Opération de maintenance : votre Espace Client est temporairement indisponible. Nous vous invitons à vous reconnecter ultérieurement.

Climatosceptisme et climat : démêler le vrai du faux pour réussir sa transition énergétique

Quand on pense au climatosceptisme, on imagine tout de suite Donald Trump ironisant à la tribune sur la moindre vague de froid. Mais saviez-vous que bien avant lui, le commandant Jacques-Yves Cousteau balayait lui aussi le sujet ? En 1979, sur un plateau télé où l’on alertait déjà sur l’effet de serre, il lâchait : “On commence à me casser les oreilles avec cette histoire de CO2 !”¹. Eh oui, le climatosceptisme a de la bouteille. Et en 2026, il reste coriace face aux faits. Voici les idées reçues les plus répandues sur le changement climatique, et de quoi y répondre au prochain repas de famille !

 

fonte de glaciers

Sommaire

À retenir 

  • Le climatosceptisme consiste à nier ou minimiser le réchauffement climatique, son origine humaine ou ses conséquences ; en 2025, selon le baromètre de l’ADEME, 43 % des Français sont convaincus, 9 % sceptiques et 48 % hésitants.
  • Face aux idées reçues, les données scientifiques confirment l’accélération du réchauffement d’origine humaine, tandis que chaque réduction des émissions de gaz à effet de serre contribue à limiter ses conséquences, même au-delà du seuil de 1,5 °C de l’accord de Paris.
  • La désinformation, notamment sur les réseaux sociaux, entretient le doute, mais distinguer météo et climat, s’appuyer sur les faits scientifiques et réduire sa consommation d’énergie sont autant de leviers pour agir.

 

Climatosceptisme : de quoi parle-t-on ?

Le Larousse définit le climatosceptique comme une personne “qui nie ou minimise l’origine anthropique du réchauffement climatique, voire le réchauffement lui-même”². Autrement dit, le climatosceptisme consiste à nier, en partie ou complètement, l’existence du réchauffement, sa cause humaine ou sa gravité. Les chercheurs parlent d’ailleurs d’une taxonomie du scepticisme : on peut douter de la tendance (ça ne se réchauffe pas), de l’attribution (ce n’est pas l’homme) ou de l’impact (ce n’est pas grave). Tout au bout de la chaîne, on trouve le déni du réchauffement climatique pur et simple, qu’on appelle aussi dénialisme climatique.

Cela vous semble fou, en 2026, après tous les événements climatiques (canicules, inondations, incendies ravageurs) qu’on s’est pris sur le coin de la tête ? À moi aussi ! Et pourtant, le doute gagne du terrain. On vous explique.

 

Sceptiques, hésitants, convaincus : où en sont les Français ?

Depuis 2000, le baromètre de l’Ademe, notre agence pour l’environnement et la transition écologique, mesure chaque année ce que les Français pensent du réchauffement climatique. Spoiler : ça ne s’arrange pas.

En croisant quatre questions (consensus scientifique, causes du dérèglement climatique, origine du réchauffement, fiabilité des scientifiques), elle classe les répondants en trois familles. En 2025, on compte 43 % de convaincus par la réalité du changement climatique, 9 % de sceptiques et 48 % d’hésitants³.

Convaincus, sceptiques et hésitants en France (en %)

Année

2014

2015

2016

2017

2018

2019

2020

2021

2022

2023

2024

2025

Convaincus

44

48

42

51

41

46

48

46

55

46

42

43

Sceptiques

12

12

13

8

11

11

7

8

8

12

11

9

Hésitants

44

40

45

41

48

43

45

46

36

42

46

48

Source : ADEME, baromètre “Les représentations sociales du changement climatique”, 26e vague³

Bien que les sceptiques purs et durs restent minoritaires, près d’un Français sur deux navigue entre deux eaux. C’est beaucoup, et c’est justement là que les idées reçues font leur nid. Côté répartition : on compte 13 % de sceptiques chez les hommes contre 6 % chez les femmes³. Alors comment remettre les pendules à l’heure ? On a les arguments !

 

 

Les 4 idées reçues du climatosceptisme

Ces idées reçues fonctionnent souvent comme des arguments séquentiels : quand l’une tombe, on passe à la suivante. Ça n’existe pas, puis ce n’est pas nous, puis c’est trop tard… Autant connaître les théories climatosceptiques à l’avance !

 

“Il fait froid cet hiver, alors le réchauffement...”

C’est l’argument le plus ancien, et malheureusement, il ne prend pas une ride. 4 % des Français estiment qu’il n’y a pas de changement climatique. Chez les 18-24 ans, ils sont 14 %, soit 8 points de plus qu’en 2024³.

Le malentendu vient d’une confusion entre deux notions qui n’ont rien à voir : la météo et le climat. La météo, “c’est ce qui se passe autour de nous chaque jour”, alors que le climat “est une moyenne des conditions météorologiques sur une longue période, plusieurs décennies”⁴. Un hiver glacial ne contredit donc pas plus le réchauffement qu’une journée de pluie en juillet n’annule l’été. Et sur la durée, les relevés sont formels : la France hexagonale et la Corse affichent +1,9 °C par rapport à l’ère préindustrielle⁵. Pas vraiment un mythe.

 

“Le climat a toujours changé”

C’est vrai, et c’est même ce qui rend l’argument si séduisant (et si facile à démonter !). 28 % des Français pensent que le changement climatique actuel est “un phénomène naturel comme la Terre en a toujours connu”³. Les plus avertis citent volontiers des épisodes célèbres, comme la période chaude médiévale ou le petit âge glaciaire, cette période plus froide qui s’est étalée de 1300 à 1850 environ. La Terre a effectivement connu des glaciations et des périodes chaudes, mais ces variations s’étalaient sur des milliers d’années et les variations plus récentes ne touchaient pas toute la planète en même temps.

C’est ce que montre une étude de l’Université de Berne publiée en 2019 dans la revue Nature, qui a passé au crible 2 000 ans de climat. Le paléoclimatologue Raphael Neukom, qui l’a dirigée, le résume ainsi : “Les pics des variations climatiques de l’ère pré-industrielle se produisaient à différents moments et dans différents endroits du globe. »

Ce qui change aujourd’hui, c’est donc la vitesse et la cause. Côté vitesse, « la température à la surface du globe a augmenté plus rapidement depuis 1970 que sur toute autre période de 50 ans au cours des 2 000 dernières années au moins »⁶. Côté cause, l’accumulation de gaz à effet de serre issus des combustibles fossiles (charbon, pétrole, gaz) est en première ligne, et le rapport du GIEC le confirme : “Il est sans équivoque que l’influence humaine a réchauffé l’atmosphère, l’océan et les terres”⁶.

Ce n’est donc pas la nature qui s’emballe toute seule, mais bien l’activité humaine (on parle d’origine anthropique). Et le mouvement s’accélère : selon Météo-France, le réchauffement dû aux activités humaines progresse de 0,26 °C par décennie, “soit le rythme le plus élevé depuis le début des relevés”⁷.

 

Le saviez-vous ?

La communauté scientifique est si solide sur ce point que les sciences du climat sont désormais au programme du lycée. En terminale, l’Enseignement scientifique consacre un thème entier à “science, climat et société”, où les élèves découvrent comment les modèles mathématiques permettent de faire des projections climatiques⁸.

 

 

“De toute façon, c’est trop tard”

Aaah, le climatofatalisme. C’est peut-être l’idée reçue la plus dangereuse, parce qu’elle nous dédouane de toute action. 18 % des Français estiment qu’”il n’y a rien à faire, on ne pourra plus limiter le changement climatique”³.

Pourtant, le réchauffement ne fonctionne pas comme un interrupteur qu’on éteindrait du jour au lendemain. Ça prend du temps, on le sait. Mais plus on s’y met tôt, et tous ensemble, plus l’effet sera fort.

Surtout, il n’existe pas de date au-delà de laquelle tout serait perdu. Même le fameux seuil de 1,5 °C de l’accord de Paris n’est pas une fatalité : chaque tonne de gaz à effet de serre en moins limite l’ampleur des dégâts, et donc les efforts d’adaptation à venir. Un monde à +1,5 °C et un monde à +2 °C, ce n’est pas du tout la même chose.

Et les Français ne sont pas si résignés : le baromètre relève “une forte demande de politiques publiques pour faire face au changement climatique”³. La loi Climat et résilience de 2021 en est une bonne illustration.

Côté énergie, choisir une électricité verte adossée à des garanties d’origine permet de soutenir la production renouvelable. Ce n’est pas la solution miracle, mais c’est l’un des gestes les plus simples à mettre en place chez soi.

 

“La France fait déjà sa part, c’est la faute des autres”

Oui, comme dans le reste de l’Union européenne, les émissions produites sur le territoire national ont bien baissé. Mais ce chiffre ne raconte qu’une partie de l’histoire, parce qu’il ne compte pas ce que nous importons. Selon le SDES, l’empreinte carbone de la France atteint 563 Mt CO2 éq, “contre 369 Mt CO2 éq, soit 52 % d’émissions en plus en 2024”. Et “les émissions importées représentent 50 % des émissions totales de l’empreinte”⁹.

Notre smartphone, notre jean ou notre téléviseur ont souvent été fabriqués ailleurs, mais ils ont bien été achetés ici. Ces émissions ne disparaissent pas : elles changent simplement de pays dans les statistiques.

Pointer du doigt les autres, c’est un peu comme accuser l’usine de son voisin pour un colis qu’on a soi-même commandé 😅

 

Pourquoi le climatosceptisme résiste-t-il aux faits ?

Une fabrique du doute héritée de l’industrie du tabac

Le climatosceptisme n’est pas toujours spontané. Bien avant le climat, l’industrie du tabac a perfectionné l’art de semer le doute sur ses propres produits. Comme le rappelle le CNRS, “les grands industriels du tabac sont connus pour exploiter cette stratégie”, en créant “des groupes d’influences, d’études et de recherche”¹⁰ aux noms rassurants. Études maison, think tanks, opérations de relations publiques : tout cela demande d’importantes ressources financières, mais l’investissement est rentable, puisque “ces usines à confusion servent principalement à réduire les menaces sur les revenus de leurs créateurs”¹⁰.

Le climat n’a pas échappé à la méthode. Le CNRS évoque même de “faux militants payés par les industries fossiles”¹¹. Ces think tanks et lobbies climatosceptiques n’ont pas besoin de convaincre tout le monde : il leur suffit d’entretenir le doute pour retarder les décisions.

 

En France, de Claude Allègre à l’Académie des sciences

Chez nous, le scepticisme climatique a connu son heure de gloire à la fin des années 2000, porté par des personnalités scientifiques médiatiques comme l’ancien ministre Claude Allègre ou le géophysicien Vincent Courtillot. La controverse a pris une telle ampleur que l’Académie des sciences a organisé un débat avec une centaine de scientifiques, avant de publier en octobre 2010 un rapport qui confirme les conclusions du GIEC¹².

 

Les réseaux sociaux, amplificateurs de doute

Le CNRS s’est penché sur la question dans le cadre du projet Climatoscope. Ses chercheurs ont observé, depuis l’été 2022, “un regain d’activité climatosceptique venant d’environ 10 000 comptes Twitter”. Ils notent aussi que ces comptes réseaux sociaux “relaient 3,5 fois plus de messages ‘toxiques’ que les autres communautés”¹¹, avec une part notable de faux comptes inauthentiques : des robots, ou des personnes payées pour relayer des messages. Et depuis, l’intelligence artificielle générative est passée par là : fausses vidéos et images truquées rendent chaque campagne de désinformation plus crédible que jamais.

Qui se cache derrière ces comptes ? Pas une figure unique, mais une communauté dont la majorité faisait partie “de la sphère antivax”¹¹ et a simplement changé de sujet. La propagande russe n’est pas loin non plus : “60 % de la communauté climato-dénialiste active en 2022 a participé à des campagnes numériques pro-Poutine”¹¹. Leur cible préférée ? Les scientifiques du GIEC, attaqués “pour créer de la polémique et les délégitimer”¹¹.

Heureusement, en face, la riposte s’organise. Le CNRS considère d’ailleurs “que lutter contre cette désinformation fait partie de ses missions”¹³. Il a notamment publié la BD Tout comprendre (ou presque) sur le climat, signée par le blogueur BonPote, la scientifique Anne Brès et l’illustratrice Claire Marc, et préfacée par la climatologue Valérie Masson-Delmotte¹³. Une idée de cadeau pour votre oncle sceptique, non ? 😉

 

Le doute recule quand le climat frappe à la porte

C’est peut-être le chiffre le plus parlant du baromètre. Parmi les Français qui n’ont jamais subi de désordre climatique là où ils vivent, 22 % sont sceptiques. Parmi ceux qui en subissent souvent, ils ne sont plus que 1 %³. Une inondation dans sa rue ou une canicule interminable convainc malheureusement souvent mieux qu’un graphique.

 

Sceptique ou convaincu, votre compteur parle la même langue

Face à un proche climatosceptique, inutile de dégainer vingt chiffres d’affilée. Mieux vaut poser des questions, partir de ce qu’il observe autour de lui et distinguer calmement la météo du climat. Le doute est humain. Il se nourrit de nos peurs et fragilités : peur de devoir changer de mode de vie, de payer plus cher, de ne pas être à la hauteur. Le déni du réchauffement climatique fonctionne souvent comme un mécanisme de défense. Ce qui pose problème, c’est le doute qui sert d’excuse pour ne rien faire.

Et quel que soit son avis sur le climat, chacun a intérêt à mieux consommer son énergie : un kWh économisé, c’est autant de moins sur la facture et dans l’atmosphère. Pour aller un cran plus loin, passer chez un fournisseur d’électricité et de gaz verts comme Ohm Énergie permet de mettre ses convictions (ou ses hésitations) au service de la transition, sans changer ses habitudes du jour au lendemain.

 

Les derniers articles sur l'énergie verte

Suivez OHM Énergie sur les réseaux sociaux

Article à la une

Parlez-nous de votre besoin

Remplissez le formulaire ci-dessous, notre équipe vous recontacte sous 48h ouvrées.

Parlez-nous de votre besoin

Vous préférez un contact direct avec un expert ?
Remplissez le formulaire ci-dessous, notre équipe vous recontacte sous 24h ouvrées.

– Offres à Prix fixe de la part de l’électricité et/ou du gaz :
Ces offres garantissent que les modalités et conditions contractuelles, y compris le prix, demeurent inchangées pendant toute la durée du contrat, en dehors des évolutions :
  • de la fiscalité applicable ;
  • du tarif d’acheminement ;
  • et des composantes du prix ayant pour objet la répercussion sur le consommateur d’obligations réglementaires reposant sur les fournisseurs de gaz naturel et d’électricité non connues ni anticipables lors de la prise d’effet du contrat.
– Offre à prix fixe tout compris :
Les offres de cette typologie disposent d’un prix fixe sur toute la période d’engagement du contrat, sauf pour tenir compte des évolutions de la fiscalité applicable.
– Offre indexé sur le TRVE
Dans ces offres l’ensemble du prix (abonnement et consommation) suivent les mêmes variations que l’option du TRVE utilisée comme référence, pour chacun des postes saisonniers de l’option. Le TRVE évolue en février et en août chaque année.
– Offre indexé sur le PRVG
Dans ces offres l’ensemble du prix (abonnement et consommation) suivent les mêmes variations que l’option du PRVG utilisée comme référence. Le PRVG évolue tous les mois.
– Offre indexé sur des références de prix du marché
Le prix varie selon des indices de marché librement accessibles comme la référence de coûts d’approvisionnement du gaz, le prix de gros du gaz (Point d’Echange Gaz ou PEG, Title Transfert Facility ou TTF) ou les indices INSEE. Le fournisseur doit préciser la fréquence des évolutions tarifaires. Pour de telles offres, l’indexation peut concerner une partie du prix (uniquement l’abonnement, ou bien seule la part énergie) ; pour autant, les conditions d’évolution de l’ensemble du prix doivent être explicitées par le fournisseur.
– Offre à tarification dynamique
Les prix reflètent les variations en temps réel des marchés de l’énergie. Le fournisseur s’engage à préciser la fréquence exacte d’évolution des prix au consommateur lors de la souscription de l’offre. Ces offres sont destinées aux consommateurs qui peuvent déplacer un certain nombre de leurs consommations et sont donc ouverts à la variabilité du prix de leur énergie.
– Autres offres (prix variables)
Cette catégorie regroupe les offres ne correspondant à aucune des précédentes. Elle inclut notamment les offres dont le fournisseur peut librement modifier le prix une ou plusieurs fois par an ou dont l’engagement sur le prix est inférieur à 12 mois.