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Pourquoi le prix de l'électricité augmente en 2026 ? Le décryptage de la fin de l'ARENH

En 2025, de nombreux observateurs catastrophistes annonçaient une forte hausse des prix de l’électricité en 2026, façon « bug de l’an 2000 ». En cause ? La disparition de l’ARENH. Pourtant, au printemps 2026, force est de constater que les factures des particuliers n’ont pas subi l’explosion redoutée.

Alors, que s’est-il réellement passé ? Pourquoi continue-t-on à parler d’augmentation de l’électricité en 2026 alors que les tarifs réglementés sont restés globalement stables ? Faut-il encore s’attendre au pire cette année ? Décryptage.

Sommaire

À retenir 

  • La fin de l’ARENH au 1er janvier 2026 a marqué la disparition du prix régulé de 42 €/MWh au profit d’un système davantage lié aux marchés de gros, mais la forte hausse redoutée ne s’est finalement pas produite.
  • Malgré quelques évolutions de taxes et contributions, les tarifs réglementés ont légèrement baissé de 0,83 % au 1er février 2026, soit environ 10 € d’économies annuelles pour un foyer consommant 4,5 MWh.
  • Les prix de l’électricité restent toutefois variables selon l’offre, le fournisseur et le profil de consommation, ce qui rend la comparaison régulière des contrats particulièrement utile

L'ARENH, c'était quoi exactement ?

Si la fin de l’ARENH fait autant parler d’elle, c’est parce que ce mécanisme a longtemps constitué l’un des piliers du marché français de l’électricité.

Mis en place en 2011, l’Accès Régulé à l’Électricité Nucléaire Historique (ARENH) permettait aux fournisseurs alternatifs d’acheter une partie de la production nucléaire d’EDF à un tarif fixé par l’État (42 €/MWh).

L’objectif ? Permettre à tous les fournisseurs de bénéficier de l’avantage compétitif du parc nucléaire français et favoriser la concurrence sur le marché de l’électricité.

Pendant plus d’une décennie, ce dispositif a joué un rôle d’amortisseur face aux variations parfois brutales des prix observés sur les marchés européens.

💡 Pour aller plus loin et comprendre son fonctionnement, vous pouvez aussi consulter notre dossier complet consacré à l’ARENH.

Pourquoi l'ARENH a-t-il pris fin au 1er janvier 2026 ?

L’ARENH avait été conçu comme un dispositif transitoire. Avec le temps, plusieurs critiques sont apparues, notamment du côté du fournisseur historique EDF (le « pourvoyeur d’électricité nucléaire » en titre) :

  • Un prix fixé à 42 €/MWh devenu progressivement déconnecté des coûts réels du nucléaire ;
  • Des volumes limités qui ne couvraient pas toujours les besoins des fournisseurs ;
  • Des mécanismes de compensation devenus complexes ;
  • Une difficulté croissante à faire cohabiter prix régulé et fonctionnement du marché européen.

Le gouvernement, EDF et les autorités de régulation ont donc choisi de faire évoluer le système, de façon à se conformer au droit européen. Depuis le 1er janvier 2026, l’approvisionnement pris en compte dans le calcul du Tarif Réglementé de Vente (TRV) repose désormais entièrement sur une méthodologie liée aux marchés de gros, conformément au nouveau cadre de régulation mis en place après la disparition de l’ARENH¹.

En clair, le prix de référence n’est plus partiellement adossé à un volume nucléaire acheté à 42 €/MWh, mais davantage aux prix observés sur les marchés européens de l’électricité.

Pourquoi une forte hausse était-elle redoutée ?

Forcément, qui dit changement dit aussi craintes. Alors, logiquement, fin 2025, de nombreux analystes prévoyaient une augmentation significative des factures des Français.

Il faut dire que pendant les années de crise énergétique (2021-2023), les marchés de gros avaient atteint des niveaux extrêmement élevés. Beaucoup craignaient donc qu’un système davantage exposé aux prix de marché entraîne mécaniquement une hausse des tarifs pour les particuliers. Grosso modo

  1. Fin d’un prix régulé à 42 €/MWh ;
  2. Bascule vers les marchés ;
  3. Hausse de la facture.

Sauf qu’un paramètre majeur a changé entre-temps : les prix de gros de l’électricité ont nettement reculé par rapport aux sommets observés en 2022 et 2023.

C’est ce qui explique pourquoi les scénarios les plus pessimistes ne se sont finalement pas matérialisés début 2026.

Alors, le prix de l'électricité a-t-il augmenté en 2026 ?

La réponse est oui et non (on ne vous facilite décidément pas la tâche !).

Oui, parce que plusieurs composantes de la facture ont évolué.

Non, parce que le résultat est resté relativement stable pour la majorité des consommateurs.

Au 1er février 2026, la CRE a proposé une légère baisse moyenne des tarifs réglementés de 0,83 %,². Pour un foyer qui consomme environ 4,5 MWh par an, cela représente une économie d’une dizaine d’euros sur l’année².

Autrement dit, contrairement aux craintes exprimées quelques mois auparavant, le Tarif Réglementé n’a pas connu de hausse généralisée.

En somme, voici les différentes évolutions du prix de l’électricité au Tarif Bleu d’EDF (TRVe), entre août 2025 et février 2026, lors de sa dernière évolution : 

Puissance

Août 2025 Abonnement annuel TTC

Février 2026 Abonnement annuel TTC

Évolution abonnement

Août 2025 Prix du kWh TTC

Février 2026 Prix du kWh TTC

Évolution kWh

3 kVA

140,76 €

144,36 €

+2,56 %

0,1952 €

0,1940 €

-0,61 %

6 kVA

185,64 €

187,80 €

+1,16 %

0,1952 €

0,1940 €

-0,61 %

9 kVA

232,68 €

234,72 €

+0,88 %

0,1952 €

0,1927 €

-1,28 %

12 kVA

279,84 €

279,84 €

0,00 %

0,1952 €

0,1927 €

-1,28 %

15 kVA

324,72 €

322,08 €

-0,81 %

0,1952 €

0,1927 €

-1,28 %

18 kVA

369,12 €

365,88 €

-0,88 %

0,1952 €

0,1927 €

-1,28 %

24 kVA

465,48 €

458,88 €

-1,42 %

0,1952 €

0,1927 €

-1,28 %

30 kVA

557,28 €

544,44 €

-2,30 %

0,1952 €

0,1927 €

-1,28 %

36 kVA

651,48 €

630,48 €

-3,22 %

0,1952 €

0,1927 €

-1,28 %

Pourquoi les tarifs sont-ils restés stables malgré la fin de l'ARENH ?

Plusieurs mécanismes se sont compensés.

La baisse des prix sur les marchés de gros

Le premier facteur, c’est la détente des marchés européens.

Le coût d’approvisionnement pris en compte dans le calcul des tarifs a diminué par rapport à 2025 grâce à la baisse des prix observés sur les marchés de gros européens¹.

Cette évolution a largement contribué à neutraliser l’effet attendu de la disparition de l’ARENH.

Une baisse de la CTA

L’autre élément important, c’est la Contribution Tarifaire d’Acheminement (CTA). Au 1er février 2026, son taux est passé de 21,93 % à 15 %³.

Cette baisse a permis de réduire le coût de l’abonnement électrique et d’atténuer certaines hausses intervenues ailleurs sur la facture.

Un TURPE resté stable

Le TURPE (Tarif d’Utilisation des Réseaux Publics d’Électricité) finance l’entretien et le développement des réseaux gérés par Enedis et RTE.

Après la hausse intervenue en 2025, aucune évolution du TURPE n’est venue alourdir les factures au 1er février 2026¹.

Une accise légèrement relevée

À l’inverse, l’accise sur l’électricité a connu une légère hausse. Elle est passée de 29,98 €/MWh à 30,85 €/MWh au 1er février 2026¹.

Son impact reste toutefois limité à l’échelle d’une facture annuelle.

Comment se compose aujourd'hui une facture d'électricité ?

Pour comprendre les évolutions de prix, il faut rappeler qu’une facture d’électricité ne se résume pas au prix du kWh. Elle comprend trois grandes composantes.

1. La fourniture

C’est le coût de l’électricité elle-même. Cette composante dépend :

  • Des prix de marché ;
  • Des stratégies d’approvisionnement des fournisseurs ;
  • Du cadre réglementaire applicable.

C’est ici que la fin de l’ARENH a eu le plus d’impact.

2. L'acheminement

L’électricité doit être transportée puis distribuée jusqu’à votre logement. Ces coûts sont couverts par le TURPE, identique quel que soit le fournisseur choisi.

3. Les taxes et contributions

Les principales taxes actuellement appliquées sont :

  • L’accise sur l’électricité ;
  • La CTA ;
  • La TVA.

Pour les particuliers, l’accise représente aujourd’hui 30,85 €/MWh, soit 3,085 centimes d’euro par kWh consommé.

💡 Pour mieux comprendre le poids de ces prélèvements, on vous invite à consulter notre guide consacré aux taxes sur l’énergie !

Quel est le prix de l'électricité au printemps 2026 ?

Pour un particulier au Tarif Bleu EDF, en juin 2026, le prix du kWh en option Base s’établit à 0,1940 €/kWh TTC pour les puissances de 3 et 6 kVA, et à 0,1927 €/kWh TTC pour les puissances de 9 kVA et plus⁴.

En option Heures Pleines / Heures Creuses, le prix atteint 0,2065 €/kWh TTC en heures pleines contre 0,1579 €/kWh TTC en heures creuses.

Concrètement, pour un foyer consommant 4 500 kWh par an avec un compteur 6 kVA en option Base :

Période

Prix du kWh

Abonnement annuel

Facture annuelle estimée

Août 2025

0,1952 €

185,64 €

≈ 1 064 €

Février 2026

0,1940 €

187,80 €

≈ 1 061 €

Soit une baisse du prix de l’électricité d’environ 3 € par an, malgré la disparition de l’ARENH.

Pour un ménage qui consomme davantage, par exemple 5 700 kWh par an, la facture passe d’environ 1 298 € à 1 294 € par an, soit un écart tout aussi limité.

Finalement, contrairement aux scénarios catastrophes annoncés avant la fin de l’ARENH, les tarifs réglementés sont restés globalement stables grâce à la baisse des prix de marché, à la diminution de la CTA et à l’absence de hausse du TURPE.

Tous les consommateurs sont-ils concernés de la même manière ?

Pas forcément. L’impact dépend :

  1. De l’offre souscrite ;
  2. Du niveau de consommation ;
  3. De l’option tarifaire choisie ;
  4. Du fournisseur.

Par exemple, les clients au TRV en option Base ont connu une évolution moyenne proche de la stabilité début 2026, tandis que certains clients Tempo ont observé des hausses plus sensibles.

Les offres de marché peuvent également évoluer différemment selon les stratégies d’achat des fournisseurs.

Une chose est sûre, tous les consommateurs n’ont pas payé leur électricité au même prix en 2026. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles de plus en plus de ménages prennent le temps de comparer les offres.

Chez Ohm Énergie, nous proposons des offres qui figurent régulièrement parmi les moins chères du marché. Dans un contexte où chaque euro compte, choisir une offre adaptée à sa consommation, c’est souvent LA solution n°1 pour faire des économies.

Bref, si vous n’avez pas regardé votre contrat depuis plusieurs années, c’est peut-être le bon moment pour vérifier si vous pouvez payer votre électricité moins cher.

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Faut-il s'attendre à de nouvelles hausses dans les années à venir ?

revanche, elle modifie durablement la façon dont les tarifs sont construits.

Désormais, les marchés de gros jouent un rôle plus important dans le calcul des coûts d’approvisionnement.

Cela signifie que les évolutions futures dépendront davantage :

  • Des prix européens de l’électricité ;
  • Du prix du gaz ;
  • Des capacités de production disponibles ;
  • Des décisions réglementaires ;
  • De la fiscalité énergétique.

Autrement dit, les consommateurs bénéficient aujourd’hui d’un contexte favorable, mais celui-ci pourra évoluer.

Comment limiter l'impact des futures hausses ?

Que les prix augmentent ou qu’ils restent stables, il n’y a pas de petites économies. Et fort heureusement, quelques réflexes simples permettent de réduire sa facture d’électricité au quotidien !

1. Comparer les offres

Tous les fournisseurs n’appliquent pas les mêmes conditions tarifaires. Comparer régulièrement les offres permet d’identifier les solutions les plus adaptées à son profil de consommation.

Nous, chez Ohm Énergie, nous avons un crédo simple : permettre aux particuliers de bénéficier d’un prix compétitif tout en conservant un contrat simple et transparent !

Si vous cherchez un fournisseur d’électricité moins cher, c’est peut-être bien chez nous que ça se passe 😉

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2. Vérifier la pertinence des heures creuses

Depuis les évolutions tarifaires de 2026, l’option Heures Pleines / Heures Creuses est devenue particulièrement rentable dès lors qu’une part significative de la consommation est déplacée sur les périodes creuses.

Ballon d’eau chaude, recharge d’un véhicule électrique ou électroménager programmable peuvent faire la différence.

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3. Réduire les consommations inutiles

Même dans un contexte de stabilité tarifaire, le kWh le moins cher reste celui que l’on ne consomme pas.

Quelques ajustements simples permettent souvent d’obtenir des économies immédiates sans dégrader le confort. Pour aller plus loin, faites le point : 

💡 Comment réduire sa facture d’électricité au quotidien ? Les astuces Ohm Énergie

La fin de l'ARENH marque surtout un changement de modèle

Au printemps 2026, la hausse massive annoncée par certains observateurs n’a finalement pas eu lieu.

Les prix de marché plus favorables, la baisse de la CTA et la stabilité du TURPE ont permis de maintenir les factures à un niveau relativement stable.

Pour autant, la disparition de l’ARENH constitue une évolution majeure du marché français de l’électricité. Le système repose désormais davantage sur les mécanismes de marché et moins sur un accès régulé à l’électricité nucléaire historique.

Le véritable enjeu pour les consommateurs n’est donc pas seulement ce qui s’est passé début 2026, mais la manière dont ce nouveau cadre influencera les prix dans les années à venir…

¹Commission de Régulation de l’Énergie (CRE) – Délibération relative aux TRVE du 1er février 2026
²Énergie-Info – Évolution des tarifs réglementés de vente d’électricité au 1er février 2026
³Service-Public.fr – Évolution de la facture d’électricité au 1er février 2026
⁴Grille tarifaire EDF Tarif Bleu applicable au 1er février 2026

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– Offres à Prix fixe de la part de l’électricité et/ou du gaz :
Ces offres garantissent que les modalités et conditions contractuelles, y compris le prix, demeurent inchangées pendant toute la durée du contrat, en dehors des évolutions :
  • de la fiscalité applicable ;
  • du tarif d’acheminement ;
  • et des composantes du prix ayant pour objet la répercussion sur le consommateur d’obligations réglementaires reposant sur les fournisseurs de gaz naturel et d’électricité non connues ni anticipables lors de la prise d’effet du contrat.
– Offre à prix fixe tout compris :
Les offres de cette typologie disposent d’un prix fixe sur toute la période d’engagement du contrat, sauf pour tenir compte des évolutions de la fiscalité applicable.
– Offre indexé sur le TRVE
Dans ces offres l’ensemble du prix (abonnement et consommation) suivent les mêmes variations que l’option du TRVE utilisée comme référence, pour chacun des postes saisonniers de l’option. Le TRVE évolue en février et en août chaque année.
– Offre indexé sur le PRVG
Dans ces offres l’ensemble du prix (abonnement et consommation) suivent les mêmes variations que l’option du PRVG utilisée comme référence. Le PRVG évolue tous les mois.
– Offre indexé sur des références de prix du marché
Le prix varie selon des indices de marché librement accessibles comme la référence de coûts d’approvisionnement du gaz, le prix de gros du gaz (Point d’Echange Gaz ou PEG, Title Transfert Facility ou TTF) ou les indices INSEE. Le fournisseur doit préciser la fréquence des évolutions tarifaires. Pour de telles offres, l’indexation peut concerner une partie du prix (uniquement l’abonnement, ou bien seule la part énergie) ; pour autant, les conditions d’évolution de l’ensemble du prix doivent être explicitées par le fournisseur.
– Offre à tarification dynamique
Les prix reflètent les variations en temps réel des marchés de l’énergie. Le fournisseur s’engage à préciser la fréquence exacte d’évolution des prix au consommateur lors de la souscription de l’offre. Ces offres sont destinées aux consommateurs qui peuvent déplacer un certain nombre de leurs consommations et sont donc ouverts à la variabilité du prix de leur énergie.
– Autres offres (prix variables)
Cette catégorie regroupe les offres ne correspondant à aucune des précédentes. Elle inclut notamment les offres dont le fournisseur peut librement modifier le prix une ou plusieurs fois par an ou dont l’engagement sur le prix est inférieur à 12 mois.