Gaz ou électricité pour cuisiner : l'option la plus économique et écologique
Dans la famille des débats incontournables, il y a le pain au chocolat ou la chocolatine, les chaussettes dans les sandales (oui, ça se discute 😅)… et bien sûr, gaz ou électricité pour cuisiner ? Un choix qui semble anodin, mais qui impacte notre confort, notre sécurité, notre facture… et même la planète. Pour éviter de trancher à l’instinct 🔪, nous vous avons concocté un comparatif entre cuisson au gaz et cuisson électrique. À vos papilles, prêts ? Dégustez !
Sommaire
📖 Résumé :
- La cuisson au gaz offre une grande réactivité et un contrôle précis, mais elle émet des polluants comme le NO₂, le CO₂, le monoxyde de carbone et du méthane, avec des impacts sanitaires importants, notamment sur l’asthme infantile, et un coût estimé à 3,5 milliards d’euros par an dans l’Union européenne.
- La cuisson électrique, en particulier par induction, est plus sûre et plus saine car sans combustion, consomme moins d’énergie (jusqu’à –25 % par rapport aux plaques traditionnelles) et représente environ 7,8 % de la facture d’électricité d’un foyer français selon l’ADEME.
- Dans un contexte européen de neutralité carbone à l’horizon 2050 et d’électrification des bâtiments, remplacer le gaz par l’électricité permet de réduire les émissions, d’améliorer la qualité de l’air intérieur et d’aligner les usages domestiques avec les objectifs climatiques.
Cuisiner au gaz : le charme de la flamme
De quoi enflammer les puristes
Le gaz est depuis longtemps l’allié des amateurs de cuisine « à l’ancienne ». Une flamme visible, réglable à l’œil nu, qui donne l’impression d’être un chef étoilé dès qu’on saisit une poêle. Les fabricants ne cessent de rappeler que la réactivité est immédiate : dès qu’on tourne le bouton, la chaleur est là. Aucun temps de chauffe, une montée et descente de température rapides… bref, un contrôle très précis et une cuisson uniforme. Même Ratatouille donne son feu vert 🐁
Pas de fumée sans feu
Si la flamme fait rêver les amateurs de cuisine-spectacle, des études montrent qu’il peut y avoir de l’eau dans le gaz avec ce type d’équipement…
Les appareils à gaz émettent du dioxyde d’azote (NO₂), un polluant désormais bien documenté pour ses effets respiratoires. Les recherches¹ montrent une association directe entre l’exposition au NO₂ et le développement de l’asthme chez l’enfant. À l’échelle européenne, ce sont plus de 100 millions de personnes qui pourraient être exposées à des niveaux de pollution intérieure dépassant les seuils réglementaires fixés pour… l’air extérieur. On estime même que plus de 700 000 enfants auraient présenté l’an dernier des symptômes d’asthme liés à la cuisson au gaz, et que 12 % des cas d’asthme pédiatrique actuels pourraient être évités si ces équipements disparaissaient des cuisines.
Et le NO₂ n’est pas le seul invité indésirable. La cuisson au gaz génère aussi du monoxyde de carbone, du dioxyde de carbone et même du méthane non brûlé, capable de stagner dans l’air intérieur après extinction des brûleurs.
La cuisine : une cocotte-minute prête à exploser ?
On pourrait croire que la hotte aspirante règle tout. Dans les faits, les études montrent que la ventilation domestique est souvent insuffisante, incomplète ou simplement… oubliée. Les hottes ne sont pas toujours activées, leur efficacité varie fortement selon les modèles, et les systèmes à recirculation (très répandus dans les appartements) filtrent surtout les odeurs, mais éliminent très peu le NO₂, pourtant l’un des principaux polluants préoccupants.
Résultat : malgré de bonnes intentions, la pollution liée au gaz peut s’accumuler dans des logements pourtant parfaitement isolés. C’est paradoxal : plus un logement est performant énergétiquement, plus l’impact sanitaire potentiel de la cuisson au gaz peut être important sans ventilation adaptée.
De l’eau dans le gaz…
In fine, le gaz de cuisson reste un combustible fossile, émettant des substances polluantes comme le CO₂, le méthane ou le benzène. Même à l’arrêt, une plaque à gaz peut laisser échapper de petites fuites de méthane, un gaz à effet de serre particulièrement puissant.
Ces émissions entrent en contradiction directe avec les objectifs climatiques européens de neutralité carbone à l’horizon 2050, ainsi qu’avec les grandes politiques d’électrification et de rénovation énergétique qui visent à rendre les bâtiments toujours plus propres et efficients.
Un coût sanitaire bien réel
Au-delà de l’impact environnemental, la pollution intérieure générée par la cuisson au gaz a un prix, et pas qu’en euros sur la facture d’énergie. Les coûts associés aux soins de santé, à la perte de productivité et aux années de vie diminuées sont estimés à 3,5 milliards d’euros par an dans l’Union européenne.¹
À l’inverse, les alternatives électriques (induction en tête) sont aujourd’hui disponibles à des prix comparables, voire inférieurs, et présentent un bénéfice sanitaire et environnemental majeur. Les investissements publics destinés à encourager ces équipements affichent d’ailleurs un retour sur investissement estimé entre 5 et 16 euros économisés pour chaque euro investi en matière de santé publique.¹
Attention au retour de flamme
Enfin, il y a le côté pratique : nettoyer les plaques, changer les bouteilles de gaz manuellement… c’est tout de même moins engageant que de tourner simplement un bouton.
Cuisiner à l’électricité : efficace et pas cher ?
Face à la flamme, l’électricité n’a pas de panache visible. Rien ne crépite, rien ne danse. Toutefois, la plaque électrique n’est pas près de vous laisser sur votre faim. La preuve !
Cuisiner à l’électricité, c’est moins dangereux
Le premier avantage saute aux yeux : pas de flamme, pas de risque de brûlure directe. Évidemment, il reste possible de se renverser une casserole d’eau bouillante, mais ça, c’est une autre histoire 😅. La plupart des modèles récents s’éteignent complètement dès qu’on les coupe. Certains vont même plus loin : ils reconnaissent la main humaine et ne brûlent pas, tout en continuant à chauffer votre gamelle.
Bref, l’électricité est un vrai allié pour les familles ou les étourdis (comme moi !) qui oublient parfois leur soupe sur le feu.
La cuisson à l’électricité, l’alliée de votre porte-monnaie
Selon l’ADEME, la cuisson représente environ 7,8 % de la facture d’électricité d’un foyer français². Pas le poste le plus lourd, mais suffisamment conséquent pour mériter quelques optimisations.
Justement, bonne nouvelle : la consommation d’une plaque à induction est intéressante ! Ces dernières permettent de réduire la consommation électrique d’environ 20 % par rapport aux plaques vitrocéramiques et 25 % par rapport aux plaques traditionnelles². Pourquoi ? Parce que les aliments chauffent presque instantanément, et moins d’énergie se perd dans l’air ambiant. Les plaques vitrocéramiques ou en fonte sont quant à elles plus lentes et gourmandes, mais restent une alternative fonctionnelle si l’induction n’est pas au programme.
Le saviez-vous ?
À l’achat, les plaques à induction sont souvent plus chères que le gaz,mais sur le long terme, l’optimisation énergétique compense largement l’investissement initial.
Cuisiner électrique, c’est aussi un choix écologique
Du moins, si vous optez pour une offre d’électricité d’origine renouvelable pour cuire vos petits pois / carottes. En effet, en faisant cela, vous vous assurez de consommer de l’électricité qui a été produite par des centrales solaires, éoliennes ou hydrauliques en France. Or, ces moyens de production sont peu carbonés.
A l’inverse, cuisiner au gaz, c’est utiliser un combustible fossile, qui ne se renouvelle pas rapidement, dont les stocks sont limités et dont la combustion génère des quantités importantes de dioxyde de carbone.
Autrement dit : pour qui souhaite cuisiner des petits plats sans alourdir le bilan carbone, l’électricité marque des points solides.
Mais la cuisson à l’électricité présente quelques défauts
On met les pieds dans le plat : admirer une flamme qui danse, c’est plus sympa que de fixer une plaque toute noire. La cuisson à l’électricité a donc ce petit côté “pratique mais pas glamour”.
Par ailleurs, les performances varient énormément selon le modèle. Une plaque de cuisson vitrocéramique utilisée 409 cycles par an consomme 159 kWh par an, contre 135 kWh par an pour une plaque à induction.³
Enfin, la cuisson électrique demande un peu d’adaptation : certains modèles sont plus lents à chauffer, certaines techniques demandent un temps d’apprentissage, et… en cas de coupure d’électricité, adieu vos crêpes et vos pâtes al dente.
On récap ?
Pour ne pas vous perdre dans ce gloubi-boulga d’infos, voici un petit tableau qui résume clairement les différences entre cuisson au gaz et cuisson électrique !
Critère | Gaz | Électricité |
Sécurité | Flamme → risque brûlure et fuite | Pas de flamme, modèles récents sûrs |
Cuisson | Montée/descente rapide, contrôle précis | Induction rapide, vitrocéramique plus lente |
Santé | NO₂, CO, CO₂ → pollution intérieure | Pas de combustion → air plus sain |
Écologie | Fossile → CO₂ et méthane | Élec verte possible → faible empreinte |
Coût | Gaz + entretien + coût sanitaire | 7,8 % facture élec, induction optimise consommation |
Praticité | Nettoyage, bouteilles, ventilation | Simple, rapide, mais dépend électricité |
Style / plaisir | Flamme visible, charme classique | Moins sexy, mais efficace |
Ohm Énergie, avec vous dans la cuisine !
Que vous choisissiez de cuisiner au gaz ou à l’électricité, nous vous accompagnons dans vos expérimentations culinaires ! Ohm Énergie dispose de deux offres d’énergie :
- une offre d’électricité Extra-Éco avec option verte
- une offre de gaz classique avec 10 % de biogaz inclus
Vous pouvez souscrire à l’une ou l’autre indépendamment ou même choisir d’allier les deux (offre de gaz et d’électricité moins chère) via notre offre duale !
Irrésistible, non ?
Conclusion
Dans une Europe qui électrifie ses logements et recherche des équipements sobres, maintenir la cuisson au gaz revient à freiner la transition énergétique tout en pérennisant un problème de qualité de l’air intérieur.
À l’inverse, remplacer une cuisinière à gaz par une solution électrique lors d’une rénovation permet non seulement de réduire les émissions, mais aussi d’améliorer directement la santé des occupants.
Le match est donc moins serré qu’il n’y paraît : la flamme a du charme mais la plaque à induction a l’avenir.
Sur ce, on vous souhaite de bonnes économies, et bon appétit bien sûr ! 🍳
Les derniers articles sur les économies d'énergie
Choisir son chauffage, c’est un vaste sujet. Un sujet dont on pourrait honnêtement parler pendant des heures : performances, coûts,

