Opération de maintenance : votre Espace Client est temporairement indisponible. Nous vous invitons à vous reconnecter ultérieurement.

Déphasage thermique : comment protéger sa maison de la chaleur ?

Le thermostat s’emballe et vous, vous redoublez d’efforts pour éviter de cuire façon « saumon à l’étouffée » dans votre logement. Volets fermés, fenêtres grandes ouvertes à l’aube, ventilateur en renfort… mais malgré ça, rien à faire : ça surchauffe ! Et si le problème venait aussi de votre isolation ? En été, il ne suffit pas de freiner le passage de la chaleur. Il faut surtout retarder son arrivée à l’intérieur du logement. C’est tout l’intérêt du déphasage thermique, un critère à regarder de près lorsqu’on envisage des travaux pour améliorer son confort pendant les fortes chaleurs. On vous dit tout…

Sommaire

À retenir 

  • Le déphasage thermique correspond au temps que met la chaleur extérieure à traverser une paroi et dépend notamment de l’épaisseur, de la densité, de la capacité thermique massique et de la conductivité de l’isolant.
  • Pour mieux résister aux fortes chaleurs, un déphasage de 10 à 12 heures peut être intéressant, les isolants biosourcés comme la fibre de bois, la ouate de cellulose ou le liège offrant généralement les meilleures performances.
  • Le confort d’été repose aussi sur l’ensemble du logement : protections solaires, ventilation lorsque l’air extérieur refroidit, continuité de l’isolation et accompagnement par un professionnel RGE.

Le déphasage thermique, c’est quoi exactement ?

Imaginez votre toiture en plein soleil à 14 heures : elle chauffe, puis transmet progressivement cette chaleur aux différents matériaux qui la composent avant qu’elle n’atteigne les pièces situées juste en dessous. Le déphasage thermique, c’est le temps nécessaire pour que cette variation de température extérieure se manifeste à l’intérieur du logement. Et quelques heures, ça peut faire une vraie différence !

Pour y voir plus clair, prenons un exemple : pour 240 mm d’épaisseur, une laine de verre présente un déphasage d’environ 4 heures, contre environ 10 heures pour une fibre de bois¹.

Alors, qu’est-ce que ça signifie concrètement ? Eh bien, avec la laine de verre, la chaleur accumulée en début d’après-midi risque donc d’arriver dans votre chambre alors qu’il fait encore très chaud dehors. Avec le second, elle sera retardée jusqu’en soirée, voire dans la nuit : exactement le moment où l’on peut commencer à ventiler pour la faire ressortir.

C’est précisément pour cette raison que le déphasage constitue un critère incontournable à vérifier lorsqu’on choisit son isolation thermique.

Déphasage, inertie thermique et capacité thermique massique : quelle différence ?

Promis, pas besoin de ressortir votre manuel de physique de terminale (à moins que vous en ayez VRAIMENT envie) !

L’inertie thermique désigne la capacité des matériaux du bâtiment (murs, sols, cloisons) à emmagasiner de la chaleur ou de la fraîcheur, puis à la restituer progressivement.

La capacité thermique massique mesure quant à elle la quantité de chaleur qu’un matériau peut stocker par rapport à son poids. Plus elle est élevée, plus le matériau peut absorber de chaleur avant de monter rapidement en température.

Le déphasage dépend donc de plusieurs paramètres :

  • L’épaisseur du matériau ;
  • Sa densité ;
  • Sa capacité thermique massique ;
  • Sa conductivité thermique.

Autrement dit, 20 cm d’un isolant ne se comportent pas forcément comme 20 cm d’un autre lorsque le soleil tape sur la toiture (dit comme ça, ça peut sembler évident, mais il est bon de le rappeler).

Réduisez vos factures d'électricité sans effort !
Chrono5 min chrono !
Sans engagement !

Pourquoi le déphasage est-il particulièrement important sous les combles ?

De ce côté-là, pas de surprise : le dernier étage est rarement le spot idéal pour passer une période de canicule sous les meilleurs auspices.

La toiture reçoit directement le rayonnement solaire pendant plusieurs heures et les pièces aménagées dessous peuvent rapidement monter en température. Dans une maison construite avant 1974, le toit représente en moyenne 9 % des pertes de chaleur en hiver². Une bonne isolation des combles permet donc de limiter les besoins de chauffage, mais aussi d’améliorer le confort dans les pièces situées sous la toiture.

En été, une isolation performante réduit d’abord très largement la quantité de chaleur qui traverse la toiture. Sur un rampant de 50 m², une paroi non (ou mal) isolée peut transmettre plus de 3 000 W vers l’intérieur, contre environ 100 W lorsqu’elle est correctement isolée¹.

Le déphasage intervient ensuite sur la chaleur qui parvient malgré tout à franchir cette barrière : son rôle est de retarder le moment où elle arrive dans le logement.

Quel déphasage thermique viser pour mieux supporter la chaleur ?

Tous les isolants ne se valent pas lorsqu’il s’agit de retarder l’arrivée de la chaleur. Dans les régions particulièrement chaudes, il peut être intéressant de viser un isolant qui présente entre 10 et 12 heures de déphasage³. Pour environ 20 cm d’isolant, voici quelques valeurs indicatives³ :

IsolantDéphasage thermique indicatif

*

Panneaux de bois

15 h

Panneaux de liège

13 h

Ouate de cellulose

10 h

Laine de bois

7 h

Laine de chanvre

7 h

Laine de roche

6 h

Polyuréthane

6 h

Laine de verre

4 h

Polystyrène expansé

4 h

*Ces chiffres restent indicatifs : la densité, l’épaisseur et les caractéristiques précises du produit modifient ses performances.

On le voit, les matériaux biosourcés comme la fibre de bois, la ouate de cellulose ou le liège expansé tirent souvent leur épingle du jeu lorsqu’on cherche à améliorer le confort d’été².

Cela ne veut pas dire qu’il suffit de choisir celui qui affiche le plus grand nombre d’heures. Le bon isolant dépend aussi de la configuration du logement, de l’épaisseur disponible, de l’exposition ou encore des conditions d’humidité.

Et côté réglementation, pas de chiffre couperet : il n’existe aucune valeur minimale de déphasage imposée par la RE2020⁴. Le niveau pertinent dépend donc bien du bâtiment dans son ensemble.c

Comment améliorer le confort d’été au-delà du choix de l’isolant ?

Si le déphasage thermique reste le b.a.-ba de l’isolation face à la chaleur, ce n’est pas non plus le Chuck Norris de la canicule ! Pour éviter que la maison surchauffe, le mieux, c’est encore d’adopter quelques réflexes élémentaires : 

  • Protéger les fenêtres du soleil : volets, stores extérieurs, brise-soleil ou végétation permettent de limiter les apports solaires avant même qu’ils ne pénètrent dans le logement.
  • Ventiler lorsque l’air extérieur refroidit : aérer à 16 heures par 35 °C n’aidera pas beaucoup votre cause. En revanche, lorsque la température extérieure devient inférieure à celle du logement, la ventilation permet d’évacuer une partie de la chaleur accumulée pendant la journée.
  • Traiter le logement dans son ensemble : ponts thermiques, défauts d’étanchéité ou isolation discontinue… Voilà des facteurs qui peuvent réduire les bénéfices des travaux. L’ADEME recommande donc une approche globale et insiste notamment sur la continuité de l’isolation entre le toit, les murs, les fenêtres et les sols². C’est aussi utile pour réduire plus largement la perte d’énergie dans une maison.

Avant de refaire son isolation, mieux vaut se faire accompagner

Choisir une isolation dépend de nombreux paramètres : matériau, épaisseur, humidité, configuration de la toiture… Pour éviter les mauvaises surprises, mieux vaut faire appel à un professionnel RGE, qui pourra vous orienter vers la solution la plus adaptée.

Vous pouvez aussi découvrir les possibilités d’accompagnement pour vos rénovations énergétiques.

Et une fois votre logement bien isolé, autant aller au bout de la logique avec une offre d’énergie à prix tout doux.

Petits prix : allégez votre facture d'électricité
Chrono5 min chrono !
Sans engagement !

¹Tout sur l’Isolation – Déphasage thermique des isolants : tout ce qu’il faut savoir.
²ADEME – Comment isoler sa maison ?
³ENGIE – Comprendre le déphasage thermique pour bien choisir vos matériaux d’isolation.
⁴Kbane – On vous dit tout sur le déphasage thermique d’un isolant.

Les derniers articles sur la rénovation énergétique

Suivez OHM Énergie sur les réseaux sociaux

Article à la une

Parlez-nous de votre besoin

Remplissez le formulaire ci-dessous, notre équipe vous recontacte sous 48h ouvrées.

Parlez-nous de votre besoin

Vous préférez un contact direct avec un expert ?
Remplissez le formulaire ci-dessous, notre équipe vous recontacte sous 24h ouvrées.

– Offres à Prix fixe de la part de l’électricité et/ou du gaz :
Ces offres garantissent que les modalités et conditions contractuelles, y compris le prix, demeurent inchangées pendant toute la durée du contrat, en dehors des évolutions :
  • de la fiscalité applicable ;
  • du tarif d’acheminement ;
  • et des composantes du prix ayant pour objet la répercussion sur le consommateur d’obligations réglementaires reposant sur les fournisseurs de gaz naturel et d’électricité non connues ni anticipables lors de la prise d’effet du contrat.
– Offre à prix fixe tout compris :
Les offres de cette typologie disposent d’un prix fixe sur toute la période d’engagement du contrat, sauf pour tenir compte des évolutions de la fiscalité applicable.
– Offre indexé sur le TRVE
Dans ces offres l’ensemble du prix (abonnement et consommation) suivent les mêmes variations que l’option du TRVE utilisée comme référence, pour chacun des postes saisonniers de l’option. Le TRVE évolue en février et en août chaque année.
– Offre indexé sur le PRVG
Dans ces offres l’ensemble du prix (abonnement et consommation) suivent les mêmes variations que l’option du PRVG utilisée comme référence. Le PRVG évolue tous les mois.
– Offre indexé sur des références de prix du marché
Le prix varie selon des indices de marché librement accessibles comme la référence de coûts d’approvisionnement du gaz, le prix de gros du gaz (Point d’Echange Gaz ou PEG, Title Transfert Facility ou TTF) ou les indices INSEE. Le fournisseur doit préciser la fréquence des évolutions tarifaires. Pour de telles offres, l’indexation peut concerner une partie du prix (uniquement l’abonnement, ou bien seule la part énergie) ; pour autant, les conditions d’évolution de l’ensemble du prix doivent être explicitées par le fournisseur.
– Offre à tarification dynamique
Les prix reflètent les variations en temps réel des marchés de l’énergie. Le fournisseur s’engage à préciser la fréquence exacte d’évolution des prix au consommateur lors de la souscription de l’offre. Ces offres sont destinées aux consommateurs qui peuvent déplacer un certain nombre de leurs consommations et sont donc ouverts à la variabilité du prix de leur énergie.
– Autres offres (prix variables)
Cette catégorie regroupe les offres ne correspondant à aucune des précédentes. Elle inclut notamment les offres dont le fournisseur peut librement modifier le prix une ou plusieurs fois par an ou dont l’engagement sur le prix est inférieur à 12 mois.