à 825 €*, soit 145 € d’économies par an !

Le budget réel dépend toutefois du modèle choisi, du système de chauffage et de la complexité de la pose. Le retour sur investissement sera généralement meilleur dans un logement :

  • Chauffé en permanence à la même température ;
  • Régulièrement vide pendant la journée ;
  • Composé de pièces aux usages différents ;
  • Équipé d’un chauffage électrique ou individuel pilotable ;
  • Soumis à de fortes surchauffes estivales évitables.

À l’inverse, ajouter une dizaine de capteurs dans un petit appartement déjà correctement programmé ne fera probablement pas de miracle.

Commencez par identifier le principal problème : surchauffe solaire, chauffage maintenu pendant les absences, pièces inutilisées ou climatisation mal réglée. Cette démarche est aussi valable lorsqu’une facture d’électricité trop élevée vous pousse à chercher les appareils responsables.

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Le thermostat connecté est-il obligatoire en 2027 ?

Non, pas dans tous les logements. L’expression « thermostat connecté obligatoire » prête d’ailleurs à confusion.

La réglementation porte sur la présence d’un système de régulation automatique de la température par pièce ou par zone, et non sur l’obligation de posséder un appareil relié à Internet ou contrôlable depuis un smartphone.

Depuis la modification du calendrier réglementaire intervenue fin 2025, cette obligation doit s’appliquer :

  • À partir du 1er janvier 2027 aux constructions faisant l’objet d’une demande de permis de construire ou d’une déclaration préalable déposée à compter de cette date ;
  • À partir du 1er janvier 2030 pour les autres bâtiments².

Les dispositifs devront notamment permettre de programmer différentes allures de chauffage, comme le confort, la réduction, le hors-gel et l’arrêt. Pour aller plus loin, consultez notre article consacré au thermostat connecté obligatoire.

Quelles aides existent en 2026 ?

Le Coup de pouce « Pilotage connecté du chauffage pièce par pièce », parfois présenté comme pouvant financer une grande partie de l’installation, a été supprimé le 22 novembre 2024⁴. Il ne doit donc plus être annoncé comme une aide disponible pour une nouvelle opération en 2026.

Une prime CEE classique peut néanmoins rester accessible dans le cadre de la fiche BAR-TH-173, jusqu’à son abrogation prévue le 1er janvier 2027³. Le système doit notamment :

  • Être posé dans un logement existant équipé d’un chauffage individuel ;
  • Piloter au moins deux émetteurs de chaleur ;
  • Réguler l’ensemble des émetteurs pilotables concernés ;
  • Offrir une programmation pièce par pièce ;
  • Correspondre aux classes A ou B de la norme NF EN ISO 52120-1 ;
  • Continuer à exécuter les programmes en cas de coupure d’Internet ;
  • Être installé par un professionnel répondant aux conditions de qualification⁴.

Le montant de la prime dépend de l’offre du fournisseur d’énergie et des caractéristiques du logement. Il faut impérativement effectuer la demande avant de signer le devis ou de commencer les travaux.

Une smart home peut-elle aussi être sobre ?

Si les solutions numériques peuvent aider à mieux gérer les consommations d’énergie dans les bâtiments, leurs bénéfices doivent être mis en balance avec la fabrication des équipements, leur consommation et les éventuels effets rebonds⁵. En somme, il convient de réserver les outils numériques aux usages réellement utiles et d’allonger la durée de vie des appareils.

Pour créer une installation raisonnable :

  • Conservez les équipements compatibles encore fonctionnels ;
  • Choisissez des capteurs dont la pile peut être remplacée ;
  • Préférez des standards ouverts et des appareils évolutifs ;
  • Limitez le nombre de box et de passerelles ;
  • Vérifiez la disponibilité des mises à jour ;
  • Gardez toujours une commande manuelle.

La cybersécurité compte également ! Pensez notamment à remplacer les mots de passe par défaut, à installer régulièrement les mises à jour et à limiter les communications inutiles entre les appareils connectés.

En cas d’intempéries, pensez aussi à identifier les appareils à débrancher en cas d’orage.

FAQ sur la domotique et la régulation de la chaleur

Comment la domotique permet-elle d’éviter l’installation d’une climatisation ?

Elle agit principalement sur les causes de la surchauffe : rayonnement solaire, mauvaise gestion des occultations, ventilation réalisée au mauvais moment et fonctionnement inutile des appareils électriques.

En fermant les volets avant l’arrivée du soleil, en conservant les fenêtres fermées lorsque l’air extérieur est plus chaud et en ventilant pendant les périodes fraîches, la domotique peut retarder ou limiter le recours à la climatisation. Elle ne remplace toutefois pas l’isolation, les protections solaires extérieures ou la rénovation d’un logement très inconfortable.

Est-ce que les objets connectés fonctionnent si Internet est coupé ?

Ça dépend du système : les appareils qui reposent entièrement sur un service dans le cloud peuvent perdre le pilotage à distance, les notifications ou certains scénarios.

Une installation conçue pour fonctionner localement peut continuer à exécuter les programmes enregistrés, même si la connexion extérieure est interrompue. C’est un critère essentiel pour le chauffage : une panne de box ne doit pas empêcher de modifier la température ou arrêter la régulation.

Faut-il être propriétaire pour installer de la domotique thermique ?

Pas forcément. Un locataire peut utiliser des capteurs sans fil, des prises connectées ou certains modules amovibles. Toute modification du chauffage collectif, du câblage, des volets ou des équipements appartenant au logement doit en revanche être discutée avec le propriétaire.

Quel équipement installer en premier ?

Pour réduire la consommation de chauffage, le thermostat programmable constitue souvent le point de départ le plus pertinent. Dans un logement surtout inconfortable en été, des capteurs de température associés à la motorisation des volets peuvent être plus utiles.

¹ADEME – Pourquoi passer au thermostat programmable ?
²Décret n° 2025-1343 du 26 décembre 2025
³Ministère de la Transition écologique – fiche CEE BAR-TH-173
Arrêté du 18 novembre 2024 supprimant le Coup de pouce « Pilotage connecté du chauffage pièce par pièce »
ADEME – Numérique et environnement : entre opportunités et nécessaire sobriété

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  • de la fiscalité applicable ;
  • du tarif d’acheminement ;
  • et des composantes du prix ayant pour objet la répercussion sur le consommateur d’obligations réglementaires reposant sur les fournisseurs de gaz naturel et d’électricité non connues ni anticipables lors de la prise d’effet du contrat.
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Dans ces offres l’ensemble du prix (abonnement et consommation) suivent les mêmes variations que l’option du TRVE utilisée comme référence, pour chacun des postes saisonniers de l’option. Le TRVE évolue en février et en août chaque année.
– Offre indexé sur le PRVG
Dans ces offres l’ensemble du prix (abonnement et consommation) suivent les mêmes variations que l’option du PRVG utilisée comme référence. Le PRVG évolue tous les mois.
– Offre indexé sur des références de prix du marché
Le prix varie selon des indices de marché librement accessibles comme la référence de coûts d’approvisionnement du gaz, le prix de gros du gaz (Point d’Echange Gaz ou PEG, Title Transfert Facility ou TTF) ou les indices INSEE. Le fournisseur doit préciser la fréquence des évolutions tarifaires. Pour de telles offres, l’indexation peut concerner une partie du prix (uniquement l’abonnement, ou bien seule la part énergie) ; pour autant, les conditions d’évolution de l’ensemble du prix doivent être explicitées par le fournisseur.
– Offre à tarification dynamique
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– Autres offres (prix variables)
Cette catégorie regroupe les offres ne correspondant à aucune des précédentes. Elle inclut notamment les offres dont le fournisseur peut librement modifier le prix une ou plusieurs fois par an ou dont l’engagement sur le prix est inférieur à 12 mois.