L'énergie géothermique : une solution exploitable pour se chauffer

À chaque élément son mode de production d’énergie. Eh oui, pour l’air, l’éolien, pour l’eau, l’hydraulique, pour le feu, le solaire (on aurait pu dire le charbon, mais on s’en passerait bien) et enfin, pour la terre… La géothermie ! Si elle n’est pas aujourd’hui la source d’énergie renouvelable la plus répandue, elle n’en reste pas moins ultra-efficace et en voie de développement. Alors, pour être incollable sur le sujet, un petit point s’impose. Et qui sait, vous pourriez bien être séduit par le potentiel qui se cache sous vos pieds ?!

Sommaire

📖  Résumé : 

  • La géothermie consiste à exploiter la chaleur naturelle du sous-sol pour chauffer les logements, produire de l’eau chaude et, plus rarement, de l’électricité, avec une production d’environ 2,1 TWh par an en France, principalement sous forme de chaleur.
  • Grâce aux pompes à chaleur géothermiques, au coefficient de performance (COP) souvent autour de 5, le coût de chauffage peut descendre à environ 5,5 € par m² et par an, soit deux à trois fois moins que le gaz ou le tout électrique.
  • Malgré un coût d’installation élevé (14 000 à 33 000 €), la géothermie peut devenir rentable sur le long terme grâce aux aides de l’État en 2026 et à des économies pouvant atteindre 8 000 à 30 000 € sur 15 à 20 ans.

Qu'est-ce que la géothermie ?

Pour faire simple, la géothermie consiste à récupérer la chaleur de la Terre – stockée dans le sous-sol et dans les nappes d’eau souterraines – de façon à chauffer des bâtiments, produire de l’eau chaude ou encore, parfois, de l’électricité.

Quid de la géothermie en France ?

En France, la géothermie produit environ 2,1 TWh d’énergie par an, presque uniquement sous forme de chaleur. Elle est surtout utilisée dans le bassin parisien, le bassin aquitain et en Alsace, grâce à des réservoirs d’eau chaude situés en profondeur.

La production d’électricité reste marginale et se concentre principalement en Guadeloupe, où la chaleur volcanique est exploitée¹.

La différence entre géothermie profonde et de surface

  • La géothermie profonde, c’est la version musclée, puisqu’elle se frotte à une chaleur très instense. Mais pour être plus précis, nous allons parler de « géothermie profonde à haute température ». Celle-ci exploite des ressources très chaudes, au-delà de 150 °C, situées à plusieurs kilomètres de profondeur. À ce niveau de chaleur, si vous n’avez pas loupé vos cours de SVT, vous savez que l’eau peut produire de la vapeur. C’est ce phénomène qui permet de générer de l’électricité. Elle peut aussi alimenter des réseaux de chaleur. C’est une géothermie lourde, très technique, réservée à quelques zones bien précises, souvent liées à un contexte géologique favorable.
  • La géothermie profonde basse énergie, quant à elle, va chercher des nappes d’eau souterraines moins chaudes, entre 30 et 150 °C, généralement à des profondeurs plus modestes. La température n’est pas suffisante pour produire de l’électricité, mais elle est idéale pour le chauffage urbain ou l’eau chaude sanitaire, via des réseaux de chaleur. C’est cette forme qui chauffe aujourd’hui des centaines de milliers de logements en France, notamment dans le bassin parisien.
  • La géothermie de surface, enfin, joue la carte de la proximité. Elle permet d’exploiter la température stable du sol, à quelques mètres de profondeur, grâce à des capteurs enterrés et une pompe à chaleur. Elle sert à chauffer, rafraîchir et produire de l’eau chaude pour les bâtiments, mais pas à faire de l’électricité. C’est la plus répandue, notamment pour les maisons individuelles. Selon l’Observatoire de la Géothermie de surface, il existerait aujourd’hui plus de 30 000 installations de ce genre en France².

En somme, plus on creuse profond, plus c’est chaud et plus les usages sont industriels. Plus on reste près de la surface, plus c’est simple, diffus… et domestique.

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Pourquoi parle-t-on d'énergie inépuisable ?

La géothermie est une énergie inépuisable, avant tout parce qu’elle repose sur la chaleur naturelle de la Terre, une chaleur qui se reconstitue dans le temps lorsque les installations sont correctement dimensionnées et encadrées. On ne consomme pas la ressource, on l’utilise.

Par ailleurs, la pompe à chaleur (PAC) géothermique joue un rôle clé dans ce modèle. Elle fonctionne sans combustion et dans un circuit fermé, ce qui limite largement les risques de pollution chimique. Résultat, les émissions de gaz à effet de serre sont très faibles : environ 0,045 kg de CO₂ par kWh pour une centrale géothermique, contre 0,418 kg pour une centrale à gaz³.

À cela s’ajoute le fait que la géothermie est une énergie locale, disponible presque partout, sans transport, et indépendante des conditions météorologiques (contrairement au solaire ou à l’éolien). Elle fournit une énergie stable, 24 h/24 et toute l’année, ce qui explique qu’on la considère comme l’une des sources renouvelables les plus durables.

Fonctionnement : comment chauffer sa maison avec la terre ?

Vous le savez désormais, le sous-sol conserve une température stable toute l’année. De là à se dire qu’il est possible de chauffer sa maison grâce à ce principe, il n’y a qu’un pas… Ah, mais attendez, on nous dit dans l’oreillette que c’est déjà le cas de milliers de foyers ! En effet, la pompe à chaleur géothermique (PAC) est capable de capter cette chaleur naturelle pour la transférer à l’intérieur du logement.

Concrètement, des capteurs enterrés ou des forages prélèvent la chaleur du sol ou de l’eau d’une nappe souterraine. Cette énergie est ensuite amplifiée par la pompe à chaleur, qui fonctionne comme un réfrigérateur à l’envers, pour alimenter le chauffage et parfois l’eau chaude sanitaire. Grâce à ce système bien huilé, toute la maisonnée peut bénéficier d’une chaleur constante, sans besoin d’appoint, même en plein hiver.

Il existe quatre grands types de PAC géothermiques, selon la source de chaleur et le mode de diffusion :

  • Sol/sol, idéale avec un plancher chauffant ;
  • Sol/eau, pour alimenter un circuit de radiateurs ou un plancher,
  • Eau/eau, qui puise la chaleur directement dans une nappe phréatique,
  • Eau glycolée/eau, utilisant un fluide intermédiaire pour capter la chaleur du sol⁴.

Le choix du système dépend surtout du logement. Avec un chauffage central existant, la géothermie s’intègre facilement au réseau d’eau chaude. En construction neuve ou en rénovation lourde, elle donne le meilleur d’elle-même avec un plancher chauffant.

Côté performance, la géothermie fait fort. Les PAC géothermiques affichent souvent un coefficient de performance (COP) autour de 5, voire plus. Autrement dit, pour 1 kWh d’électricité consommé, jusqu’à 5 kWh de chaleur sont restitués⁵. Rien que ça !

Les 3 techniques de captage pour les particuliers

Se lancer dans la géothermie en tant que particulier n’est pas une mince affaire (même si ça peut rapporter gros). Alors au préalable, mieux vaut être fixé quant à la technique de captage de la chaleur terrestre la plus appropriée à ses besoins. En la matière, vous pouvez opter pour : 

  • Le captage horizontal ;
  • Le captage vertical ;
  • Le captage eau/eau ou aquathermie.

Le captage horizontal : idéal pour les grands jardins

Le captage horizontal consiste à enterrer un réseau de tubes à faible profondeur, en général autour de 60 à 80 cm. Ces capteurs récupèrent les calories stockées dans les premières couches du sol, où la température reste relativement stable toute l’année.

Cette solution est particulièrement adaptée aux terrains spacieux, car la surface nécessaire représente environ une fois et demie à deux fois celle du logement à chauffer. Elle a l’avantage d’être plus économique à l’installation, avec de bonnes performances, à condition de disposer de suffisamment d’espace et d’éviter toute construction ou plantation profonde au-dessus des capteurs. Comptez un COP moyen de 3,5⁶.

C’est quoi le COP ?

Le COP, pour coefficient de performance, mesure l’efficacité d’une pompe à chaleur. Il indique le rapport entre l’énergie consommée et la chaleur produite.

Concrètement, un COP de 4 signifie que pour 1 kWh d’électricité utilisée, la pompe à chaleur restitue 4 kWh de chaleur dans le logement. Plus le COP est élevé, plus le système est performant et économe.

Le captage vertical (sondes) : pour les petits terrains

Votre jardin n’est pas la replique exacte des extérieurs du château de Versailles ? Pas d’inquiétude ! Le captage vertical repose sur des sondes géothermiques forées en profondeur, parfois jusqu’à une centaine de mètres. La chaleur est prélevée plus loin sous terre, là où la température est encore plus stable qu’en surface. Le point bonus, c’est donc que ce dispositif nécessite très peu d’emprise au sol. L’installation est plus technique et plus coûteuse, mais elle offre en contrepartie un excellent rendement et une grande régularité de performance tout au long de l’année, avec un COP moyen de 4⁶.

L'aquathermie (sur nappe phréatique) : la plus performante

L’aquathermie, aussi appelée géothermie eau/eau, consiste à puiser directement la chaleur dans une nappe phréatique grâce à un puits de captage et un puits de rejet. L’eau souterraine, dont la température est très stable, constitue une source de chaleur particulièrement efficace.

Le hic ? L’entreprise reste conditionnée à la présence d’une nappe accessible et nécessite son lot d’autorisations réglementaires spécifiques. En contrepartie, vous pourrez compter sur un COP moyen de 4,2⁶.

Finalement, le choix de votre PAC dépend surtout de la surface du terrain, de la nature du sous-sol et du budget.

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Rendement et rentabilité : est-ce un bon investissement ?

Sur le papier, la géothermie coche beaucoup de cases. La chaleur est gratuite, stable toute l’année et disponible sous la maison. En pratique, une pompe à chaleur géothermique consomme tout de même de l’électricité pour fonctionner, mais en quantité limitée grâce à son excellent rendement.

Tout se joue sur le coefficient de performance (COP). Plus il est élevé, plus la chaleur produite est importante par rapport à l’électricité consommée. En géothermie, un COP d’au moins 4 est généralement recommandé, et il est souvent dépassé sur les installations bien conçues. Résultat, le coût annuel de chauffage est estimé autour de 5,5 € par m², soit deux à trois fois moins que le gaz ou le tout électrique⁷.

Énergie (chauffage)

Prix énergie (€/kWh)

Conso annuelle retenue

Coût annuel estimé

Coût au m²/an⁸

Gaz

0,09983

7 200 kWh

718,78 €

11,98 €

Tout électrique (radiateurs)

0,1952

7 200 kWh

1 405,44 €

23,42 €

Géothermie (PAC COP 4)

0,1952

1 800 kWh

351,36 €

5,86 €

Sur la durée, l’écart devient significatif. Une pompe à chaleur a une durée de vie de 15 à 20 ans. Pour une maison de 100 m², les économies peuvent atteindre 8 000 à 30 000 € sur cette période. Pour un logement de 65 m², on parle plutôt de 5 200 à 19 500 €⁷.

Reste la question du coût d’installation, plus élevé que pour un système classique. Selon les aides financières obtenues, les frais d’entretien et les caractéristiques du logement, la rentabilité peut être atteinte plus ou moins rapidement. Isolation, exposition, nombre d’occupants, nature du sol ou qualité de l’installation jouent un rôle clé.

À lire aussi : Isolation thermique : économies d’énergie garanties !

Si on résume, la géothermie est un investissement de long terme. Elle demande un effort au départ, mais elle offre en retour des factures allégées, une grande stabilité des coûts et un confort thermique difficile à battre.

💡 Pour rappel, la PAC géothermique nécessite tout de même de l’électricité pour fonctionner. La bonne nouvelle, c’est que si vous voulez économiser encore plus, vous pouvez l’associer à une offre d’électricité ultra-économique, comme celle d’Ohm Énergie. Eh oui, nos contrats figurent toujours parmi les moins cher du marché ! Alors, ça vous tente ?!

Prix et Aides de l'État en 2026

À ce stade, vous vous demandez sans doute : combien ça coûte une PAC géothermique et quelles aides existent pour alléger la facture ? En 2026, l’État continue d’encourager les solutions de chauffage renouvelables, avec plusieurs dispositifs financiers qui peuvent faire une vraie différence !

Coût moyen d'une installation clé en main

Pour une PAC géothermique, il faut compter en moyenne entre 14 000 et 33 000 € installation comprise, hors aides financières. Des écarts de prix qui s’expliquent principalement par :

  • Le type de captage (horizontal, vertical, corbeilles ou nappe phréatique) ;
  • La présence ou non de l’eau chaude sanitaire ;
  • La complexité des travaux (forage, terrassement, etc.) ;
  • Les équipements associés (ballon tampon, plancher chauffant, rafraîchissement).

Dans le détail, voici ce que ça donne⁹ : 

Type de PAC géothermique

Chauffage seul (installation comprise)

Chauffage + eau chaude sanitaire (installation comprise)

PAC eau glycolée-eau avec captage horizontal

14 000 à 23 000 €

16 000 à 26 000 €

PAC eau glycolée-eau avec captage vertical

17 000 à 26 000 €

19 000 à 29 000 €

Corbeilles géothermiques

17 000 à 30 000 €

19 000 à 33 000 €

PAC eau-eau sur eau souterraine

16 000 à 25 000 €

18 000 à 28 000 €

Bien entendu, ces montants sont indicatifs. Pour obtenir un prix précis pour votre pompe à chaleur, il est recommandé de demander des devis auprès de professionnels qualifiés.

Les aides pour une PAC géothermique

Si vous songez à vous lancer dans l’aventure « PAC géothermique », vous devriez être soulagé d’apprendre que ce projet ouvre droit à plusieurs aides, parfois cumulables. Parmi les principaux dispositifs, on compte : 

  • MaPrimeRénov’ : c’est l’aide phare de l’État. MaPrimeRénov’ est attribuée sous conditions de ressources et peut financer une part importante de l’installation d’une PAC géothermique. Les ménages très modestes, modestes et intermédiaires sont éligibles, avec des montants pouvant aller jusqu’à 11 000 €. Les ménages aux revenus les plus élevés n’y ont en revanche pas accès pour ce type d’équipement.
  • Les primes énergie (CEE) : les Certificats d’Économies d’Énergie sont des coups de pouce proposés par certains fournisseurs d’énergie notamment, sous forme de primes. Leur montant varie selon le projet et la situation. La condition clé reste de faire appel à un artisan RGE.
  • La TVA à taux réduit : l’installation d’une PAC géothermique bénéficie d’une TVA à 5,5 %, appliquée directement sur le devis, matériel et main-d’œuvre compris, si les travaux sont réalisés par un professionnel qualifié.
  • L’éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ) : il permet de financer le reste à charge sans payer d’intérêts. Jusqu’à 15 000 € pour une PAC seule, et davantage si le projet s’inscrit dans une rénovation globale.
  • Les autres aides possibles : selon votre situation, vous pouvez aussi mobiliser le prêt avance mutation, ou encore des aides locales proposées par certaines régions, départements ou communes. N’hésitez pas à vous renseigner avant d’amorcer votre projet.

Peut-on cumuler les aides pour une PAC géothermique ?

Oui, plusieurs aides peuvent être cumulées, ce qui permet de réduire fortement le reste à charge. Attention toutefois, le cumul est plafonné en fonction du niveau de revenus du ménage.

En 2026, le montant total des aides ne peut pas dépasser :

  • 80 % du coût total des travaux pour les ménages à revenus très modestes,
  • 80 % pour les ménages à revenus modestes,
  • 60 % pour les ménages à revenus intermédiaires,
  • 40 % pour les ménages à revenus supérieurs¹⁰.

Ces plafonds évitent les effets d’aubaine, mais laissent malgré tout une marge importante pour financer un projet de géothermie, surtout lorsqu’il s’inscrit dans une rénovation globale bien pensée.

Avantages et Inconvénients

Si la PAC géothermique présente un paquet de bons points, elle n’en reste pas moins un projet colossal pour certains ménages. Chez Ohm Énergie, nous avons à coeur de jour la transparence toute l’année (y compris sur nos offres d’énergie 😉), alors voici un petit résumé des « + » et des « – » de ce dispositif : 

Avantages

Inconvénients

Très haut rendement et performance stable toute l’année

Coût d’installation élevé

Faibles factures de chauffage sur le long terme

Travaux lourds possibles (forage, terrassement)

Énergie renouvelable, locale et peu émettrice de CO₂

Tous les terrains ne sont pas compatibles

Peu sensible aux conditions climatiques

Étude de sol souvent nécessaire

Longue durée de vie des équipements enterrés

Rentabilité surtout intéressante sur le long terme

Confort thermique constant

Peu adaptée aux petits logements ou projets à court terme

Grosso modo, parmi les différents types de chauffages, la PAC géothermique est une solution très performante, mais qui demande un budget initial et des conditions techniques adaptées. Lorsqu’elle est bien dimensionnée, c’est l’un des systèmes de chauffage les plus efficaces et durables. Alors, maintenant que vous êtes au point, c’est à vous de voir.

Encore plus d’économies !

Consommer une énergie renouvelable, c’est bien. Mais maîtriser ses consos au quotidien, c’est encore mieux ! Vous avez déjà entendu parler du thermostat connecté ? Un petit outil qui vous permet d’avoir la main en temps réel sur vos équipements de chauffages. Résultat, jusqu’à 15 % d’économies par an. La bonne nouvelle, c’est qu’avec Ohm Énergie, c’est gratuit. Pour en savoir plus, contactez-vous au ☎️ 09 70 70 21 25.

¹Service des données et études statistiques (SDES) – Chiffres clés des énergies renouvelables – Géothermie
²Association Française des Professionnels de la Géothermie (AFPG) – Étude de filière géothermie 2025
³ADEME – Base Carbone v23.9
ADEME – Pompe à chaleur : fonctionnement et usages
Les Énergies Renouvelables – Fonctionnement d’une pompe à chaleur géothermique
Géothermique Normandie – Les différents types de géothermie
TF1 Info – Quelle rentabilité pour une pompe à chaleur géothermique ?
⁸Calculs internes basés sur un besoin moyen de chauffage de 120 kWh/m²/an pour un logement de 60 m², avec le prix repère du gaz naturel (CRE) et le Tarif Bleu d’EDF en vigueur en janvier 2026, et une PAC géothermique avec un COP de 4
Sonergia – Prix d’une pompe à chaleur eau/eau : quel budget ?
¹⁰Effy – Aides financières pour une pompe à chaleur géothermique

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